L'humeur et le blog de Martius

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samedi, 14 avril 2012

Shame

Shame expose pendant un peu plus d'une heure et demi le quotidien de Brandon, cadre New-yorkais qui gagne bien sa vie et qui est accro au sexe. Il est beau-gosse, célibataire et arrange sa vie en fonction de son addiction. Il est en retard au travail parce qu'il passe sa nuit sur des sites pornos, ou des magasines pornos, ou à faire du sexe avec des professionnelles, des coups d'un soir ou dans des endroits un peu bizarres. Au bureau, on a envoyé en réparation son pc rempli de malwares quelconques à force de télécharger des films pratiquement illégaux. Il se masturbe beaucoup.

Sa sœur débarque et squatte son appartement pendant quelques temps, ce qui va bouleverser ses habitudes tandis qu'il va devoir cacher son addiction.

Shame parle d'addiction au sexe de manière très crue et directe. C'est son principal intérêt et sa plus grande force : on ne peut rester sans réaction face à cet enchainement de situations. Parfois on est dérangé, un peu choqué, surpris ou en colère. On perçoit souvent l'embarras de Brandon qui tente de dissimuler sa honte. Le film se concentre généralement sur la manière dont il gère cette honte, même si on en est rarement spectateur : on ne le voit pas vraiment avoir honte, on ne le ressent pas, on sait juste qu'il est honteux.

En fait, on est généralement un spectateur un peu voyeur : on le suit, on voit ce qu'il voit et ce qu'il vit, un peu comme un reportage à la télé sans les commentaires. Pourtant, on reste très à distance de Brandon comme des autres personnages. On en sait finalement peu sur eux et ça rend Shame un peu paradoxal. Le film est souvent visuellement très attractif et le propos est puissant, mais il manque aussi parfois un peu de consistance et de relief. Finalement on reste un peu en dehors de cette histoire, pour laquelle d'ailleurs on ne trouve pas vraiment de conclusion. Il manque peut-être à Shame d'être un peu plus explicite sur toutes les autres scènes que celles de sexe...

Shame reste néanmoins un bon film qui peut devenir d'autant plus intéressant qu'il peut provoquer la réflexion et la discussion, et qu'il est très bien filmé et mis en scène.

jeudi, 17 février 2011

Simon Iddol

Simon Iddol est un Dj, producteur et fondateur du blog AudioPornCentral, qui est une véritable mine d'or pour à peu près tout : mashups, électro, pop, rock, tout y passe et généralement tout est bon.

Ne loupez pas son/ses blog(s) et ce minimix qui commence par un truc de clubbers un peu bizarre : un mix de Come Together des Beatles.

dimanche, 9 janvier 2011

C'était salé !

Je viens de finir Salt, vous savez, le super film d’espionnage avec Angelina Jolie sorti au cinéma cet été. Alors naturellement, comment vendre un film d’espionnage ? En disant que c'est le digne descendant de Jason Bourne !

Alors j'ai tenté l'aventure, et le résultat est sans appel. Premier signe de doute : 1 minute 15, c'est le temps qu'il m'a fallu avant de choisir de faire une pause tweet pour ça :

Salt, ça commence comme un porno nord coréen.

Je me suis tellement amusé après ça que j'en fait un article.

Déjà on y croit pas du tout : la scène d'ouverture est gratuite, les dialogues qui suivent inutiles et on se demande quand l'histoire va se mettre en place. Naturellement, on apprend aussi que sur son sol (à Washington), la CIA est sous couverture dans des bureaux avec un gros logo "Rink Petroleum". Ok, mais alors pourquoi un espion russe cherchant à négocier des informations sait que c'est à cet endroit que la CIA se cache ?

Attention, je vais faire quelque spoils, mais dans le fond, je pense que ce n'est pas bien grave, car aucun des 79,4 twists n'est une véritable surprise.

Naturellement oui, on voit bien la tentative d'approche à la Jason Bourne : après tout c'est un membre de la CIA qui est traqué par la CIA. Mais la comparaison s'arrête là : on a aucune sympathie pour le personnage d'Evelyne Salt, à qui il prend de foutre à feu et à sang les bureaux de ses collègues comme une envie d'aller au toilettes (elle le dit : Hey, I've got to pee à 19min15 - ça explosera deux minutes plus tard). On ne comprend pas les raisons de ses agissements.

