L'humeur et le blog de Martius

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vendredi, 27 avril 2012

The Avengers

Les Avengers de Marvel sont tous réunis ou presque pour mettre en commun leurs talents (et le budget) dans le Blockbuster ultime. Marvel's The Avengers serait donc la première grosse sortie du cru 2012, il fallait aller voir ça (semble-t-il). Je n'étais pas particulièrement pressé : je n'ai pas encore vu Captain America et je n'ai pas aimé (du tout) l'horrible Thor, d'ailleurs j'y reviendrai.

Dans les grandes lignes, c'est du travail réussi : cette entreprise au moyens monstrueux a accouché d'un produit qui dans l'ensemble tient la route. L'univers de Marvel est assez riche pour nous offrir des personnages sympathiques qui évoluent bien ensemble. Le job est fait : c'est vraiment divertissant, c'est souvent drôle et parfois épique.

Par contre, il y a beaucoup de personnages, et ça implique certains sacrifices : l'histoire met du temps à s'installer et je me suis ennuyé à certains moments. En plus, Loki est un sacré conversation-jacker, et parle beaucoup pour ne rien dire. D'un autre côté, j'aurai aimé qu'on développe un peu plus certains personnages entre eux, pour donner un peu de relief à l'équipe. Cette histoire d'Avengers manque d'émotion et de saveur. Ça a un côté plat Picard : c'est beau sur la boite, c'est équilibré et plein de textures, mais le surgelé c'est globalement pas très bon en bouche. Et puis tous ne sont pas bien incarnés : la performance de Samuel L. Jackson était limite, par exemple.

Mais l'ensemble est quand même fort sympathique, et je me demande même si je n'avais pas quelques à-priori négatifs sur la relation tragique entre Thor et son frère Loki (le grand méchant de l'histoire) : il faut dire que Thor (le film) était tellement mauvais que Thor (le personnage) et son frère étaient un peu comme l'olive sur la Pizza : moi je préfère l'enlever, j'aime pas trop le goût, j'en ai un mauvais souvenir.

Mais puisqu'on va voir The Avengers pour les images, parlons-en. Parce que de ce côté, techniquement, c'est vraiment maîtrisé. Même quand c'est too-much ça reste vivable, parce que visuellement c'est équilibré et cohérent, et que les détails que j'ai moins aimé on été compensés par quelques choix de montage vraiment géniaux, surtout dans la grande bataille finale qui est incroyablement lisible compte-tenu de son apparente complexité (la 3D a certainement un peu aidé). N'oublions pas le travail des équipes techniques, qui rendent presque crédibles un truc aussi naze qu'un porte-avion qui vole et donne vie à des bestioles qui ne devraient avoir l'air cool que dans Lord Of The Rings.

Si dans le fond on frôle parfois le syndrome Transformers, sur la forme, c'est au moins inversement proportionnel et plutôt une bonne surprise. Ça sauve le film et ça le rend même sympathique même si la semaine prochaine je ne me souviendrai que des pirouettes de Scarlett Johansson.

mardi, 29 novembre 2011

The films of...

Un petit malin s'est amusé à compiler la filmographie de plusieurs grands réalisateurs (et aussi un studio), parmi lesquels certains que j'adore vraiment. Petite sélection.

Attention aux éventuels spoilers qui peuvent trainer (dans les videos de Fincher et Nolan). Ce sont des gros spoilers mais pas forcément très visibles.

Danny Boyle

David Fincher

Les studios Pixar

Christopher Nolan

Il y en a d'autres qui trainent sur la chaine youtube de leur auteur.

jeudi, 15 septembre 2011

Wall-E

L'été 2008 a été complétement fou. Il y a eu The Dark Knight, et il y a eu Wall-E.

Je me suis toujours imaginé Andrew Staton, qui a eu l'idée de Wall-E en 1994, attendant le bon moment pour vendre son projet à la direction de Pixar. L'idée de Wall-E est arrivée assez tôt (en 1994), et pourtant, la production du film a débuté beaucoup plus tard. Il est possible qu'un tel projet n'aurait pas pu naître dans un autre studio que Pixar, car je me demande bien quelle aurait été la réaction normale d'un patron de studio d'animation qui a Disney pour principal client, qui vise généralement un public jeune quand on lui aurait parlé d'un tel projet.

Wall-E, c'est un robot, qui ne parle pas, et qui est seul sur Terre. Son rôle, c'est de nettoyer la planète, laissée dans un sale état par les humains qui ont préféré prendre la tangente. Wall-E est un film, pour tous les publics (ça veut dire, aussi pour les enfants) et pratiquement sans paroles. Sacré pari que celui de ne pas ennuyer le spectateur sans dire un mot.

C'est un pari intégralement réussi. Pratiquement pas un mot ne sera prononcé, pourtant, Wall-E n'est pas sans dialogues. L'essentiel passe par l'image et pas mal par le mixage sonore. On savait que les animateurs de Pixar savaient personnifier pratiquement n'importe quoi après avoir vu l'exploit réalisé avec Cars, mais les robots de Wall-E n'ont pas droit aux artifices de la parole pour communiquer leurs émotions. Les animateurs ont utilisé une incroyable palette d'artifices pour développer un ensemble d'émotions soignées dans les moindres détails. Le résultat : on s'attache à toutes ces petites créatures comme si elles étaient nos animaux de compagnie.

Wall-E passe son temps dans un montagne de déchets. Il est curieux de tout et s'émerveille d'un briquet, d'une fourchette ou d'un grille-pain. Nous, on s'émerveille à chacune de ses trouvailles, qui révèlent des trésors d'écriture et des gags simples et ne sont pas seulement amusants : ils sont si joliment naïf qu'ils touchent la corde sensible et font écho a des tonnes de petits éléments de la vie quotidienne, à chaque fois ça marche.

Le génie de Wall-E, c'est aussi d'avoir réussi à rendre pratiquement invisible la complexité du travail visuel : le travail est monstrueux, l'animation magnifique, et le rendu parfois plus vrai que nature. On ne se rend pratiquement pas compte que les animateurs ont pris le parti de reproduire le comportement d'une caméra : par exemple, certains mouvements imitent la caméra a l'épaule, la profondeur de champ est calculée. Wall-E est un vrai film de cinéma, et se gave de références en tous genres : de la science-fiction bien sûr, l'animation traditionnelle également, mais aussi à du Chaplin, au films romantiques, et j'en passe (parce qu'en plus, je ne suis pas bien placé pour en parler).

