L'humeur et le blog de Martius

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lundi, février 15 2010

Chatroulette c'est so 2000+10

Vendredi, pendant qu'Adée squattait mon vrai PC pour jouer aux Sims (ça c'est pour justifier ce qui suit) je me suis rabattu sur mon portable. Ce dernier est équipé d'une webcam. Ceci entrainant cela, j'ai passé à peu près cinq heures sur chatroulette (pas besoin de lien, vous trouverez tout seul).

Pour ceux qui vivent dans une grotte ou qui se contre-tamponnent des non-services qui fleurissent sur le web, chatroulette est un site internet (obviously NSFW), embarquant une petite application qui vous met automatiquement en lien (webcam+audio+chat texte) avec un(e) inconnu(e), parmi les nombreux autres connectés sur le service. On est connecté avec quelqu'un, et si cette personne ne nous plait pas, il suffit de cliquer sur "next" (ou d'appuyer sur F9) pour passer au suivant. Toute ressemblance avec un show-télé de dating bidon serait fortuite. Tout est anonyme : pas de pseudo, pas d'adresse e-mail, pas de moyen de se retrouver après la magie du bouton next.

J'avais franchement pas prévu de passer autant de temps la dessus, surtout si on tient compte du fait qu'il est particulièrement difficile de dégager un quelconque intérêt à ce service. Mais comme un vrai warrior (et comme je ne pouvais ni coder comme un fou-furieux, ni faire chauffer ma carte graphique), je me suis débrouillé pour dresser un panel des utilisateurs, un vendredi entre 19h et minuit (heure locale). On peut le résumer en ceci (chiffres basés sur rien) :

  • Mecs : 80%
    • Qui cherchent à voir des nichons : 30%
    • Qui sont entre potes et bourrés (et qui cherchent aussi à voir des nichons, entre autre) : 50%
    • Qui montrent leur bite et cherchent à en voir une aussi : 10%
    • Qui sont seuls et ne savent pas ce qu'ils foutent là, mais voudraient bien voir une bite ou des nichons : 9%
    • Qui testent, veulent vraiment essayer de communiquer : 1%
  • Filles : 19%
    • Qui veulent parler, mais finissent par voir tous les mecs comme des des choses en manque de nichons : 30%
    • Qui sont entre copines et veulent loler devant une bite : 30%
    • Qui sont là pour tester la résistance de leur souris ou de leur touche F9 : 35%
    • Qui sont là comme ça, pour voir (?) : 4.9999%
    • Qui veulent effectivement montrer leurs nichons : <0.0001%
  • Autres, cherchant à prouver l'existence des extra-terrestres et à justifier la nécessité des structures de soins psychiatriques : 1%

Note : 90% des images à base de bites sont des vidéos qui tournent en boucle, et je n'ai pas eu besoin d'analyser les vidéos pour m'en rendre compte hein. Bon, les présentations sont faites (et bon, je n'ai rien raconté de bien original ici).

Mais en fait, ce qui me fait surtout rire avec chatroulette, c'est que c'est à peu de chose prêt ce qu'on vivait il y a 10 ans avec les chats irc, quand on trainait sur caramail (lol) et voilà.fr (re-lol) et si l'élite passe par là, epiKnet. Pour savoir qui trainait la dessus, cf la liste si dessus. Ce genre de trucs so 2000 ont été complétement expulsés par les nombreux softs d'instant messenger (msn, yahoo, aim aussi) avec lesquels il devient délicat voire impossible de rencontrer de parfaits inconnus. C'est devenu franchement moins drôle. C'était tellement lolant de se moquer ouvertement des "bogoss_17m53" : pseudos à la syntaxe méga simple (une-connerie_AgeSexeVille). Après on passait sur netmeeting pour avoir la cam. Trop bien.

Il manque juste les #channels et les discussions à plus de 2 personnes pour retrouver cette ambiance d'alors.

J'ai quand même réussi à m'amuser un moment sur chatroulette. J'ai nexté très rapidement la plupart du temps, mais je me suis certainement fait nexter encore plus souvent, avant même d'avoir pu faire/dire quelquechose. J'ai quand même réussi à parler avec quelques personnes : un québecois qui s'était travesti pour pouvoir parler avec des filles, un nordiste, et une étudiante américaine qui parlait français : on a donc pu s'amuser à parler dans les 2 langues, ça m'a vraiment rappelé mes jeunes années dans les cybercafés et quand je monopolisais ma connexion cable "AOL par Numéricable" (re-re-lol) un bon paquet d'heures sur irc, avec les scripts et /me !1

Résumons : un site sans usage et donc multi-usage : un "truc" qui dépoussière ce qui à fait qu'internet est internet en rajeunissant le tout de 10 ans, avec une appli embarquée dans le navigateur + l'audio et la vidéo. De quoi buzzer et loler pendant un bon moment.

1 : C'est bon, t'es @voicé sur les commentaires, tu peux te lacher.

mardi, février 9 2010

Le concept école d'ingé

Je vois régulièrement mon pote Thomas qui est entré cette année à Centrale Lyon, et on discute souvent de nos écoles, nos cours, nos camarades, etc. Globalement on retiendra que c'est assez loin de l'image qu'on en avait.

J'ai commencé à rédiger ce billet au début du mois dernier, j'avais prévu d'expliquer en quoi je suis parfois déçu par la qualité de certains cours qui sont parfois superficiels, ou parfois rendus aussi intéressants qu'un prime de la ferme célébrité. Mais ces dernières semaines ont été bien trop remplies pour que je puisse conclure ce billet et cette semaine ressemblent à des vacances, mais avec des cours. En plus, j'ai un nouvel écran qui claque pour mon PC, des nouveaux rideaux et une nouvelle literie complète : donc je suis content !