Le film joue sur l’ambiguïté du personnage de Salt (Who is Salt ?) : la carte du vieux fantasme des espions communistes dormants, et nous faire nous demander (en tout cas pendant une bonne partie du film) pour qui Salt roule. Effectivement, on se pose un peu la question, mais parce qu'on se dit que le scénario est tellement mal écrit qu'on ne peut pas présumer de la cohérence des agissements de la demoiselle.

Ensuite : qui dit bon film d’espionnage américain dit naturellement gros stéréotypes :

  • 2010, c'est toujours un peu la guerre froide et la chasse aux sorcières, même si officiellement non,
  • et donc, les communistes (ou ex-communistes) sont les méchants anti-américains,
  • les russes vivent dans des lieux crasseux, sont généralement balafrés ou mal rasés (ce type de repères visuels bidons facilite la création de twists d'ailleurs, puisqu'on peut identifier X ou Y d'un bord ou d'un autre par erreur),
  • une personne vient d'abattre un président dans New York, qui le prend en charge ? La CIA ou la NYPD ? Question qui nécessite une guerre des juridictions comme dans une bonne vieille série,
  • les russes créaient des soldats fantômes, qui donc étaient élevés enfants en Sibérie habillés avec des tenues type pyjama rayé de prisonier,
  • et pour finir, tout naturellement, chapka/fourrure = russe.

Ensuite, on voit bien les ficelles à la Jason Bourne :

Le rythme de l'action est très soutenu, les changements de plans nerveux (même quand l'action est calme - ça c'est pas bien) et on enchaine tout très vite. Par contre, on pense aussi à couper les scènes par des flash-backs moisis et complètement désynchronisés. Croyez moi ou non, mais tandis que des agents la retrouvent et la poursuivent dans son appartement, on cale un flashback parce qu'elle pense à son mari enlevé en regardant son chien. Mais si ! Vraiment !

Jason Bourne était un personnage humain : très froid, entrainé à maîtriser ses émotions, il n’empêche qu'ils se posait des questions sur la légitimité de ses actions. Si, en ce qui concerne Salt, l'aspect affectif et humain est supposément important dans l'histoire, le fait qu'elle tue de sang froid une dizaine de mecs dans un lieu crado après avoir sauvé son chien me laisse pensif. La tripotée de stéréotypes dont j'ai parlé plus tôt (et juste après) n'aide pas à mettre dans une ambiance qui rend la construction de ces personnages crédibles.

Le truc cool dans la trilogie Bourne, c'était les techniques et réflexes d'espion qu'il avait : il était, par exemple, capable d'anticiper les coups de ses adversaires ou les tromper avec des diversions. Ici, Salt construit un lance grenade avec un pied de table et des produits ménagers. Ah. Salt sait aussi qu'en tazant un mec qui conduit, il accélérera proportionnellement à l'intensité du courant qu'elle va lui mettre dans la gueule, lui permettant ainsi de conduire. Ah (bis).

On pourrait jouer au jeu des 7 erreurs si 7 était un nombre supérieur à 50, parce que vraiment, c'est facile, et même les enfants peuvent jouer : monsieur agent de la CIA tire sur un camion citerne sur l'autoroute et c'est normal, madame saute dans une cage d'ascenseur et se rattrape quelques mètres plus bas comme le personnage d'Assassin's creed, on entre dans la maison blanche comme dans un moulin, un moniteur de caméra de surveillance est full HD (et il y a du son), et il suffit de passer par la porte de service d'une station de métro pour sortir d'une station fermée pour cause de funérailles du vice-président des États-Unis. Il y en a plein d'autres, amusez vous bien.

Alors disons qu'en gros, Salt c'est un Jason Bourne écrit par un môme d'une douzaine d'années nourri aux jeux vidéos... et pas les meilleurs. On s'attend à tout moment à voir un personnage tirer dans un baril (posé là par hasard) et qu'il explose simplement parce qu'il est de couleur rouge.

C'est dommage, il y aurait eu de l'idée... peut-être. Je retiens qu'on peut vraiment s'amuser entre amis en regardant ce film : en cherchant justement à lister les incohérences, improbabilités, erreurs physiques ou stéréotypes. Si en plus on s'attaque à parler du montage, le jeu devient vraiment trop facile.

jeudi, 29 avril 2010

Thoughts on Apple

Steve "le Messie" Jobs vient de répondre publiquement à Adobe au sujet de la non-intégration de Flash sur les iPhone/Pod/Pad. Il y a déjà beaucoup de bruit à ce sujet, je vais donc en faire un peu plus.

Je n'ai pas l'intention de tailler les appareils d'Apple ou la technologie Flash. Toutes ces plateformes, parce qu'elles sont propriétaires, ont des avantages, et parce qu'elles sont fermées, des grosses lacunes.

