L'humeur et le blog de Martius

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dimanche, 2 janvier 2011

2010 en dix histoires

Cette année aura été comme tous les ans : riche et intense. Peut être un peu plus que les autres d'ailleurs...

L'occasion de la nouvelle année est un joli prétexte à la rétrospective qu'on aime un peu tous pratiquer, alors j'y vais.

1. 20 ans

C'est en 2010 que j'ai eu 20 ans, soit, disons entre un quart et un cinquième de ma vie (je ne me base pas sur l'espérance de vie donnée par l'insee, sinon j'en suis au tiers). Je crois que je ne me suis jamais autant posé de questions existentielles qu'il est globalement bon d'éviter de se poser (tout ce qui cause de "bilan intermédiaire"). Merde, je fait quoi là ?

2. Le twapéro

Premiers signes de socialisation à Lyon : les twapéros (apéros organisés via Twitter). L'aspect le plus marquant ici, c'est que c'est la deuxième fois que je me lie d'amitié plus facilement à des personnes rencontrées via à internet que via mon environnement quotidien. Ce qu'il faut retenir des Twapéros (et surtout des personnes que j'y croise régulièrement) c'est qu'ils m'ont fait découvrir Lyon, et qu'en gros, c'est grâce à eux que je me suis intégré à la ville.

3. La fête de fin de 3if

Le deuxième gros signe de socialisation est arrivé au milieu de l'année, fin mai : après une grosse semaine d'examens et une année scolaire qui aura eu le mérite de m'apprendre à "toujours faire plus". Au moins, maintenant, j'ai des amis pour râler sur ma formation :)

4. Le stage chez SQLI

C'est cette année que j'ai exécuté mon premier stage en entreprise : pour mon DUT, j'avais travaillé dans un laboratoire de recherche. Ma vision de l'entreprise était celle de l'auto-entreprise ou celle que j'avais par le biais de mes quelques clients, c'était donc tout nouveau pour moi. Je retire beaucoup de positif de cette expérience, et je retiens surtout que j'ai vraiment aimé cet environnement : il me semble que je le comprenais bien et que je me le suis approprié rapidement. J'ai aussi eu la confirmation d'un fait que j'ai toujours du mal à admettre : dans une entreprise d'informatique, il y a peu de passionnés d'informatique.

5. Les études, c'est pas facile

2010 c'est aussi l'année où mon budget aura été le plus serré : je n'ai plus trop le temps de bosser à côté des cours, j'habite plus loin de chez mes parents, dans une ville qui me coute plus cher, et les aides (allocations familiales, bourses) ont vraiment diminuées. Alors on fait quoi ?

D'un autre côté, je vois quotidiennement Adélaïde se battre à la fac, parce que les réformes mises en chantier depuis 2007 ne sont ni suivies, ni comprises (je parle ici surtout de la masterisation des diplômes). Si ces réformes passent mal, c'est aussi parce que le ministère joue la carte de l'autisme depuis trois ans. Alors à qui la faute ?

J'ai trouvé particulièrement amusant d'entendre une chronique de France Info sur le bilan de Valérie Pécresse qui disait que les efforts et investissements pour l'enseignement supérieur ont vraiment augmenté avec Sarkozy. Il y a des signes encourageants : les rémunérations minimum des stages ont augmenté, un "demi-mois" de bourse a été ajouté. Bref, curieusement je vis le contraire de ce que je devrais constater.

6. Paris Web

J'en ai beaucoup parlé alors je ne vais pas en rajouter. Paris Web c'était une excellente découverte, avant tout remplie de passionnés. Et ça c'est cool !