Je ne pourrais probablement pas trop vous parler de toutes ces références à la peinture que l'on peut voir pendant le générique (aussi travaillé que le film, c'est géant !). Par contre, les références un peu geek, plus ou moins discrètes, je n'en parle pas pour ne pas gâcher la surprise (au hasard, Pong, le son de démarrage d'un mac, Spoutnik, ...).

Avant même que l'on s'intéresse à l'histoire du film, le film a une identité super complète. C'est lyrique, c'est beau, c'est touchant, et c'est merveilleusement bien écrit. On pourrait s'arrêter au quarante premières minutes et déjà hurler que Wall-E est un chef d’œuvre.

Même si, une fois que Wall-E est parti dans l'espace, la narration redevient plus classique, il n'empêche que je suis resté émerveillé par un robot qui joue avec un extincteur, ou un autre incroyablement maniaque. Finalement, l'histoire est presque anecdotique, même si ce petit pamphlet contre la fainéantise et le gavage sans effort est loin d'être sans intérêt.

Wall-E, le petit robot laissera des traces sur son passage, et vous n'oublierez pas ce merveilleux film de si tôt. Côté cinéma d'animation en images de synthèse, la barre est placée sacrément haut, et pour l'instant, seul Pixar est en mesure de maintenir ce niveau d'inventivité et d'originalité.

jeudi, 25 août 2011

Following

Nous sommes en 1998, Christopher est un jeune homme de 28 ans, diplômé de lettres. Il écrit des histoires, des scénarios même. Ce qu'il aime, dans ses scénarios, c'est qu'ils vont à contre courant de la logique attendue du spectateur, puisque pour chaque code de la narration ou du cinéma utilisé, il place un élément en opposition, qui va surprendre, dérouter, provoquer une réaction indéterminée au spectateur.

C'est beau d’écrire des scénarios, mais Christopher ne travaille pas dans le cinéma. Alors il va tenter sa chance avec les moyens du bord : la super 8 de papa, les économies, et les amis. Et tourner le film à raison de 15 minutes d'image à l'écran par semaine, les samedis après-midi. Son premier film lui a coûté environ 5000£. Son prochain film coûtera à la Warner environ 250 millions de dollars.

Dans Following, nous suivons Bill, un jeune chômeur qui souhaite devenir écrivain. Pour trouver l'inspiration, il se met à suivre des gens, au hasard, dans la rue. Naturellement, il se fixe des règles, parce qu'il sait que c'est une pratique bizarre, et que ça pourrait être très mal interprété. Pourtant, il ne va pas réussir à respecter la plus importante de ses règles : jamais deux fois la même personne. Et c'est ce qui va le conduire à rencontrer Cobb, un cambrioleur, qui va lui donner beaucoup d'histoires à raconter.

Nous suivons Bill de très près. On l'espionne presque, comme il espionne les gens. La narration n'est pas linéaire, l'histoire nous est présentée dans le désordre, histoire de comprendre comme c'est désagréable d'être un voyeur qui ne peut pas voir à travers les murs, à qui il manque un bout de l'information. On ne quittera pratiquement jamais le point de vue de Bill, à deux exceptions près, pour rééquilibrer le rôle du spectateur-voyeur. Après tout, le voyeur profite d'un léger avantage sur le suivi : il a un plan plus large et voit ce qu'il y a dans le dos de l'homme observé.

La narration n'est pas linéaire, mais pas désorganisée pour autant. Pour chaque lieu, chaque moment, et chaque situation, Christopher placera dans le champ de sa caméra (il filme lui-même) un repère pour le spectateur. Il ne faudrait pas qu'il s'égare. D'ailleurs, ce repère est toujours bien visible, et pourtant pas toujours montré avec évidence, ça rend le spectateur heureux d'avoir utilisé un peu son cerveau, il ne s'endort pas, et se sent malin de ne pas être perdu. Enfin, je parle de repère, mais je devrais probablement plutôt parler de diversion, un peu comme le ferait un illusionniste, puisqu’on manque bien d’autres repères.

Naturellement, on ne peut pas s'attendre à des scènes visuellement impressionnantes compte-tenu du budget du film. D'ailleurs, l'image tremble parfois, la lumière n'est pas toujours idéale et c'est en noir et blanc. Peut-être aussi parce que Christopher est daltonien, d'ailleurs. Mais l'image capricieuse de Following ne fait pas décrocher, puisque l'histoire est vraiment prenante. Le personnage de Cobb a plus d'un tour dans son sac, et n'est pas juste un cambrioleur. Il est un peu voyeur lui aussi, à sa manière. Il aime faire savoir qu'il est entré dans la vie des gens, en jouant avec leurs petites affaires, celles sans valeur. Il aime l'ironie et le montre régulièrement à Bill, en s'amusant à cacher des sous-vêtements d'un précédant vol dans l'appartement suivant, pour créer un peu d'animation dans le couple cambriolé.

Christopher joue avec nos réactions comme Cobb joue avec celles de Bill : il cherche à le surprendre, mettre des doubles sens dans ses phrases (regardez le film deux fois - au moins), et à nous faire suivre une voie pour mieux nous prendre par surprise. Et c'est complètement réussi.

Following, c'est le premier long métrage de Christopher Nolan. Que vous connaissez pour ses films suivants.

Bill et Cobb, ce sont les deux faces d'une même pièce, ce sont les deux Nolan. Le Nolan fan et inspiré : l'appartement de Bill est plein de références à Kubrick (des images de Shining sur le mur, un autocollant de Batman sur la porte de son appartement). Cobb, c'est le Nolan malin qui sait te piéger, qui a une longueur d'avance sur toi et qui t'embarque dans son jeu sans vraiment te laisser l'occasion de t'en sortir.

Following, c'est t'annoncer la couleur de ce que Nolan va nous offrir après ce film. Il nous offre des polars qui sont en mesure de nous impliquer émotionnellement, sans jouer gratuitement sur la corde sensible (Memento, Insomnia). Il veut écrire et réaliser des films pour qu'on devienne aussi fans que lui de ces personnages qu'il aime (Batman Begins, The Dark Knight, The Dark Knight Rises). Nolan joue sur l'illusion, la prestidigitation, utilise les codes du cinéma, de la narration et joue avec le temps de l'histoire pour nous coincer, pauvre spectateur sans défense (Memento, Le Prestige, Inception). Des films avec un personnage qui s'appelle Cobb (Following et Inception, du coup). Et surtout, des films qui marquent, qui font tourner le cerveau en boucle pour nous faire comprendre comment on s'est fait avoir (comme après un tour de magie), pendant qu'on calme tranquillement toutes ces émotions qui passent à travers l'image, et ça, c'est valable pour tous ses films.

