L'humeur et le blog de Martius

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dimanche, 2 janvier 2011

2010 en dix histoires

Cette année aura été comme tous les ans : riche et intense. Peut être un peu plus que les autres d'ailleurs...

L'occasion de la nouvelle année est un joli prétexte à la rétrospective qu'on aime un peu tous pratiquer, alors j'y vais.

1. 20 ans

C'est en 2010 que j'ai eu 20 ans, soit, disons entre un quart et un cinquième de ma vie (je ne me base pas sur l'espérance de vie donnée par l'insee, sinon j'en suis au tiers). Je crois que je ne me suis jamais autant posé de questions existentielles qu'il est globalement bon d'éviter de se poser (tout ce qui cause de "bilan intermédiaire"). Merde, je fait quoi là ?

2. Le twapéro

Premiers signes de socialisation à Lyon : les twapéros (apéros organisés via Twitter). L'aspect le plus marquant ici, c'est que c'est la deuxième fois que je me lie d'amitié plus facilement à des personnes rencontrées via à internet que via mon environnement quotidien. Ce qu'il faut retenir des Twapéros (et surtout des personnes que j'y croise régulièrement) c'est qu'ils m'ont fait découvrir Lyon, et qu'en gros, c'est grâce à eux que je me suis intégré à la ville.

3. La fête de fin de 3if

Le deuxième gros signe de socialisation est arrivé au milieu de l'année, fin mai : après une grosse semaine d'examens et une année scolaire qui aura eu le mérite de m'apprendre à "toujours faire plus". Au moins, maintenant, j'ai des amis pour râler sur ma formation :)

4. Le stage chez SQLI

C'est cette année que j'ai exécuté mon premier stage en entreprise : pour mon DUT, j'avais travaillé dans un laboratoire de recherche. Ma vision de l'entreprise était celle de l'auto-entreprise ou celle que j'avais par le biais de mes quelques clients, c'était donc tout nouveau pour moi. Je retire beaucoup de positif de cette expérience, et je retiens surtout que j'ai vraiment aimé cet environnement : il me semble que je le comprenais bien et que je me le suis approprié rapidement. J'ai aussi eu la confirmation d'un fait que j'ai toujours du mal à admettre : dans une entreprise d'informatique, il y a peu de passionnés d'informatique.

5. Les études, c'est pas facile

2010 c'est aussi l'année où mon budget aura été le plus serré : je n'ai plus trop le temps de bosser à côté des cours, j'habite plus loin de chez mes parents, dans une ville qui me coute plus cher, et les aides (allocations familiales, bourses) ont vraiment diminuées. Alors on fait quoi ?

D'un autre côté, je vois quotidiennement Adélaïde se battre à la fac, parce que les réformes mises en chantier depuis 2007 ne sont ni suivies, ni comprises (je parle ici surtout de la masterisation des diplômes). Si ces réformes passent mal, c'est aussi parce que le ministère joue la carte de l'autisme depuis trois ans. Alors à qui la faute ?

J'ai trouvé particulièrement amusant d'entendre une chronique de France Info sur le bilan de Valérie Pécresse qui disait que les efforts et investissements pour l'enseignement supérieur ont vraiment augmenté avec Sarkozy. Il y a des signes encourageants : les rémunérations minimum des stages ont augmenté, un "demi-mois" de bourse a été ajouté. Bref, curieusement je vis le contraire de ce que je devrais constater.

6. Paris Web

J'en ai beaucoup parlé alors je ne vais pas en rajouter. Paris Web c'était une excellente découverte, avant tout remplie de passionnés. Et ça c'est cool !