7. Shutter Island, Inception & The Social Network

Année cinéma : 2009 nous a proposé un paquet de films sympathiques, mais globalement rien qui ne soit sorti du lot (désolé, Avatar, euh, non). C'est naturellement purement subjectif et personne n'est d'accord avec moi quand je parle de cinéma. Tant mieux. Trois films ont vraiment retenu mon attention cette année :

  • Shutter Island était le film a twist qu'il ne fallait pas manquer cette année, les grands spécialistes de Scorsese considéreront que c'est un film très moyen. C'est un excellent film grand public, chaque minute de ce film est un régal. Je précise tout de même que je n'avais pas lu le livre.
  • Inception : deuxième meilleur film de Nolan (non, arrêtez, je vous assure que The Dark Knight est vraiment un cran au dessus), mon film de l'année, en tout cas. J'ai entendu dire que ma génération découvrait Nolan comme la génération du dessus découvrait Kubrick. Je ne sais toujours pas ce que ça veut dire.
  • The social Network : pas la peine d'en reparler des heures, lisez mon billet précédent.

8. Mon 1er smartphone

J'ai acheté mon premier smartphone cette année. Même si je n'arrive plus à m'en passer, j'ai toujours l'impression que c'était une mauvaise idée : je pouvais largement faire sans avant, et ça ne vaut globalement pas le prix que ça coute. Un luxe quoi.

Le plus inquiétant, c'est que j'ai complément perdu des réflexes bien pratiques que j'avais avant d'avoir mon téléphone. Comme chercher un arrêt de bus pour regarder le plan d'une ville. Aïe.

9. Les grèves

Les grèves contre la réforme des retraites ont marqué l'actualité de l'année. Je retiens surtout ces événement parce qu'ils sont à l'origine (plus ou moins directement, je n'accuse pas les cortèges de manifestants) des débordements qui ont marqué la presqu'ile de Lyon.

De mon côté,  ce qui m'a le plus marqué pendant cette période de grève, c'est le cynisme global dont tout le monde à fait preuve. Je pense que me battre pour ces acquis sociaux est insensé compte tenu de mon âge et de ma situation : je n'aurais pas, dans 40 ans, la chance de profiter de ce système de retraites par répartition. Je me demande aussi si le pire c'est de le croire ou de croire que ça ne peut pas être autrement.

10. Mon abonnement à Arrêt sur Images

Cette année, je me suis abonné à Arrêt sur Images, c'était une bonne idée, c'est extrêmement instructif et ça permet de s'ouvrir un peu l'esprit à l'extérieur du campus. Ouf. Par contre, globalement, les informations qu'on apprend ne sont pas là pour me rassurer.

Conclusion

C'est parti pour 2011 !

samedi, 29 mai 2010

Une histoire de sécu sociale étudiante

L'histoire qui suit est une histoire vraie.

Pour diverses raisons administratives, j'essaie depuis quelques jours d'obtenir mon "attestation de carte vitale" (ce truc). Comme je suis étudiant, que j'ai changé d'établissement et de région par la même occasion, j'ai également changé de caisse d'assurance maladie. Si je commence par ça, je dirais que c'est déjà très bien pensé, un étudiant qui bouge, c'est tellement rare. Et donc, chaque année, il faut refaire une déclaration de médecin traitant (qu'un étudiant n'a pas vraiment, parce qu'il n'est jamais tout à fait au même endroit - un coup malade chez papa & maman, un coup sur son lieu d'études, une autre pendant le week-end ski, ...). Bref, une plaie qu'on pourrait presque imaginer salutaire, puisque les bases de données centralisées qui contiennent plein d'infos personnelles, on sait que c'est le mal.

Bref, j'ai reçu au cours du mois de décembre un papier assez intéressant de ma caisse bidule, qui raconte -grosso modo- ceci :

Bonjour, nous sommes votre nouvelle caisse d'assurance maladie, et on veut faire un geste écologique altruiste en mettant un place un espace personnel en ligne sur lequel vous trouverez tous les papiers qu'on vous envoyait avant. (NDLR : pas du tout "vous laisser payer le papier et l'encre pour faire les 100aines de photocopies qu'on vous enverra plus").

(...)

Juste une petite coupure pour ne pas dire que j'ai toujours un peu de mal avec ces bricoles tout-en-ligne, parce que finalement, des étudiants qui n'ont pas un accès à internet correct (non bridé/suffisamment sécurisé) sont assez nombreux. Si je le disais, je me tirerais une balle dans le pied, puisque je gagne(rait) un peu ma vie en faisant ces super espaces personnels en ligne.

bref. La suite est plus amusante :

Voici votre identifiant et votre mot de passe pour vous connecter sur notre site : (...). Par sécurité, ces identifiants ne sont valables que pendant 30 jours.