Christopher Nolan, qui sait s'entourer d'une famille qui apporte beaucoup dans son travail (son frère, sa femme, en particulier), est très certainement mon réalisateur préféré. Mais pas simplement parce qu'il a écrit, produit et réalisé quelques-uns des plus gros blockbusters de ces dernières années, mais parce que c'est un réalisateur qui offre un cinéma de fan, pas un cinéma d'expert. Et que je suis un fan de cinéma, pas un expert.

dimanche, 14 août 2011

Super

À titre d'avant propos, ce film n'a rien à voir avec Super 8, dont je vous ai parlé un peu plus tôt. Super, c'est çà.

D'abord, il y a eu Spiderman. Le jeune trouduc' à l'air benêt qui devient un super-héros, à la suite d'un fâcheux concours de circonstances, et qui va se servir de son grand pouvoir pour prendre ses grandes responsabilités. Et pour chopper MJ. On a montré au grand public que le super-héros pouvait ne pas être super hype, avoir dix ans d'âge mental, et la maturité sentimentale d'une huitre.

Là, arrive Nolan, qui t'explique que non, un super-héros n'a pas nécessairement de super-pouvoirs. Il suffit juste de représenter "le monde réel" avec un verre déformant et polarisant sur les éléments qui nous arrangent (Bruce a quand même l'argent et l'incroyable force mentale qui remplace avantageusement le super pouvoir) pour botter les fesses du crime et de la corruption.

Ensuite, on passe directement à Kick-Ass, qui va un peu plus loin, puisqu'on casse le contexte pour quelque chose de moins générique : maintenant le Geek est affirmé, et le concept de super-héros est déjà intégré au monde dans lequel le film évolue (un peu comme si dans un film de Zombies, les gens avaient vus les Romero's et lus The Walking Dead, ou même d'autres, et donc sont pas cons, ils savent très bien qu'il faut viser la tête et pas se faire mordre). Fini le personnage hors du commun : ado mal aimé même par ses deux potes du club des nerds, qui ne choppe pas la fille, et tout ce qui va avec. Concrètement, notre super-héros est un super-loser. Cependant, Super-loser vit dans un monde où il n'aurait pas pu déposer le brevet du Vengeur Masqué, puisqu'il n'est pas le seul en ville, que la concurrence est très efficace, et qu'en plus, il y a bien le super-méchant qui va avec. Alors même en étant super-inutile, on se bat contre le crime avec l'intégralité des codes du super-héros, plus un clin d’œil sauce mise-en-abyme qui contribue franchement à rendre ce film énorme (en plus du fait que ce film est déjà énorme pour plein de raisons).

Super n'est pas la version low-budget de ceux-là, c'est un film qui prend le parti d'aller encore plus loin. Le nouveau crime-vigilenty est un loser dans tous les sens du terme : il est bête, fauché, en bas de l'échelle sociale et en plus, il se fait piquer sa femme par le Bad Boy du coin. Wait a minut... Mais cet idiot du village est quand même marié à Liv Tyler hein, c'est pas un p'tit joueur. Mais justement, elle se lasse du looser, et lui reste bien trop accroché à elle.

Donc là, c'est tellement la lose que monsieur n'a plus aucune confiance en lui : il n'ose même pas assumer l'adoption d'un lapin. Le pauvre va trouver refuge dans de la propagande pour mauvaise-bondieuserie (qui n'est peut être pas si caricaturale de que qu'on peut trouver outre Atlantique) et prendre conscience qu'il doit être un prophète des règles. Que dois-je faire ? Prier. Et là, crise de mysticisme et troubles mentaux font le reste, Super-Chrétien lui apparait dans une vision, et Dieu lui-même lui ordonne de devenir un super héros.

Je n'en dirait pas plus, car il faut maintenant voir le film et laisser la mayonnaise prendre. Mais, wahou, elle prend bien. On sait maintenant que ce n'est pas un film de super-héros, mais un film qui montre un extrait de la vie d'un psycho-socio-quelquechose-pathe. Qui combat donc un drôle de crime, avec une psycho-rigidité flippante ("il y a des règles établies depuis longtemps, c'est pas pour rien : on respecte les règles, on ne vend pas de drogue et on ne bat pas un enfant, ..."). Naturellement, tout pousse ce névrosé à rencontrer des gens au moins aussi troublés que lui, comme le nouveau mec de sa femme, un gros dealer d'héroïne (super-vilain tout désigné), une jeune fille fan de comics qui n'avait besoin que d'un tout petit coup de main pour plonger dans ce monde parallèle des super-héros (en fait, devenir vraiment folle). Et puis, sa femme non plus n'est pas nette, après tout. C'est intelligent, mature, osé et finalement, c'est une comédie qu'on a réussi à construire sur un sujet bien délicat: un sociopathe qui devient psychopathe, et perd la raison. On parle bien d'un film sur la folie. À moins que... n'est-ce pas une histoire de cœur ? L'histoire d'un homme qui veut jouer un rôle dans un monde qu'il traverse sans vraiment l'intégrer (cette scène où il demande à Dieu pourquoi il est aussi inutile : impressionnante) ?

La conclusion de cette critique comme du film laisse certainement la question ouverte. À moins que...

vendredi, 8 juillet 2011

Super 8

Nb: pratiquement garanti sans spoil, sauf le dernier petit paragraphe, et c'est un spoil gentil, bon pour "Faux raccord". Et comme tu vas aller au ciné : Ne quitte pas la salle dès le début du générique de fin !

Parallèle : j'ai utilise Google Plus en avant première (enfin, un peu avant d'autres), qui est un mélange entre Facebook, Twitter et les autres services Google (donc on reste à la maison). Imaginez que J.J. Abrams, se dise qu'il veut faire pareil, mais chez lui, enfin, sa résidence d'été (chez lui, c'est la Fox, le petit écran et le format 45 minutes, son appartement) : le cinéma. Il appelle son nouveau pote Steven Spielberg, discute un peu, et c'est gagné : mélangeons Cloverfield (du made in Abrams), E.T. (de Spielberg, mais ça tu sais) et Be Kind Rewind (Michel Gondry, qui a aussi fait Eternal Sunshine of the Spotless Mind), tu me donnes l'occasion de le voir en avant première (et en VO, bien sûr). Tu vois le parallèle avec G+ ?