7. Shutter Island, Inception & The Social Network

Année cinéma : 2009 nous a proposé un paquet de films sympathiques, mais globalement rien qui ne soit sorti du lot (désolé, Avatar, euh, non). C'est naturellement purement subjectif et personne n'est d'accord avec moi quand je parle de cinéma. Tant mieux. Trois films ont vraiment retenu mon attention cette année :

  • Shutter Island était le film a twist qu'il ne fallait pas manquer cette année, les grands spécialistes de Scorsese considéreront que c'est un film très moyen. C'est un excellent film grand public, chaque minute de ce film est un régal. Je précise tout de même que je n'avais pas lu le livre.
  • Inception : deuxième meilleur film de Nolan (non, arrêtez, je vous assure que The Dark Knight est vraiment un cran au dessus), mon film de l'année, en tout cas. J'ai entendu dire que ma génération découvrait Nolan comme la génération du dessus découvrait Kubrick. Je ne sais toujours pas ce que ça veut dire.
  • The social Network : pas la peine d'en reparler des heures, lisez mon billet précédent.

8. Mon 1er smartphone

J'ai acheté mon premier smartphone cette année. Même si je n'arrive plus à m'en passer, j'ai toujours l'impression que c'était une mauvaise idée : je pouvais largement faire sans avant, et ça ne vaut globalement pas le prix que ça coute. Un luxe quoi.

Le plus inquiétant, c'est que j'ai complément perdu des réflexes bien pratiques que j'avais avant d'avoir mon téléphone. Comme chercher un arrêt de bus pour regarder le plan d'une ville. Aïe.

9. Les grèves

Les grèves contre la réforme des retraites ont marqué l'actualité de l'année. Je retiens surtout ces événement parce qu'ils sont à l'origine (plus ou moins directement, je n'accuse pas les cortèges de manifestants) des débordements qui ont marqué la presqu'ile de Lyon.

De mon côté,  ce qui m'a le plus marqué pendant cette période de grève, c'est le cynisme global dont tout le monde à fait preuve. Je pense que me battre pour ces acquis sociaux est insensé compte tenu de mon âge et de ma situation : je n'aurais pas, dans 40 ans, la chance de profiter de ce système de retraites par répartition. Je me demande aussi si le pire c'est de le croire ou de croire que ça ne peut pas être autrement.

10. Mon abonnement à Arrêt sur Images

Cette année, je me suis abonné à Arrêt sur Images, c'était une bonne idée, c'est extrêmement instructif et ça permet de s'ouvrir un peu l'esprit à l'extérieur du campus. Ouf. Par contre, globalement, les informations qu'on apprend ne sont pas là pour me rassurer.

Conclusion

C'est parti pour 2011 !

jeudi, 24 juin 2010

J'aime le libre et l'open-source

Je lis et j'entends depuis quelques jours que nos valeurs sont bafouées. Le catalyseur est naturellement la débâcle de l'équipe de France de Football pour les événements que je n'ai pas besoin de décrire. L'un des premiers à m'avoir envoyé ce pavé dans la figure était Jean Michel Apathie au Grand Journal, qui en partant de l'émiettement des valeurs du sport ("les joueurs n'ont aucuns repères moraux", je cite avec la faute de grammaire) s'est étendu au journalisme ("les journalistes qui cachent les caméras (...) volent les images") ou encore à la corruption politique ("un ministre ment (...)"). Ainsi, ces exemples nationaux sont des "hontes", la chronique de Stade 2 à ce sujet compare l'éclatement de l'équipe de France à l'éclatement de la bulle financière, les blogs se déchaînent et les réactionnaires n'ont même plus besoin de chercher en dehors du journal de TF1 pour trouver de quoi alimenter leurs conversations.

J'ai lu un article fort sympathique qui reprend cette thématique, et met en avant la disparition de des valeurs qui s'incruste de plus en plus vers les pratiques "en amateur", du sport, de la musique, et d'autres.

verbatim :

Cette suffisance omnibulatoire des valeurs matérielles corrompt un peu plus chaque jour les pratiques amateures. Analoguement (!) on retrouve cet effondrement général dans toutes les pratiques sportives et culturelles.