Là je me dis : "zut, décembre 09 + 30 jours = au mieux fin janvier 2010", on est en mai, c'est foutu. J'envisage de tenter quand même, sait-on.

Je vais sur le site de caissebidule et je vois le lapin blanc passer en courant, je le suis, et bienvenue au pays des merveilles.

On commence par les bases : les pages sont ignobles, ça clignote (merci pour les épileptiques), c'est complétement inaccessible, avec du flash, des menus déroulants en javascript, un niveau d'utilisabilité proche de zéro. Alors oui, on peut pas toujours faire un site super accessible et dans le fond, tant que la page s'affiche, on se tamponne de la qualité du code. Le vrai problème, c'est que, d'une part, c'est un site internet important, pour des services administratifs essentiels, le second, c'est qu'ils s'occupent de santé, et que ceux qui ont le plus besoin de ces services en ligne sont probablement ceux qui souffrent le plus de problèmes d'accessibilité !

J'ai de la chance, un navigateur qui fonctionne, et je peux accéder à ce fameux espace personnel. Je clique et me retrouve sur une page dont le nom de domaine n'a rien à voir ! J'ai un doute et une petite crainte de phising mal fait, j'arrête tout et je me renseigne.

La page est dans un sous-dossier, je veux rejoindre la racine pour savoir où je suis tombé, et je tombe sur... une page, avec un logo et rien d'autre. Je googlise, et le premier résultat est génial : la racine du domaine (sans www) qui n'est autre que la page de login à PhpMyAdmin (en http non sécurisé) ! Je sais d'ailleurs que c'est le paquet debian de phpMyAdmin 2.9.1.1-debian3. Cool, dernière stable 2.11.10 ou 3.3.3 pour la nouvelle branche.

Sérieusement, WTF ! Je retourne sur l'espace personnel de la caisse, et je commence à inspecter le certificat de sécurité. Il semble en règle (vérifié par une boîte française à priori fiable), et je découvre que l'organisation qui détient le certificat est une entreprise qui produit des "sites Internet et applications web pour les collectivités et organismes publics". Ce n'est donc à priori pas du phishing.

Je me lance avec mes identifiants périmés depuis janvier. Et ça marche, je suis connecté, j'attends un mail de confirmation qui met une vingtaine de minutes à arriver. Je suis sur mon espace personnel, toutes mes infos sont là : remboursements, dates d'affiliation, d'émission de ma carte vitale, etc.

Tout ça pour dire que j'ai de grosses inquiétudes sur la sécurité de mes données, de leur structure, et de la qualité de cette caisse d'assurance. Si rien n'est "grave" en soi ici, c'est un modèle de ce qu'on ne devrait jamais voir : aucun respect de l'utilisateur d'un côté et de l'autre, une infrastructure technique qui dévoile ses moindres secrets et une sécurité qui inquiète vraiment. D'après ce que j'ai vu, de nombreux autres services publics en tout genre sont ou étaient hébergés sur le même serveur. J'hésite encore à envoyer un courrier à cette caisse d'assurance maladie pour leur exprimer mon inquiétude.

Par ailleurs, PhpMyAdmin 2.9 est sujet à plusieurs failles de sécurité par injection SQL connues. Voilà qui rassure.

mardi, 6 avril 2010

Ça m'énerve... !

À titre préliminaire, toute personne ayant la bonne idée de dire que le titre du présent billet n'a rien d'original car un chanteur populaire me l'a soufflé dernièrement mérite de recevoir une décision de la cours du bon goût ordonnant la castration chimique des glandes de la création artistique.

Passons maintenant aux choses sérieuses.

Depuis mercredi soir, et pour une raison actuellement toujours inconnue, j'ai mal aux dents. Mais mal au point de m'empêcher de dormir et d'arriver en cours aussi arraché qu'un scellé sur la boîte d'un iPad vendu vendredi à San Francisco.