Le truc, c'est que là, on te laisse pas tant en terrain connu : Abrams maintenant on connait, Spielberg, n'en parlons pas. Deux génies certes, mais qu'on finit par comprendre, même si ils savent toujours un peu surprendre. Ce que j'aime bien avec JJ Abrams, c'est qu'il a pris cette habitude, avec les séries, d'être très dense, soit dans la narration, soit dans une scène. Et ça donne d'excellents moments, comme ma scène préférée du film (la station essence) où on te met la pression avec un petit bruit de clochette (qui sonne pour chaque gallon vidé dans le réservoir), où on te frustre avec tous les outils classiques : tu vois rien, c'est flou, de l'autre côté du mur, en arrière plan, ou alors on ajoute en post-production des lumières parasites pour rappeler que le nom du film c'est "Super 8", et où on pose tous les petits clins d'œil de rigueur parce qu'on est en 2011 et qu'on connait le futur par rapport au temps de la narration (1979), et naturellement, de belles références geek, mais ça c'est dans tout le film et à toutes les sauces.

Le tout est donc fort sympathique et se consomme avec beaucoup de plaisir, même si ça manque quand même de surprise (on connait les trois ingrédients), d'autant plus que le scénario est un peu attendu, compte tenu de ce qu'on est en droit d'attendre d'un JJ Abrams, et de la claque pleine de bonne trouvailles qu'était Cloverfield. Dernier bémol, le mixage du son m'a un peu dérangé parfois : trop de sons parasites lors des scènes à effets spéciaux, ça fait qu'on décroche et qu'on s'ennuie pendant certains passages (comme l'explosion du train pendant laquelle un wagon klaxonne, par exemple...).

Mais restons sur une note positive : le film peut plaire à tous les amateurs de science fiction grand public (même si il y a un peu de sang qui gicle), et les personnages principaux sont des enfants, et franchement, pour mettre un peu de mauvaise fois dans ce billet, si après Harry Potter vous êtes convaincus que des enfants ne peuvent pas être bons au cinéma (parce que vous n'avez pas vu de bons films) allez voir Super 8. Un peu comme les Goonies, mais même mieux.

Et on finit sur un spoil : à la fin, Joe abandonne son pendentif à cause de cette super-force magnétique. Alors pourquoi le pendentif de sa copine, la blonde, qui semble être en or, n'est pas attiré, lui ?! Et sinon, des noms de personnages des séries d'Abrams se sont cachées dans le film, sauras-tu les retrouver ?

dimanche, 2 janvier 2011

2010 en dix histoires

Cette année aura été comme tous les ans : riche et intense. Peut être un peu plus que les autres d'ailleurs...

L'occasion de la nouvelle année est un joli prétexte à la rétrospective qu'on aime un peu tous pratiquer, alors j'y vais.

1. 20 ans

C'est en 2010 que j'ai eu 20 ans, soit, disons entre un quart et un cinquième de ma vie (je ne me base pas sur l'espérance de vie donnée par l'insee, sinon j'en suis au tiers). Je crois que je ne me suis jamais autant posé de questions existentielles qu'il est globalement bon d'éviter de se poser (tout ce qui cause de "bilan intermédiaire"). Merde, je fait quoi là ?

2. Le twapéro

Premiers signes de socialisation à Lyon : les twapéros (apéros organisés via Twitter). L'aspect le plus marquant ici, c'est que c'est la deuxième fois que je me lie d'amitié plus facilement à des personnes rencontrées via à internet que via mon environnement quotidien. Ce qu'il faut retenir des Twapéros (et surtout des personnes que j'y croise régulièrement) c'est qu'ils m'ont fait découvrir Lyon, et qu'en gros, c'est grâce à eux que je me suis intégré à la ville.

3. La fête de fin de 3if

Le deuxième gros signe de socialisation est arrivé au milieu de l'année, fin mai : après une grosse semaine d'examens et une année scolaire qui aura eu le mérite de m'apprendre à "toujours faire plus". Au moins, maintenant, j'ai des amis pour râler sur ma formation :)

4. Le stage chez SQLI

C'est cette année que j'ai exécuté mon premier stage en entreprise : pour mon DUT, j'avais travaillé dans un laboratoire de recherche. Ma vision de l'entreprise était celle de l'auto-entreprise ou celle que j'avais par le biais de mes quelques clients, c'était donc tout nouveau pour moi. Je retire beaucoup de positif de cette expérience, et je retiens surtout que j'ai vraiment aimé cet environnement : il me semble que je le comprenais bien et que je me le suis approprié rapidement. J'ai aussi eu la confirmation d'un fait que j'ai toujours du mal à admettre : dans une entreprise d'informatique, il y a peu de passionnés d'informatique.

5. Les études, c'est pas facile

2010 c'est aussi l'année où mon budget aura été le plus serré : je n'ai plus trop le temps de bosser à côté des cours, j'habite plus loin de chez mes parents, dans une ville qui me coute plus cher, et les aides (allocations familiales, bourses) ont vraiment diminuées. Alors on fait quoi ?

D'un autre côté, je vois quotidiennement Adélaïde se battre à la fac, parce que les réformes mises en chantier depuis 2007 ne sont ni suivies, ni comprises (je parle ici surtout de la masterisation des diplômes). Si ces réformes passent mal, c'est aussi parce que le ministère joue la carte de l'autisme depuis trois ans. Alors à qui la faute ?

J'ai trouvé particulièrement amusant d'entendre une chronique de France Info sur le bilan de Valérie Pécresse qui disait que les efforts et investissements pour l'enseignement supérieur ont vraiment augmenté avec Sarkozy. Il y a des signes encourageants : les rémunérations minimum des stages ont augmenté, un "demi-mois" de bourse a été ajouté. Bref, curieusement je vis le contraire de ce que je devrais constater.

6. Paris Web

J'en ai beaucoup parlé alors je ne vais pas en rajouter. Paris Web c'était une excellente découverte, avant tout remplie de passionnés. Et ça c'est cool !

7. Shutter Island, Inception & The Social Network

Année cinéma : 2009 nous a proposé un paquet de films sympathiques, mais globalement rien qui ne soit sorti du lot (désolé, Avatar, euh, non). C'est naturellement purement subjectif et personne n'est d'accord avec moi quand je parle de cinéma. Tant mieux. Trois films ont vraiment retenu mon attention cette année :

  • Shutter Island était le film a twist qu'il ne fallait pas manquer cette année, les grands spécialistes de Scorsese considéreront que c'est un film très moyen. C'est un excellent film grand public, chaque minute de ce film est un régal. Je précise tout de même que je n'avais pas lu le livre.
  • Inception : deuxième meilleur film de Nolan (non, arrêtez, je vous assure que The Dark Knight est vraiment un cran au dessus), mon film de l'année, en tout cas. J'ai entendu dire que ma génération découvrait Nolan comme la génération du dessus découvrait Kubrick. Je ne sais toujours pas ce que ça veut dire.
  • The social Network : pas la peine d'en reparler des heures, lisez mon billet précédent.