Je ne paraphraserais pas l'article, vous pouvez le lire, il vaut les quelques minutes que vous passerez sur Le Transistor. Je partage effectivement, tout du moins en partie, le sentiment que beaucoup visent les paillettes avant le simple plaisir de se concentrer sur leur passion - et c'est triste.

Je suis chanceux, en tout cas je le crois, car je suis passionné par l'informatique (et plus particulièrement le développement logiciel). C'est une passion qui a fort en commun avec de nombreuses autres : le plaisir de la pratiquer, d'en discuter, de voir d'autres passionnés la pratiquer,....

Ce que j'aime par dessus tout avec cette passion pour l'informatique, c'est que les valeurs y sont fortes et sont portées par l'esprit du de l'open source et du logiciel libre. Ces deux notions sont différentes : l'open-source est une pratique semblable au fait de donner la partition et les paroles avec une chanson enregistrée - on a alors en notre possession la production et de quoi l'analyser, étudier son fonctionnement, la manière dont elle a été exécutée et la possibilité de la modifier, de l'améliorer. Le logiciel libre renforce cette pratique et ses valeurs d'échange et de partage en garantissant à l'utilisateur que cette production le respecte, et respecte une éthique certaine.

Ces valeurs sont portées par des communautés humaines qui ont pour mot d'ordre la contribution : contribuer à la diffusion du savoir avec Wikipédia, à la réalisation d'outils pour l'éducation, la santé, le loisir. En fait, contribuer aux besoins et passions de chacun.

Ces communautés sont composés de nombreuses personnes qui s'investissent comme elles le souhaitent et le peuvent, ces communautés innovent et créent des outils pour diffuser leurs innovations : les barcamps, blogs, et autres plateformes sont autant de moyens que les passionnés d'informatique ont imaginés pour transmettre leurs compétences et leur passion.

Aujourd'hui, ces communautés se professionnalisent, se structurent (ou sont portées par des structures établies) et oui, elles tentent aussi de faire de l'argent. Mais comme l'artiste qui ne renoncera jamais à ses compositions pour signer sur un grand label, bon nombre de ces communautés visent bien leur pérennité avant leur rentabilité.

J'ai rencontré certains de mes meilleurs amis grâce à ces communautés, j'ai appris mon métier en analysant des du code ouvert, des documentations et des spécifications accessibles sans payer.

Pour toutes ces raisons et bien d'autres, j'aime l'open-source et j'aime le logiciel libre !

vendredi, 23 avril 2010

Le client pris pour un con, ça rapporte ?

Quand je prend le rôle du client [potentiel] vis à vis d'une entreprise - c'est à dire, la plupart du temps - j'ai le même comportement que de nombreux autres clients, en tout cas, je le pense. Je n'ai pas souvent l'autre rôle, celui de l'entreprise, puisque je n'ai pas beaucoup de clients et que ce n'est pas mon activité principale.

Ma rencontre avec une entreprise, en tant que client, s'effectue de plusieurs manières : je suis dans une surface de vente, et/ou je suis en contact à un conseiller/vendeur/commercial, je consulte le site internet institutionnel, je m'intéresse à un dépliant ou une publicité pour ses produits ou services... Bref, par ces différentes voies, c'est toujours l'entreprise qui s'exprime, et le message reste sensiblement le même.

Je ne suis pas toujours un client éclairé, et encore moins un "client intelligent" (j'achète parfois sans trop réfléchir, sur des produits et services que je ne maîtrise pas nécessairement et qui ne reflètent pas toujours mes besoins). Pourtant, le meilleur moyen de me louper comme client, c'est de me prendre pour un con, et j'en ai souvent l'impression. Comme mon père me le disait, une bonne vente, c'est celle où le client et le vendeur sont tout deux satisfaits, et pour me satisfaire, il suffit généralement de montrer une certaine honnêteté.