J'ai donc appelé un dentiste jeudi, mais "désolé le Docteur [blabla] sera absent jusqu'à mardi, vous comprenez c'est le week-end de pâques". Ah oui, je comprend, ce cher [blabla] ne sera donc pas mon dentiste. J'appelle donc le cabinet de [bidule] - après avoir appris que [truc] et [machin] ne reçoivent pas comme ça, et qu'il faut une bonne semaine pour avoir un rendez-vous - qui a une secrétaire bien sympa mais qui ne peut rien faire pour moi. Elle me dirige donc vers les urgences dentaires de Lyon. J'y vais, il est un peu tard, mais bon, c'est pour une urgence non ?

En fait, les urgences dentaires sont ouvertes de 9h à 16h30, idéal pour les étudiants arrachés donc. Vendredi, laisse tomber t'as cours, tu souffres en silence et tu te dis que c'est bien, pour pâques, t'es aussi un peu en vacances parce que tu rentres chez papa et maman. Et là, ah ah, t'auras tout le temps de te faire charcuter par un étudiant bourré de la veille qui se charge des urgences (on est solidaires entre nous les étudiants).

Samedi matin, après une nuit aussi agréable qu'un marathon Twilight avec une dizaine de gamines de 7 à 12 ans, je suis tellement nerveux que ma mère se charge, pour moi, d'appeler qui il faut pour que je puisse accéder au cabinet du détenteur du Saint-Graal de la semaine (les compétences pour soigner mes dents). Dans la mesure où il faut appeler le commissariat pour avoir les coordonnées d'un professionnel de santé de garde, je pense que Maman avait un peu peur que le/la standardiste appelle la SPA de peur qu'un animal dangereux se soit égaré (il faut dire que je criais, et pas qu'un peu), c'est pour ça qu'elle s'en est chargée.

Donc, sachez-le, si vous habitez dans l'Aube, un dentiste de garde, ça n'existe pas madame (quelle idée).

Et c'est là où la rage (de dents) se diffuse en moi plus vite qu'un mème sur youtube (je devrais arrêter les comparaisons) : Bordel ! Il y a un vétérinaire de garde, en ville (donc me parlez pas des fermes et des exploitations laitières) mais pas de dentiste de garde.

J'ai bien pensé à dire à un vétérinaire que je souffrais d'une rage de dents, mais de peur qu'il n'entende que "rage" et décide d'abréger radicalement mes souffrances, je me suis abstenu.

En fait, c'est assez logique, puisque dans les restaurants de Luxe des hôtels de luxes on sert des plats de luxe aux chiens des vieilles tirées (les deux étant habillés en Burberry) et que ces saloperies sont mieux nourris que les étudiants, c'est bien normal qu'ils soient mieux soignés que les étudiants (j'ai la même avec le train : les vieilles achètent un billet pour leur bestiole, alors pourquoi le dégager du siège pour permettre à un étudiant sans réservation de s'assoir).

Conclusion : aboyez, vous serez peut-être soigné par la bonne volonté d'une vieille fortunée.

En attendant, merci de se soucier de moi, j'ai toujours mal et j'ai rendez-vous dans une heure et demi, à peu près, chez [bidule] d'ailleurs.

dimanche, 21 mars 2010

Musée des beaux arts de Lyon

Week-end du printemps, il faut moche, alors pour nous occuper et plutôt que bosser, avec Adée, on a décidé d'aller au musée. (Je n'aime pas la précédente phrase, qui contient bien trop de virgules).

Nous nous sommes donc rendu au musée des beaux arts de Lyon, place des Terreaux, et gratuit pour les moins de 26 ans et étudiants. Je ne ferais pas le guide, parce que déjà je suis un sérieux inculte et matière d'arts, et parce qu'en plus, vous n'avez qu'à y aller au musée (c'est pas super cher).

Par contre, je peux vous parler des spécimens que j'y ai rencontré, et si j'étais une œuvre d'art (...) exposée dans le musée, je me marrerais bien.