8. Mon 1er smartphone

J'ai acheté mon premier smartphone cette année. Même si je n'arrive plus à m'en passer, j'ai toujours l'impression que c'était une mauvaise idée : je pouvais largement faire sans avant, et ça ne vaut globalement pas le prix que ça coute. Un luxe quoi.

Le plus inquiétant, c'est que j'ai complément perdu des réflexes bien pratiques que j'avais avant d'avoir mon téléphone. Comme chercher un arrêt de bus pour regarder le plan d'une ville. Aïe.

9. Les grèves

Les grèves contre la réforme des retraites ont marqué l'actualité de l'année. Je retiens surtout ces événement parce qu'ils sont à l'origine (plus ou moins directement, je n'accuse pas les cortèges de manifestants) des débordements qui ont marqué la presqu'ile de Lyon.

De mon côté,  ce qui m'a le plus marqué pendant cette période de grève, c'est le cynisme global dont tout le monde à fait preuve. Je pense que me battre pour ces acquis sociaux est insensé compte tenu de mon âge et de ma situation : je n'aurais pas, dans 40 ans, la chance de profiter de ce système de retraites par répartition. Je me demande aussi si le pire c'est de le croire ou de croire que ça ne peut pas être autrement.

10. Mon abonnement à Arrêt sur Images

Cette année, je me suis abonné à Arrêt sur Images, c'était une bonne idée, c'est extrêmement instructif et ça permet de s'ouvrir un peu l'esprit à l'extérieur du campus. Ouf. Par contre, globalement, les informations qu'on apprend ne sont pas là pour me rassurer.

Conclusion

C'est parti pour 2011 !

dimanche, 4 juillet 2010

Le nouvel algorithme de l'ios 4 d'apple

Allez, c'est le weekend, je n'ai pas écris depuis longtemps ici alors j'ai décider de troller de nouveau sur Apple. La dernière fois, c'était plutôt rigolo. Je ferais juste plus court.

Vous avez certainement entendu parler des problèmes de réception qui touchent certains iPhone 4, selon la manière dont l'appareil est tenu en main.

Une class-action ayant été lancée contre Apple et At&t, ils ont décidé de réagir. Apple a publié une lettre. En gros ça dit :

"mais non, en fait, le téléphone est génial, on a ajouté une super antenne, on s'est rendu compte -et on a bien rigolé au bureau- qu'on s'était planté dans l'algo qui détermine le nombre de barres à afficher. LOL sûrement un stagiaire à battre. Bon du coup, on va lancer le nouvel algo, poke @ATandT (histoire de dire qu'on fait tout pour que vous arrêtiez cette class-action) qui sera nettement plus précis : quand ça affichait zéro, ça affichera plus, et quand c'était 5, ça affichera un peu moins, parce que c'était pas vrai non plus. Si t'es pas content, t'as 30 jours pour renvoyer ton iphone, on le filera à ceux qui on pas pu l'avoir pour cause de rupture. On aime l'iphone : on aime les objets jolis. Bisous"

donc, en exclusivité, voici le nouvel algo :

Iphone.signalBarsToDisplay = 3;

C'est pratique, ça contente tout le monde, et l'effet placébo devrait faire l'affaire. Bien, tout le monde est sauvé.

J'ai eu peur qu'ils accusent Flash de brouiller les ondes quand même.

jeudi, 29 avril 2010

Thoughts on Apple

Steve "le Messie" Jobs vient de répondre publiquement à Adobe au sujet de la non-intégration de Flash sur les iPhone/Pod/Pad. Il y a déjà beaucoup de bruit à ce sujet, je vais donc en faire un peu plus.

Je n'ai pas l'intention de tailler les appareils d'Apple ou la technologie Flash. Toutes ces plateformes, parce qu'elles sont propriétaires, ont des avantages, et parce qu'elles sont fermées, des grosses lacunes.

Mais la réponse de Jobs est tellement empreinte de mauvaise foi et de détournements à l'avantage de la pomme que ça en devient insultant pour bon nombre de projets, de développeurs et d'utilisateurs.

Avant de prêcher sa bonne parole comme celle du Divin, on va faire le tri.

Lire la suite...

mardi, 2 mars 2010

Ceci est un spam | Publicité : iPhone

Il y a toutes sortes de brevets sur l'iPhone !

Un brevet pour débloquer un appareil en réalisant des gestes sur une image de déblocage.

Un autre pour zoomer et retourner l'image sur un écran tactile.

Des brevets purement stupides, comme celui sur le système multi-tâches orienté objet.

L'iPhone a aussi un brevet sur l'utilisation de l'appareil photo intégré pour déterminer les meilleurs conditions d'économie d'énergie.

En fait, l'iPhone a un brevet pour à peu près tout... uniquement sur l'iPhone* !

Plus sérieusement. Ils se foutent de la gueule de qui ? Apple serre les fesses et s'inquiète pour les parts de marché de son téléphone ultra-verrouillé, dont les applications pour "à peu près tout" sont soigneusement sélectionnés par la firme, qui juge de l'intérêt de telle ou telle réalisation pour ses clients (un autre exemple sur numérama) et ne laisse pas l'utilisateur libre de choisir l'usage qu'il a de son téléphone (ni même la possibilité de changer lui-même la batterie, ce qui est pourtant interdit par la communauté européenne).

Alors quand on à peur, on fait des choses stupides, comme devenir agressif et tirer tout azimut sur tout ce qui bouge. Notamment htc (beaucoup plus facile à attaquer que Google, puisqu'en fait la majorité des brevets concernent des fonctionnalités disponibles dans le système d'exploitation Android de Google). Au passage, un brevet sur un système multi-tâche orienté objet, il fallait y penser. Demain, je brevette la notion de page web générée depuis une application orientée objet. Et Paf !

Bref, l'iPhone est bien fashion, mais bon, je n'ai plus aucun doute, l'appareil doit son succès à la firme qui limite ses capacités, comme si on faisait bosser son gosse sur ses devoirs tous les soirs comme un tyran pour l'obliger à arrêter sa scolarité à 16 ans.