De nombreuses entreprises réussissent ça très bien, et voici quelques exemples :

  • free : tout le monde ne le pense pas, mais je n'ai presque jamais eu l'impression de me faire piéger par cette entreprise, à deux exceptions près (les frais de résiliation à la rupture du contrat et la remise à zéro de l'ancienneté à chaque changement de situation). Cette entreprise à toujours répondu correctement à mes besoins : les services sont innovants, plutôt complets et correspondent à ce que je suis, c'est à dire un geek qui n'a que rarement besoin de l'assistance technique (c'est peut-être pour ça que je n'ai pas à me plaindre de cette entreprise).
  • google : les services proposés par l'entreprise sont bons et la règle du jeu est connue - j'accepte de donner une part de moi-même à une base de données géantes pour faciliter les sollicitations d'autres entreprises. Je me suis d'ailleurs rendu compte que quand la côte de popularité de la firme a baissé (notamment à cause des propos de son CEO), j'ai commencé à me méfier et à envisager certaines alternatives, et je garde une certaine réserve vis à vis de certains de leurs services si les règles du jeu ne me paraissent pas très suffisamment équilibrées.
  • ikea : on sait très bien que, comme les autres dans cette catégorie, cette firme n'est pas philanthrope, pourtant, elle me permet d'acheter des meubles que j'estime correct à un prix que j'estime correct.
  • mon commerçant de proximité : c'est rarement un stratège commercial hors-pair, et ça lui coûte parfois car il peut lui-même dévaloriser son travail. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas l'impression de me faire enfler quand j'achète mon pain ou que je vais chez le coiffeur.
  • Macdo : je sais, leurs sandwichs sont mauvais pour la santé et en plus c'est très cher pour ce que c'est. En plus, beaucoup d'amis ayant travaillé dans l'une des franchise m'ont détaillé le calvaire qu'ils vivent. Pourtant, je sais qu'à chaque fois que j'irais dépenser une fortune chez eux, j'aurais le McDeluxe qui me fera plaisir sur le moment, le McFlurry qui va avec et ça me va.
  • Il y a plein d'autres exemples, et il suffit que je regarde autour de moi ou mon relevé de comptes pour les trouver : ces entreprises m'ont inspiré confiance, et j'ai ouvert mon porte-monnaie. Au hasard, Asus, Amazon, les transports en commun lyonnais, Le monde, les éditeurs de bédés, Nintendo, Panzani....

D'un autre côté, il y a toutes celles qui me posent un problème, et chez lesquelles je n'irais pas, ou moins souvent. Ces entreprises sont souvent celles qui bénéficient d'un avantage "naturel", d'un monopole établi ou sont simplement des vendeurs de nécessaires (alimentation, énergie, etc).

La grande distribution applique des promotions dans tous les sens, me vend le troisième exemplaire d'un produit acheté au prix fort à 0€, prétend que ses magasins sont les moins chers. Ça ne m'inspire que de la méfiance, et je passe/perd encore plus de temps à recalculer les prix, considérer que tel ou tel produit devrait être acheté ailleurs même si c'est plus cher. Ils me tiennent parce qu'ils sont un point de passage obligatoire, pourtant je déteste ces enseignes et j'ai toujours une certaine appréhension quand je passe en caisse.

On a aussi les opérateurs de téléphonie mobile, qui vendent de l'illimité limité (les exemples fleurissent - limitation de débit, etc), des téléphones modifiés et bridés plus chers que les originaux dans les même conditions, et font pencher la balance en leur faveur sur tellement de points que quand je souscris à un abonnement, je n'ai pas la moindre idée des conséquences que ça aura. Je ne parle même pas de l'opérateur télécom historique, qui vend ses abonnements à internet une fortune, pour des services de moins bonne qualité les trois autres (si si, clairement) -- ils ne sont pas là de me revoir comme client.