Mais la réponse de Jobs est tellement empreinte de mauvaise foi et de détournements à l'avantage de la pomme que ça en devient insultant pour bon nombre de projets, de développeurs et d'utilisateurs.

Avant de prêcher sa bonne parole comme celle du Divin, on va faire le tri.

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dimanche, 21 mars 2010

La dernière sextape de juldes

Ah non, on me dit que c'est spring tape, ça alors, je suis drôle ce soir.

De la musique qu'elle est bonne à écouter se cache ici, compilée par notre maître à tous.

lundi, 15 février 2010

Chatroulette c'est so 2000+10

Vendredi, pendant qu'Adée squattait mon vrai PC pour jouer aux Sims (ça c'est pour justifier ce qui suit) je me suis rabattu sur mon portable. Ce dernier est équipé d'une webcam. Ceci entrainant cela, j'ai passé à peu près cinq heures sur chatroulette (pas besoin de lien, vous trouverez tout seul).

Pour ceux qui vivent dans une grotte ou qui se contre-tamponnent des non-services qui fleurissent sur le web, chatroulette est un site internet (obviously NSFW), embarquant une petite application qui vous met automatiquement en lien (webcam+audio+chat texte) avec un(e) inconnu(e), parmi les nombreux autres connectés sur le service. On est connecté avec quelqu'un, et si cette personne ne nous plait pas, il suffit de cliquer sur "next" (ou d'appuyer sur F9) pour passer au suivant. Toute ressemblance avec un show-télé de dating bidon serait fortuite. Tout est anonyme : pas de pseudo, pas d'adresse e-mail, pas de moyen de se retrouver après la magie du bouton next.

J'avais franchement pas prévu de passer autant de temps la dessus, surtout si on tient compte du fait qu'il est particulièrement difficile de dégager un quelconque intérêt à ce service. Mais comme un vrai warrior (et comme je ne pouvais ni coder comme un fou-furieux, ni faire chauffer ma carte graphique), je me suis débrouillé pour dresser un panel des utilisateurs, un vendredi entre 19h et minuit (heure locale). On peut le résumer en ceci (chiffres basés sur rien) :

  • Mecs : 80%
    • Qui cherchent à voir des nichons : 30%
    • Qui sont entre potes et bourrés (et qui cherchent aussi à voir des nichons, entre autre) : 50%
    • Qui montrent leur bite et cherchent à en voir une aussi : 10%
    • Qui sont seuls et ne savent pas ce qu'ils foutent là, mais voudraient bien voir une bite ou des nichons : 9%
    • Qui testent, veulent vraiment essayer de communiquer : 1%
  • Filles : 19%
    • Qui veulent parler, mais finissent par voir tous les mecs comme des des choses en manque de nichons : 30%
    • Qui sont entre copines et veulent loler devant une bite : 30%
    • Qui sont là pour tester la résistance de leur souris ou de leur touche F9 : 35%
    • Qui sont là comme ça, pour voir (?) : 4.9999%
    • Qui veulent effectivement montrer leurs nichons : <0.0001%
  • Autres, cherchant à prouver l'existence des extra-terrestres et à justifier la nécessité des structures de soins psychiatriques : 1%

Note : 90% des images à base de bites sont des vidéos qui tournent en boucle, et je n'ai pas eu besoin d'analyser les vidéos pour m'en rendre compte hein. Bon, les présentations sont faites (et bon, je n'ai rien raconté de bien original ici).

Mais en fait, ce qui me fait surtout rire avec chatroulette, c'est que c'est à peu de chose prêt ce qu'on vivait il y a 10 ans avec les chats irc, quand on trainait sur caramail (lol) et voilà.fr (re-lol) et si l'élite passe par là, epiKnet. Pour savoir qui trainait la dessus, cf la liste si dessus. Ce genre de trucs so 2000 ont été complétement expulsés par les nombreux softs d'instant messenger (msn, yahoo, aim aussi) avec lesquels il devient délicat voire impossible de rencontrer de parfaits inconnus. C'est devenu franchement moins drôle. C'était tellement lolant de se moquer ouvertement des "bogoss_17m53" : pseudos à la syntaxe méga simple (une-connerie_AgeSexeVille). Après on passait sur netmeeting pour avoir la cam. Trop bien.

Il manque juste les #channels et les discussions à plus de 2 personnes pour retrouver cette ambiance d'alors.