Pour en savoir plus, et en anglais : Apple Sues HTC For Infringing On 20 iPhone Patents: The Complete Documents


samedi, 27 février 2010

Les vacances qu'on veut pas

Il parait que je me plains souvent, alors ce soir j'y vais. Depuis vendredi soir dernier, je suis en vacances, enfin, dans le sens "j'ai pas cours". Mais je vais résumer les 7 derniers jours en quelques chiffres :

  • 8 heures de sncf (train, bus)
  • dont 1h40 de retard
  • PC en route : 8 à 14 heures par jour
  • logiciels les plus utilisés :
    • mozilla firefox : 97,8% du temps
    • eclipse : 84,2%
    • terminal : 77,6%
    • Ryhtm'box : 56,1%
  • 1 serveur migré
    • 3 serveurs virtuels configurés
    • 4,3Go de mails migrés
    • 7 sites internet migrés
    • 4 noms de domaines
  • j'ai avancé sur 2 TP
  • 0 jour sans travailler
  • 5 films et 3 épisodes inédits de séries
  • 7,4 heures de sommeil en moyenne
  • 3 apéro

Mais elles sont quand les vacances ?!?

Bon, elles seront ce week-end, parce que ça sera la grande soirée où on importe quelques dijonnais pour une fête endiablée ! Ouf !

lundi, 15 février 2010

Chatroulette c'est so 2000+10

Vendredi, pendant qu'Adée squattait mon vrai PC pour jouer aux Sims (ça c'est pour justifier ce qui suit) je me suis rabattu sur mon portable. Ce dernier est équipé d'une webcam. Ceci entrainant cela, j'ai passé à peu près cinq heures sur chatroulette (pas besoin de lien, vous trouverez tout seul).

Pour ceux qui vivent dans une grotte ou qui se contre-tamponnent des non-services qui fleurissent sur le web, chatroulette est un site internet (obviously NSFW), embarquant une petite application qui vous met automatiquement en lien (webcam+audio+chat texte) avec un(e) inconnu(e), parmi les nombreux autres connectés sur le service. On est connecté avec quelqu'un, et si cette personne ne nous plait pas, il suffit de cliquer sur "next" (ou d'appuyer sur F9) pour passer au suivant. Toute ressemblance avec un show-télé de dating bidon serait fortuite. Tout est anonyme : pas de pseudo, pas d'adresse e-mail, pas de moyen de se retrouver après la magie du bouton next.

J'avais franchement pas prévu de passer autant de temps la dessus, surtout si on tient compte du fait qu'il est particulièrement difficile de dégager un quelconque intérêt à ce service. Mais comme un vrai warrior (et comme je ne pouvais ni coder comme un fou-furieux, ni faire chauffer ma carte graphique), je me suis débrouillé pour dresser un panel des utilisateurs, un vendredi entre 19h et minuit (heure locale). On peut le résumer en ceci (chiffres basés sur rien) :

  • Mecs : 80%
    • Qui cherchent à voir des nichons : 30%
    • Qui sont entre potes et bourrés (et qui cherchent aussi à voir des nichons, entre autre) : 50%
    • Qui montrent leur bite et cherchent à en voir une aussi : 10%
    • Qui sont seuls et ne savent pas ce qu'ils foutent là, mais voudraient bien voir une bite ou des nichons : 9%
    • Qui testent, veulent vraiment essayer de communiquer : 1%
  • Filles : 19%
    • Qui veulent parler, mais finissent par voir tous les mecs comme des des choses en manque de nichons : 30%
    • Qui sont entre copines et veulent loler devant une bite : 30%
    • Qui sont là pour tester la résistance de leur souris ou de leur touche F9 : 35%
    • Qui sont là comme ça, pour voir (?) : 4.9999%
    • Qui veulent effectivement montrer leurs nichons : <0.0001%
  • Autres, cherchant à prouver l'existence des extra-terrestres et à justifier la nécessité des structures de soins psychiatriques : 1%

Note : 90% des images à base de bites sont des vidéos qui tournent en boucle, et je n'ai pas eu besoin d'analyser les vidéos pour m'en rendre compte hein. Bon, les présentations sont faites (et bon, je n'ai rien raconté de bien original ici).

Mais en fait, ce qui me fait surtout rire avec chatroulette, c'est que c'est à peu de chose prêt ce qu'on vivait il y a 10 ans avec les chats irc, quand on trainait sur caramail (lol) et voilà.fr (re-lol) et si l'élite passe par là, epiKnet. Pour savoir qui trainait la dessus, cf la liste si dessus. Ce genre de trucs so 2000 ont été complétement expulsés par les nombreux softs d'instant messenger (msn, yahoo, aim aussi) avec lesquels il devient délicat voire impossible de rencontrer de parfaits inconnus. C'est devenu franchement moins drôle. C'était tellement lolant de se moquer ouvertement des "bogoss_17m53" : pseudos à la syntaxe méga simple (une-connerie_AgeSexeVille). Après on passait sur netmeeting pour avoir la cam. Trop bien.

Il manque juste les #channels et les discussions à plus de 2 personnes pour retrouver cette ambiance d'alors.

J'ai quand même réussi à m'amuser un moment sur chatroulette. J'ai nexté très rapidement la plupart du temps, mais je me suis certainement fait nexter encore plus souvent, avant même d'avoir pu faire/dire quelquechose. J'ai quand même réussi à parler avec quelques personnes : un québecois qui s'était travesti pour pouvoir parler avec des filles, un nordiste, et une étudiante américaine qui parlait français : on a donc pu s'amuser à parler dans les 2 langues, ça m'a vraiment rappelé mes jeunes années dans les cybercafés et quand je monopolisais ma connexion cable "AOL par Numéricable" (re-re-lol) un bon paquet d'heures sur irc, avec les scripts et /me !1

Résumons : un site sans usage et donc multi-usage : un "truc" qui dépoussière ce qui à fait qu'internet est internet en rajeunissant le tout de 10 ans, avec une appli embarquée dans le navigateur + l'audio et la vidéo. De quoi buzzer et loler pendant un bon moment.

1 : C'est bon, t'es @voicé sur les commentaires, tu peux te lacher.

mardi, 9 février 2010

Le concept école d'ingé

Je vois régulièrement mon pote Thomas qui est entré cette année à Centrale Lyon, et on discute souvent de nos écoles, nos cours, nos camarades, etc. Globalement on retiendra que c'est assez loin de l'image qu'on en avait.

J'ai commencé à rédiger ce billet au début du mois dernier, j'avais prévu d'expliquer en quoi je suis parfois déçu par la qualité de certains cours qui sont parfois superficiels, ou parfois rendus aussi intéressants qu'un prime de la ferme célébrité. Mais ces dernières semaines ont été bien trop remplies pour que je puisse conclure ce billet et cette semaine ressemblent à des vacances, mais avec des cours. En plus, j'ai un nouvel écran qui claque pour mon PC, des nouveaux rideaux et une nouvelle literie complète : donc je suis content !