Le mec qui dessine

Lui il voit des trucs qu'on voit pas, il est physiquement présent, mais communique avec les œuvres comme si il était pote avec elles sur facebook. C'est assez intriguant : il se pose quelque part, regarde une sculpture et essaie de la mettre sur le papier avec autant de crayons différents qu'il y a de pokémons. En même temps, c'est un mec bien, parce qu'il te snobe pas, il ne réalise même pas que tu es là. En plus, il ne suit pas le sens de la visite !

On en repère deux type : le cas A porte une veste noire, des lunettes avec grosses branches et gros contours, à les cheveux souvent mi-longs et des converses. Le cas B est volontairement mal rasé, a quelques traces de gouache sur les doigts et la chemise coton naturel à moitié ouverte.

Quoi qu'il en soit, ils ont tous les deux des immenses blocs-notes canson, un gros sac plein de crayons et un trieur de dessins A3. Autant dire qu'on le loupe pas.

Existe aussi en modèle fille, reconnaissable aux même attributs, mais les cheveux longs et un T-shirt rayé.

Le papa et/ou la maman

On ne sait pas grand chose de ce spécimen, mais il nous rappelle pourtant quelque chose. En tout cas, il a toujours un gros sac et dit tout le temps "chuuuuut", "t'es sûr que t'as pas envie de faire pipi ?", "arrête de courir partout", "regarde là, il y a une momie", "tu sais ce que c'est ça ?".

On ne sait pas trop ce qui lui a pris de venir là, d'autant plus qu'il savait déjà que Théo/Lucas/Zoé/Lucie passerait plus de temps à contempler le macdo d'en face que les représentations subliminales des principales scènes mythologiques. En même temps, papa a pas voulu qu'elle reste devant la statue avec un cygne et Léda.

Le couple Ikéa

Alors eux, ils ont pas compris le concept du musée. Enfin, c'est à dire qu'ils doivent confondre avec le célèbre bien-plus-qu-un marchand de meuble suédois. Ils se promènent avec le catalogue de prêt qu'ils ont eu à l'entrée, ne comprennent pas pourquoi les enfants n'ont pas été déposé au Småland (c'est l'espace de jeu pour les enfants dans le magasin dont je vous parle), et imaginent toutes les œuvres dans leur duplex.

Ils parlent d'ailleurs de remplacer leur vaisselle par les magnifiques assiettes artisanales de méditerranée parce qu'ils sont trop "oh mon dieu chéri t'as vuuuuu ce bleuuuuu ?! En plus il tiens à travers les âges" (probablement un signe de qualité et que c'est de la marchandise haut de gamme).

En tout cas, moi je ne veux pas d'un bronze de douze mètres cube dans les toilettes.

L'expert improvisé

Je vais en finir vite : il a lu Dan Brown et regarde arte quand il n'a pas sommeil, alors il devient le guide de sa femme (contre son gré) et devient particulièrement embarrassant quand il explique à une conservatrice que selon lui, il y a une erreur dans le dépliant, puisque ce cartouche évoque certainement un roi de Mésopotamie ayant vécu entre le VI et le IV siècle avant Jésus. Et là, Carole n'a rien d'autre à dire que "Bon Hugues, ça va là maintenant !".

Conclusion : allez au musée, c'est fascinant !

jeudi, 17 décembre 2009

Oh, et j'aime ça !

Ce n'est pas tous les jours évident de savoir pourquoi je me lève le matin, surtout ces derniers jours. Le problème n'est pas directement lié au paramètre fainéantise, mais plutôt à celui qu'on appelle "intérêt". Pourtant, j'aime l'informatique. Faisons un petit récapitulatif et un état des lieux.

Loin des lieux communs, je ne dirais pas que je suis tombé dans la marmite informatique quand j'étais petit, mais plutôt que j'ai été implémenté nativement avec une entrée et une sortie standard. Très jeune, mes parents m'ont installé un wiki tout frais qu'ils ont pris le temps de remplir, de maintenir et de mettre à jour. Ensuite sont arrivés mes enseignants, c'est principalement au CE2 que tout s'est révélé : mon enseignant de l'époque a réussi a activer le module "curiosité insatiable" et a lancé un service qui m'a forcé a garder mes transistors gris en ébullition. Scolairement, c'est arrivé comme ça.