J'ai quand même réussi à m'amuser un moment sur chatroulette. J'ai nexté très rapidement la plupart du temps, mais je me suis certainement fait nexter encore plus souvent, avant même d'avoir pu faire/dire quelquechose. J'ai quand même réussi à parler avec quelques personnes : un québecois qui s'était travesti pour pouvoir parler avec des filles, un nordiste, et une étudiante américaine qui parlait français : on a donc pu s'amuser à parler dans les 2 langues, ça m'a vraiment rappelé mes jeunes années dans les cybercafés et quand je monopolisais ma connexion cable "AOL par Numéricable" (re-re-lol) un bon paquet d'heures sur irc, avec les scripts et /me !1

Résumons : un site sans usage et donc multi-usage : un "truc" qui dépoussière ce qui à fait qu'internet est internet en rajeunissant le tout de 10 ans, avec une appli embarquée dans le navigateur + l'audio et la vidéo. De quoi buzzer et loler pendant un bon moment.

1 : C'est bon, t'es @voicé sur les commentaires, tu peux te lacher.

mercredi, 19 août 2009

Mode pr0n chez le geek ?

Bon, ma côte de popularité est en nette baisse chez les surfeurs de la nuit qui tombent sur mon blog avec des mots clés comme petite culotte ou petite amie et son petit copain dans la chambre et autres joyeusetés. Il est donc temps de revenir dans les petits papiers de Google et de rappeler à tous que ce blog est aussi un lieu de débauche qui peut devenir très tendance.

Je profite donc de l'actualité croustillante dont le portail de free m'a fait part aujourd'hui - l'acteur Eric Dane de Grey's Anatomy aurait fait une sextape selon voici - pour parler de la misère sexuelle dans laquelle une bonne partie de la promo (euh oui, promo hein) des étudiants en informatique que je côtoyaient étaient.

Non, parce que quand même, cher lecteur, je commence à me demander si le porno ne deviendrait pas une tendance à ne pas louper ces derniers temps, tellement c'est devenu un lieu commun de discussion :

Ho, il fait moche en ce moment, mon appartement risque d'être inondé. Au fait, tu passes quand chez moi ? deviendrait presque Oh, la milf bien laide de la vidz d'hier à tout pris, elle avait la gueule inondée, j'te la passerais si tu veux, passe moi ta clé USB. La grande question étant de savoir si ces jeunes souffrent d'une maladie qui consiste a être plus facilement AFK de Wow pour se connecter sur youpr0n que pour aller au toilettes, ou si on assiste au phénomène inverse de la chips McCain : c'est ceux qui en parlent le plus qui en font le plus.

Parce que j'ai quand même du mal à croire que les exploits sexuels de mes classmates soient aussi terrifiants que ce qu'ils racontent. A moins qu'on en vienne à une contre-libération de la femme, qui consiste à dire qu'elles sont tellement libres qu'elles peuvent choisir de devenir des vicieuses soumises qui prennent tout dès le premier soir : la femme n'est donc plus un faire-valoir multi-usages (gosses + cuisine + menage, mieux que Ajax triple action) comme on nous dit que c'était avant, mais un sex-toy de luxe utilisable pour flatter son égo devant les potes plutôt que construire quelque chose de concret. C'est peut-être un manque de personnalité qui consiste à mettre entre deux DVDs de Tarantino, un bon Dorcel avec une star du show télé-réalité Kleenex Secret Story pour montrer qu'on est trendy est ouvert, et avoir pour but dans la vie de le refaire le soir (au passage, il faudrait que certains regardent un peu plus Matrix, ils ont plus de chance de devenir Néo que Monsieur X).

D'autant plus que, idée à nouveau jetée en l'air, c'est tellement tendance de bloguer cul (je ne parle pas des relations sociales filles garçons comme les blogs de quelques ami(e)s), qu'on en vient à se demander la fin dans tout cela.

Tiens d'ailleurs pendant que j'écris ce bout d'article inutile, je constate que le portail de free, qui vantait cette actualité, a été indisponible quelques minutes avant de réapparaitre sans la fameuse super actualité.

Je remercie donc les lecteurs de ce billet double usage : SEO facile (p'tain les mots clés que j'ai réussi à caser) et questionnement ultra profond sur un sujet dont j'ai pas l'habitude de parler en public (p'tain, j'suis vraiment pas tendance).

Et pour ceux qui veulent des références, des sources et de l'argent facile :

Au fait, robot spammeur de merde, j'ai un antispam dotclear à tester :) - Ce billet n'est absolument pas cautionné par mes proches.

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Merci d'avoir lu jusque là !