Comme je suis content, et que j'ai appris que certaines personnes lisent malgré tout ce blog (dont certains dans la promo, alors c'est motivant, et ça redonne envie d'écrire) je vais plutôt parler de l'aspect sympathique de tout ça.

finalement, ça ressemble à un mélange entre ce qu'on voit partout en cours et ce qu'on voit au boulot (je dirais bien en open-space, d'après ce qu'on en raconte, mais je n'ai jamais pratiqué ce sport).

Déjà, on peut dire que c'est un milieu quasi-exclusivement masculin, déjà parce que les filles sont fortement minoritaires, et parce que l'état d'esprit est franchement masculin. On a droit aux jeux et blagues de mecs, les rajouts machistes (un peu tempérés, pas très affirmés, un peu nerdz finalement) et accessoirement la guerre du café et du qui-à-la-plus-grosse. Finalement, on est plus près du mec-style que du geek-style.

On tempère quand même un peu tout ça. Il y a un lieu ou ce beau petit monde s'agite régulièrement : la salle détente. C'est un concept simple : quelques mètres carrés dans lesquels on pourrait sortir une saison de caméra-café en une journée. L'autre jour, on s'est tous agité quand Paul (c'est son vrai nom) est arrivé avec son nouveau pc portable, chaque buzz, actualité informatique ou non est décortiquée et trollée par les grandes-gueules en chef. Les trolls sont d'ailleurs encore plus virulents quand ils concernent les sujets classiques (open source, google, langages de haut niveau, iP[a|o]d, etc), les profs ou encore des entreprises (pour les stages, notamment).

Ah, et il y a aussi les jokes piquées sur 4chan, xkcd et autres comics-blogs, ou encore les photos de jeux vidéos et la pub géante pour de la lingeries qui surveillent les parties de tarot quasi-permanentes. J'ajoute pour finir la bonne blague pour les super-scientifiques qu'on forme : prenez une bouteille d'eau 1,5L, laissez juste un fond, fermez là (on doit à peine pouvoir laisser sortir l'air) tordez là au milieu : ça fait monter la pression, chauffer le fond d'eau. En la débouchant, vous pouvez faire de jolis impacts sur le mur ou faire partir le bouchon jusqu'au fond du couloir.

Comme il est tard, je finis par les quelques détails : on subit pas mal de fois par jour les quelques mêmes titres (à croire qu'une personne est la seule à avoir le droit de décider de la musique diffusée) et beaucoup de conneries sont filmées !

jeudi, 17 décembre 2009

Oh, et j'aime ça !

Ce n'est pas tous les jours évident de savoir pourquoi je me lève le matin, surtout ces derniers jours. Le problème n'est pas directement lié au paramètre fainéantise, mais plutôt à celui qu'on appelle "intérêt". Pourtant, j'aime l'informatique. Faisons un petit récapitulatif et un état des lieux.

Loin des lieux communs, je ne dirais pas que je suis tombé dans la marmite informatique quand j'étais petit, mais plutôt que j'ai été implémenté nativement avec une entrée et une sortie standard. Très jeune, mes parents m'ont installé un wiki tout frais qu'ils ont pris le temps de remplir, de maintenir et de mettre à jour. Ensuite sont arrivés mes enseignants, c'est principalement au CE2 que tout s'est révélé : mon enseignant de l'époque a réussi a activer le module "curiosité insatiable" et a lancé un service qui m'a forcé a garder mes transistors gris en ébullition. Scolairement, c'est arrivé comme ça.

Mon système souffrait par contre d'un gros problème en terme de connexion : la communication avec les autres membres du réseau était particulièrement difficile ; question de protocole ou de compatibilité peut-être.

Papa aimait l'informatique. Ce n'était pas son métier, à l'origine, mais l'outil a fini par prendre une place centrale. Merci à tous, j'arrivais (et j'y parviens toujours hein) à communiquer avec mes parents, et reproduire tout ce que papa faisait sur le mac était l'un de mes passe-temps favoris. J'ai d'ailleurs acquis mes premières notions de social engineering en m'exerçant sur maman et mon frère : les droits d'administration sont tellement pratiques pour bidouiller un PC !

Même si je pouvais encore passer beaucoup de temps à ne rien faire dans le village avec mes petits camarades, quand ils ont déménagés et que je suis arrivé au collège, je suis devenu un véritable solitaire en mal de reconnaissance qui passait son temps à nourrir sa base de données grâce aux contributions gratuites qu'on trouvait un peu partout sur le net (les bonnes et les mauvaises). J'ai appris des langages comme HTML, PHP et les dérivés en cinquième. Quelle occupation exceptionnelle !

Au lycée, j'ai réussi a découvrir autre chose, je me suis même fait des amis, pas que des gens biens, mais des gens qui ont rendu mon sens critique à la limite du supportable : imitation était toujours la seule chose que je savais faire dans ce domaine.

Je suis arrivé en DUT où l'informatique est devenu un travail en plus d'une passion. C'est là bas que j'ai réalisé pour la première fois que l'informatique attirait plus pour sa générosité en matière d'emplois et de salaire plus que par passion : première grosse déception.

J'ai eu le vague espoir que mon atterrissage en école d'ingénieurs changerait la donne, que la motivation serait un critère fondamental dans notre succès dans le domaine. Pas mieux : l'informatique c'est un support pour passer à autre chose, si l'INSA me donne les moyens d'aller plus loin dans mes compétences informatique, la promo me scotche à mes acquis, en contraignant la machine à se limiter au bachotage et à l'application du Just-in-time dans les travaux pratiques. Le 12 suffira largement pour valider la matière.

Autant dire que la motivation en prend un coup, d'autant plus que je suis installé loin du campus et que la communication en dehors des heures de cours reste globalement très limitée. Je suis donc dans Lyon, avec Adée comme seule personne dépassant le stade de connaissance (bon, il y a aussi de la famille à Lyon, mais on a notre vie, ils ont la leur, etc).

En DUT, je pouvais continuer a aimer l'informatique en apprenant par moi même, aujourd'hui, le temps manque. Alors toutes ces matières informatiques deviennent comme des médicaments qu'il faut avaler sans broncher pour guérir plus vite. Pourtant, tout ça prend de plus en plus de place dans ma vie quotidienne : je passe un temps fou à faire de l'informatique, je parle informatique, mes réflexions sont essentiellement basées sur des heuristiques mal travaillées et je m'intéresse plus à la mise à jour d'un kernel qu'à la direction que prend tout ce beau monde qui m'entoure.