Que ce soit ma banque ou un magasin de vêtements bien connu, quand on me fait un devis à 100 pour descendre à 60 (en s'alignant sur le concurrent ou par le biais d'une promo magique) j'ai vraiment l'impression de me faire avoir, et j'ai tendance à aller vers celui qui fixe immédiatement le prix à 65 (je ne demanderais d'ailleurs pas 60). De nombreuses promos et ventes flashs sont l'application de règles de marketing bien courantes, pour faire connaître un produit, préparer le terrain de son remplaçant, etc. Mais je suis surpris de voir des magasins augmenter leurs prix de 20% (sur un gros catalogue qui vient d'être mis à jour, ça ne se voit pas), s'étonner de voir que les produits ne se vendent plus si bien et faire marche arrière sous la forme de promos sur des rayons pleins à craquer. Idem pour l'industrie du cinéma et de la musique, qui s'auto-détruit en criant à qui veut l'entendre qu'elle est mourante et qu'il faut l'aider (alors que les résultats sont toujours bons).

J'ai définitivement du mal à comprendre comment une entreprise compte fonctionner en trichant et en étant malhonnête (en restant dans le cadre de la loi -- la plupart du temps). Les nouveaux entrants sur un marché qui fonctionnent sont présentés comme des concepts "révolutionnant le marché", en fait, bien souvent, ils sont plus honnêtes et transparents ou simplement, à contraintes équivalentes, offrent mieux, ce qui ré-équilibre la balance. Sérieusement, des gens peuvent m'expliquer comment les entreprises décident que nous prendre pour des cons ça rapporte plus que d'être correct ?

jeudi, 17 décembre 2009

Oh, et j'aime ça !

Ce n'est pas tous les jours évident de savoir pourquoi je me lève le matin, surtout ces derniers jours. Le problème n'est pas directement lié au paramètre fainéantise, mais plutôt à celui qu'on appelle "intérêt". Pourtant, j'aime l'informatique. Faisons un petit récapitulatif et un état des lieux.

Loin des lieux communs, je ne dirais pas que je suis tombé dans la marmite informatique quand j'étais petit, mais plutôt que j'ai été implémenté nativement avec une entrée et une sortie standard. Très jeune, mes parents m'ont installé un wiki tout frais qu'ils ont pris le temps de remplir, de maintenir et de mettre à jour. Ensuite sont arrivés mes enseignants, c'est principalement au CE2 que tout s'est révélé : mon enseignant de l'époque a réussi a activer le module "curiosité insatiable" et a lancé un service qui m'a forcé a garder mes transistors gris en ébullition. Scolairement, c'est arrivé comme ça.

Mon système souffrait par contre d'un gros problème en terme de connexion : la communication avec les autres membres du réseau était particulièrement difficile ; question de protocole ou de compatibilité peut-être.

Papa aimait l'informatique. Ce n'était pas son métier, à l'origine, mais l'outil a fini par prendre une place centrale. Merci à tous, j'arrivais (et j'y parviens toujours hein) à communiquer avec mes parents, et reproduire tout ce que papa faisait sur le mac était l'un de mes passe-temps favoris. J'ai d'ailleurs acquis mes premières notions de social engineering en m'exerçant sur maman et mon frère : les droits d'administration sont tellement pratiques pour bidouiller un PC !

Même si je pouvais encore passer beaucoup de temps à ne rien faire dans le village avec mes petits camarades, quand ils ont déménagés et que je suis arrivé au collège, je suis devenu un véritable solitaire en mal de reconnaissance qui passait son temps à nourrir sa base de données grâce aux contributions gratuites qu'on trouvait un peu partout sur le net (les bonnes et les mauvaises). J'ai appris des langages comme HTML, PHP et les dérivés en cinquième. Quelle occupation exceptionnelle !

Au lycée, j'ai réussi a découvrir autre chose, je me suis même fait des amis, pas que des gens biens, mais des gens qui ont rendu mon sens critique à la limite du supportable : imitation était toujours la seule chose que je savais faire dans ce domaine.

Je suis arrivé en DUT où l'informatique est devenu un travail en plus d'une passion. C'est là bas que j'ai réalisé pour la première fois que l'informatique attirait plus pour sa générosité en matière d'emplois et de salaire plus que par passion : première grosse déception.