Mon système souffrait par contre d'un gros problème en terme de connexion : la communication avec les autres membres du réseau était particulièrement difficile ; question de protocole ou de compatibilité peut-être.

Papa aimait l'informatique. Ce n'était pas son métier, à l'origine, mais l'outil a fini par prendre une place centrale. Merci à tous, j'arrivais (et j'y parviens toujours hein) à communiquer avec mes parents, et reproduire tout ce que papa faisait sur le mac était l'un de mes passe-temps favoris. J'ai d'ailleurs acquis mes premières notions de social engineering en m'exerçant sur maman et mon frère : les droits d'administration sont tellement pratiques pour bidouiller un PC !

Même si je pouvais encore passer beaucoup de temps à ne rien faire dans le village avec mes petits camarades, quand ils ont déménagés et que je suis arrivé au collège, je suis devenu un véritable solitaire en mal de reconnaissance qui passait son temps à nourrir sa base de données grâce aux contributions gratuites qu'on trouvait un peu partout sur le net (les bonnes et les mauvaises). J'ai appris des langages comme HTML, PHP et les dérivés en cinquième. Quelle occupation exceptionnelle !

Au lycée, j'ai réussi a découvrir autre chose, je me suis même fait des amis, pas que des gens biens, mais des gens qui ont rendu mon sens critique à la limite du supportable : imitation était toujours la seule chose que je savais faire dans ce domaine.

Je suis arrivé en DUT où l'informatique est devenu un travail en plus d'une passion. C'est là bas que j'ai réalisé pour la première fois que l'informatique attirait plus pour sa générosité en matière d'emplois et de salaire plus que par passion : première grosse déception.

J'ai eu le vague espoir que mon atterrissage en école d'ingénieurs changerait la donne, que la motivation serait un critère fondamental dans notre succès dans le domaine. Pas mieux : l'informatique c'est un support pour passer à autre chose, si l'INSA me donne les moyens d'aller plus loin dans mes compétences informatique, la promo me scotche à mes acquis, en contraignant la machine à se limiter au bachotage et à l'application du Just-in-time dans les travaux pratiques. Le 12 suffira largement pour valider la matière.

Autant dire que la motivation en prend un coup, d'autant plus que je suis installé loin du campus et que la communication en dehors des heures de cours reste globalement très limitée. Je suis donc dans Lyon, avec Adée comme seule personne dépassant le stade de connaissance (bon, il y a aussi de la famille à Lyon, mais on a notre vie, ils ont la leur, etc).

En DUT, je pouvais continuer a aimer l'informatique en apprenant par moi même, aujourd'hui, le temps manque. Alors toutes ces matières informatiques deviennent comme des médicaments qu'il faut avaler sans broncher pour guérir plus vite. Pourtant, tout ça prend de plus en plus de place dans ma vie quotidienne : je passe un temps fou à faire de l'informatique, je parle informatique, mes réflexions sont essentiellement basées sur des heuristiques mal travaillées et je m'intéresse plus à la mise à jour d'un kernel qu'à la direction que prend tout ce beau monde qui m'entoure.

J'adore toujours l'informatique : mes capacités de raisonnement et mon niveau d'efficacité dans ce domaine évoluent sans cesse, en grande partie grâce à mes cours qui m'obligent à être plus rigoureux et à chercher plus loin : j'apprends donc en remplaçant ma distribution user-friendly pour une archlinux qui demande d'aller mettre les mains dans le moteur. Il me manque peut-être un vrai chalenge motivant, l'école d'ingénieurs n'étant pas celui que j'attendais...

mardi, 15 septembre 2009

48 heures à l'INSA de Lyon

La rentrée du département informatique de l'INSA de Lyon s'est déroulée lundi matin. Les hostilités on débuté à huit heures par une présentation des composantes de l'INSA et du département, pendant un peu moins de deux heures.