J'adore toujours l'informatique : mes capacités de raisonnement et mon niveau d'efficacité dans ce domaine évoluent sans cesse, en grande partie grâce à mes cours qui m'obligent à être plus rigoureux et à chercher plus loin : j'apprends donc en remplaçant ma distribution user-friendly pour une archlinux qui demande d'aller mettre les mains dans le moteur. Il me manque peut-être un vrai chalenge motivant, l'école d'ingénieurs n'étant pas celui que j'attendais...

mardi, 15 septembre 2009

48 heures à l'INSA de Lyon

La rentrée du département informatique de l'INSA de Lyon s'est déroulée lundi matin. Les hostilités on débuté à huit heures par une présentation des composantes de l'INSA et du département, pendant un peu moins de deux heures.

Je ne découvrais pas tout à fait la chose, puisque l'intégration à commencé vendredi, et si il y a une chose à accorder aux organisateurs, c'est qu'ils en ont fait pour tous les goûts : découverte du campus, de Lyon, soirée jeux de société et de plateaux, découverte des principales associations (l'asso du département, l'AEDI) et de la "K-Fet", le bar associatif où les demis sont à 1,60€, où la musique gueule et où on retrouve un furieux air de soirées comme dans les films américains qui se déroulent sur les campus -le côté American Pie en moins...-. On va finir par un week-end d'intégration "dans un lieu tenu secret", qui donnera accès à un T-shirt spécial, et à des souvenirs mémorables... pour ceux qui n'auront pas bu au point de perdre des bouts en route.

Mais leurs professeurs nous ont aussi fait leur intégration : à dix heures, on a commencé la semaine "CM only"*, histoire de prendre de bonnes bases, bien solides ! Trois heures de système d'exploitation par jour pendant les trois premiers jours, les vides étant comblés par de la théorie sur les bases de données ou la programmation. En deux jours, si on a pas encore compris l'organisation du campus, on connait déjà les fonctionnement tordu de systèmes d'exploitations qu'on imaginait même pas !

Le bilan est donc en deux parties : d'un côté, j'ai peur du rythme, de décrocher, et de prendre très cher quand on va attaquer les maths. D'un autre côté, passer de l'IUT à l'INSA, c'est un peu comme si on passait d'un film français à un blockbuster américain : plus de rythme, plus violent, plus méchant, et nettement plus sexy ! C'est franchement excitant et comme je suis un peu maso, j'en redemanderais bien ! En tout cas, en terme d'ambiance, c'est tout bon, les échanges entre les étudiants issus de DUT, fac, prépa ou prépa intégrée INSA (qui sont déjà dans l'école depuis deux ans) sont nombreux, et ce soir, on commençait déjà un peu à se détendre, à être moins timide, tout ça.

* pour ceux qui ne parlent pas l'universitaire, CM only, c'est seulement cours magistraux, donc théorie grattée sur papier dans un amphi pendant toute la semaine.

mercredi, 19 août 2009

Mode pr0n chez le geek ?

Bon, ma côte de popularité est en nette baisse chez les surfeurs de la nuit qui tombent sur mon blog avec des mots clés comme petite culotte ou petite amie et son petit copain dans la chambre et autres joyeusetés. Il est donc temps de revenir dans les petits papiers de Google et de rappeler à tous que ce blog est aussi un lieu de débauche qui peut devenir très tendance.

Je profite donc de l'actualité croustillante dont le portail de free m'a fait part aujourd'hui - l'acteur Eric Dane de Grey's Anatomy aurait fait une sextape selon voici - pour parler de la misère sexuelle dans laquelle une bonne partie de la promo (euh oui, promo hein) des étudiants en informatique que je côtoyaient étaient.

Non, parce que quand même, cher lecteur, je commence à me demander si le porno ne deviendrait pas une tendance à ne pas louper ces derniers temps, tellement c'est devenu un lieu commun de discussion :

Ho, il fait moche en ce moment, mon appartement risque d'être inondé. Au fait, tu passes quand chez moi ? deviendrait presque Oh, la milf bien laide de la vidz d'hier à tout pris, elle avait la gueule inondée, j'te la passerais si tu veux, passe moi ta clé USB. La grande question étant de savoir si ces jeunes souffrent d'une maladie qui consiste a être plus facilement AFK de Wow pour se connecter sur youpr0n que pour aller au toilettes, ou si on assiste au phénomène inverse de la chips McCain : c'est ceux qui en parlent le plus qui en font le plus.

Parce que j'ai quand même du mal à croire que les exploits sexuels de mes classmates soient aussi terrifiants que ce qu'ils racontent. A moins qu'on en vienne à une contre-libération de la femme, qui consiste à dire qu'elles sont tellement libres qu'elles peuvent choisir de devenir des vicieuses soumises qui prennent tout dès le premier soir : la femme n'est donc plus un faire-valoir multi-usages (gosses + cuisine + menage, mieux que Ajax triple action) comme on nous dit que c'était avant, mais un sex-toy de luxe utilisable pour flatter son égo devant les potes plutôt que construire quelque chose de concret. C'est peut-être un manque de personnalité qui consiste à mettre entre deux DVDs de Tarantino, un bon Dorcel avec une star du show télé-réalité Kleenex Secret Story pour montrer qu'on est trendy est ouvert, et avoir pour but dans la vie de le refaire le soir (au passage, il faudrait que certains regardent un peu plus Matrix, ils ont plus de chance de devenir Néo que Monsieur X).

D'autant plus que, idée à nouveau jetée en l'air, c'est tellement tendance de bloguer cul (je ne parle pas des relations sociales filles garçons comme les blogs de quelques ami(e)s), qu'on en vient à se demander la fin dans tout cela.

Tiens d'ailleurs pendant que j'écris ce bout d'article inutile, je constate que le portail de free, qui vantait cette actualité, a été indisponible quelques minutes avant de réapparaitre sans la fameuse super actualité.

Je remercie donc les lecteurs de ce billet double usage : SEO facile (p'tain les mots clés que j'ai réussi à caser) et questionnement ultra profond sur un sujet dont j'ai pas l'habitude de parler en public (p'tain, j'suis vraiment pas tendance).

Et pour ceux qui veulent des références, des sources et de l'argent facile :

Au fait, robot spammeur de merde, j'ai un antispam dotclear à tester :) - Ce billet n'est absolument pas cautionné par mes proches.

"MartiusWeb.net" et "Humeur et blog de Martius" composent un site internet conçu par Martin Richard | © Martin Richard

Les articles et billets du blog sont sous licence Creative Commons BY-SA-NC France, la charte graphique est à la propriété de son auteur.

Merci d'avoir lu jusque là !