Comme je suis content, et que j'ai appris que certaines personnes lisent malgré tout ce blog (dont certains dans la promo, alors c'est motivant, et ça redonne envie d'écrire) je vais plutôt parler de l'aspect sympathique de tout ça.

finalement, ça ressemble à un mélange entre ce qu'on voit partout en cours et ce qu'on voit au boulot (je dirais bien en open-space, d'après ce qu'on en raconte, mais je n'ai jamais pratiqué ce sport).

Déjà, on peut dire que c'est un milieu quasi-exclusivement masculin, déjà parce que les filles sont fortement minoritaires, et parce que l'état d'esprit est franchement masculin. On a droit aux jeux et blagues de mecs, les rajouts machistes (un peu tempérés, pas très affirmés, un peu nerdz finalement) et accessoirement la guerre du café et du qui-à-la-plus-grosse. Finalement, on est plus près du mec-style que du geek-style.

On tempère quand même un peu tout ça. Il y a un lieu ou ce beau petit monde s'agite régulièrement : la salle détente. C'est un concept simple : quelques mètres carrés dans lesquels on pourrait sortir une saison de caméra-café en une journée. L'autre jour, on s'est tous agité quand Paul (c'est son vrai nom) est arrivé avec son nouveau pc portable, chaque buzz, actualité informatique ou non est décortiquée et trollée par les grandes-gueules en chef. Les trolls sont d'ailleurs encore plus virulents quand ils concernent les sujets classiques (open source, google, langages de haut niveau, iP[a|o]d, etc), les profs ou encore des entreprises (pour les stages, notamment).

Ah, et il y a aussi les jokes piquées sur 4chan, xkcd et autres comics-blogs, ou encore les photos de jeux vidéos et la pub géante pour de la lingeries qui surveillent les parties de tarot quasi-permanentes. J'ajoute pour finir la bonne blague pour les super-scientifiques qu'on forme : prenez une bouteille d'eau 1,5L, laissez juste un fond, fermez là (on doit à peine pouvoir laisser sortir l'air) tordez là au milieu : ça fait monter la pression, chauffer le fond d'eau. En la débouchant, vous pouvez faire de jolis impacts sur le mur ou faire partir le bouchon jusqu'au fond du couloir.

Comme il est tard, je finis par les quelques détails : on subit pas mal de fois par jour les quelques mêmes titres (à croire qu'une personne est la seule à avoir le droit de décider de la musique diffusée) et beaucoup de conneries sont filmées !

vendredi, août 14 2009

Sans e-réputation fixe

En faisant mon petit tour du web d'avant l'épisode de la série d'avant de dormir, je suis tombé sur un article parlant d'e-réputation. Il parait que ça se surveille. Alors, bon, aujourd'hui, même les plus neuneu naïfs sont a peu près tranquilles, parce que Facebook écrit partout qu'il faut surveiller son profil et ses données personnelles.

Mais quand même, cet article (rédigé par une boite qui surveillera le web pour que Google vous imagine comme le parfait gentleman que vous rêvez d'être) m'invite à fouiller le web en me googlant sur quelques pages et en cherchant sur des méta-moteurs comme 123people.fr. Même si je m'amuse régulièrement à taper Martius sur les moteurs de recherche du coin - pour combler mon humeur d'auto-satisfaction - , j'ai quand même été surpris ! C'est là que j'ai réalisé à quel point je n'avais aucune e-réputation une fois sorti de Martius Web, le(s) blogs et Facebook. Et on explique ça très simplement par le fait que :

  • Martin Richard est un patronyme hyper commun, d'autant plus que dans l'autre sens, Martin est le premier nom de famille en France,
  • Il existe plein de vieux Martius morts, contemporains des romains,
  • Mes sites et blogs ne sont pas ou peu agrégés sur d'autres sites.

C'est quand même un peu frustrant, d'autant plus qu'Adée est fichée comme si elle avait eu sa place sur la liste des ennemis publics numéros 1 du FBI, parce que son nom est nettement moins commun, et que des titefrog, on en trouve pas des masses.

Je devrais donc en profiter pour reprendre mes veilles casseroles et taper dessus avec une cuillère en bois, être un brun cynique, et reprendre la ligne éditoriale du skyblog que j'avais ouvert (et que j'ai laissé en ligne, parce qu'il m'amuse tellement le Martiuslol d'il y a trois ans) à savoir : taper sur tout et tout le monde, sans relire trois fois mes posts.

Je vais commencer sobrement par dire : mes vacances ne sont vraiment pas des vacances, vivement la rentrée, et tant pis pour les kikoolols qui font déjà des cauchemars en pensant à leur prof d'histoire-géo passant le quintal et demi et retirant un demi point pour chaque faute d'accord sur le participe passé d'un verbe du premier groupe trouvé, non mais !

Et donc, cher lecteur, je t'offre aujourd'hui l'occasion de me ridiculiser en public (enfin bon, façon de parler, c'est pas avec la fréquentation de ce blog que... enfin bref hein !) en retrouvant ces casseroles (ça devrait pas prendre plus de cinq minutes).

Pour en finir avec le suspense haletant qui dure depuis la première longue phrase de ce billet, la série de ce soir n'est pas encore choisie, ça sera peut-être true blood, parce que je connais pas et que plein de gens que j'aime bien et que j'aime pas la regardent (je confirmerais ou dirais toute la vérité si j'ai plein de commm's).

"MartiusWeb.net" et "Humeur et blog de Martius" composent un site internet conçu par Martin Richard | © Martin Richard

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Merci d'avoir lu jusque là !