Je ne découvrais pas tout à fait la chose, puisque l'intégration à commencé vendredi, et si il y a une chose à accorder aux organisateurs, c'est qu'ils en ont fait pour tous les goûts : découverte du campus, de Lyon, soirée jeux de société et de plateaux, découverte des principales associations (l'asso du département, l'AEDI) et de la "K-Fet", le bar associatif où les demis sont à 1,60€, où la musique gueule et où on retrouve un furieux air de soirées comme dans les films américains qui se déroulent sur les campus -le côté American Pie en moins...-. On va finir par un week-end d'intégration "dans un lieu tenu secret", qui donnera accès à un T-shirt spécial, et à des souvenirs mémorables... pour ceux qui n'auront pas bu au point de perdre des bouts en route.

Mais leurs professeurs nous ont aussi fait leur intégration : à dix heures, on a commencé la semaine "CM only"*, histoire de prendre de bonnes bases, bien solides ! Trois heures de système d'exploitation par jour pendant les trois premiers jours, les vides étant comblés par de la théorie sur les bases de données ou la programmation. En deux jours, si on a pas encore compris l'organisation du campus, on connait déjà les fonctionnement tordu de systèmes d'exploitations qu'on imaginait même pas !

Le bilan est donc en deux parties : d'un côté, j'ai peur du rythme, de décrocher, et de prendre très cher quand on va attaquer les maths. D'un autre côté, passer de l'IUT à l'INSA, c'est un peu comme si on passait d'un film français à un blockbuster américain : plus de rythme, plus violent, plus méchant, et nettement plus sexy ! C'est franchement excitant et comme je suis un peu maso, j'en redemanderais bien ! En tout cas, en terme d'ambiance, c'est tout bon, les échanges entre les étudiants issus de DUT, fac, prépa ou prépa intégrée INSA (qui sont déjà dans l'école depuis deux ans) sont nombreux, et ce soir, on commençait déjà un peu à se détendre, à être moins timide, tout ça.

* pour ceux qui ne parlent pas l'universitaire, CM only, c'est seulement cours magistraux, donc théorie grattée sur papier dans un amphi pendant toute la semaine.

mercredi, 22 juillet 2009

Le blog de Martius est mort...

...Vive le blog de Martius !

Dans moins d'un mois, Adée et moi, nous serons Lyonnais. En fait, pas mal de choses vont bouger : une béta de Martius Web 2 est dans les airs, un bon vieux projet a été ressuscité, et moi, je suis auto-entrepreneur depuis quelques mois et j'entre en école d'ingénieur. Ça nous fait pas mal de nouveautés. Et dans tout ça, je remet les compteurs à zéro est oublie les presque 260 billets de la précédente version du blog.

En fait, j'ai décidé de recadrer ma ligne éditoriale : arrêter de pomper des news à droite à gauche (maintenant il y a Facebook pour ça), et essayer d'avoir un peu de contenu : ma petite vie lyonnaise et à l'INSA, un peu d'entrepreneuriat et pas mal de geekeries.

Tout ce qui concerne le développement web, la communication et la technique devrait être à sa place : Martius Web, 2e du nom : ici, c'est l'envers du décors, plus glam', plus personnel et plus sympatique, j'espère !

Et comme toute bonne résolution doit être violée au moins une fois, je tiens à dire que ce thème (appelé Fast Food, parce qu'Adée trouve que les couleurs font MacDo) ne fonctionne correctement qu'avec un navigateur supportant tous les sélecteurs CSS2, comprenant display: table-cell;, parce qu'à un moment, il faut grandir : Bye IE6, on a Firefox, Opera, Safari, Chrome, et même IE8. Et les rares qui râleraient parce qu'ils sont en entreprise et ne peuvent pas installer ce qu'ils veulent : on fait aussi des versions portable de Firefox, ou encore "Mais qu'est-ce que tu fous ici sur tes heures de travail ?".

Alors, à bientôt tout le monde !

Ah et, oui, au fait : les archives de l'ancien blog sont là !

"MartiusWeb.net" et "Humeur et blog de Martius" composent un site internet conçu par Martin Richard | © Martin Richard

Les articles et billets du blog sont sous licence Creative Commons BY-SA-NC France, la charte graphique est à la propriété de son auteur.

Merci d'avoir lu jusque là !