J'ai eu le vague espoir que mon atterrissage en école d'ingénieurs changerait la donne, que la motivation serait un critère fondamental dans notre succès dans le domaine. Pas mieux : l'informatique c'est un support pour passer à autre chose, si l'INSA me donne les moyens d'aller plus loin dans mes compétences informatique, la promo me scotche à mes acquis, en contraignant la machine à se limiter au bachotage et à l'application du Just-in-time dans les travaux pratiques. Le 12 suffira largement pour valider la matière.

Autant dire que la motivation en prend un coup, d'autant plus que je suis installé loin du campus et que la communication en dehors des heures de cours reste globalement très limitée. Je suis donc dans Lyon, avec Adée comme seule personne dépassant le stade de connaissance (bon, il y a aussi de la famille à Lyon, mais on a notre vie, ils ont la leur, etc).

En DUT, je pouvais continuer a aimer l'informatique en apprenant par moi même, aujourd'hui, le temps manque. Alors toutes ces matières informatiques deviennent comme des médicaments qu'il faut avaler sans broncher pour guérir plus vite. Pourtant, tout ça prend de plus en plus de place dans ma vie quotidienne : je passe un temps fou à faire de l'informatique, je parle informatique, mes réflexions sont essentiellement basées sur des heuristiques mal travaillées et je m'intéresse plus à la mise à jour d'un kernel qu'à la direction que prend tout ce beau monde qui m'entoure.

J'adore toujours l'informatique : mes capacités de raisonnement et mon niveau d'efficacité dans ce domaine évoluent sans cesse, en grande partie grâce à mes cours qui m'obligent à être plus rigoureux et à chercher plus loin : j'apprends donc en remplaçant ma distribution user-friendly pour une archlinux qui demande d'aller mettre les mains dans le moteur. Il me manque peut-être un vrai chalenge motivant, l'école d'ingénieurs n'étant pas celui que j'attendais...

jeudi, 5 novembre 2009

Interview par La Manu

La manu "fabrique le lien entre les étudiants et les entreprises", par le biais de plusieurs actions, dont la publication d'un magazine à destination des étudiants de la fac. Dans le cadre d'un article sur l'auto-entrepreneur, on trouve notamment une intervention de votre serviteur !

Lire l'article "300 000 auto-entrepreneurs et moi, et moi, et moi ?"

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samedi, 17 octobre 2009

Mon orientation professionnelle

Vendredi dernier, on a eu un cours animé par une assistante au recrutement, donc du monde réél. C'était peut-être la première fois que j'étais réellement confronté au discours d'un recruteur, ou à défaut, la première fois que ça me marquait autant.

L'objectif était de nous donner des pistes pour nous orienter et établir notre projet professionnel. Trois grands axes ont été dégagés :

  • Expert ou généraliste ?
  • En quoi suis-je le meilleur ?
  • Dans quel domaine me sentirais-je le plus à l'aise ?

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dimanche, 16 août 2009

Ma responsabilité dans cette histoire

Tout à l'heure, je lisais un billet de Tristan Nitot, ou il parlait d'écologie s'attaquer au tabous pour devenir écolo. En fait, si je suis d'accord dans l'idée, la forme me débecte pas mal (j'aime bien Tristan, son blog et d'une manière générale, ses idées). Sur le moment j'ai eu envie de faire une billet sauce vas-y que j'te provoque sur un terrain facile, en contre-disant en pire tout ce qu'il raconte.

Je vais essayer de condenser et raisonner un peu ce que je voulais raconter, puis dévier sur le billet que je veux faire depuis un moment.

Donc, premièrement, ma réponse à Tristan (c'est pompeux dit comme ça, parce qu'en fait, les chances sont très faibles pour qu'il lise ce billet, d'autant plus que je n'ai pas vraiment l'intention de lui en faire part).

Dans ce billet, Tristan reprend des principes bien connus et montre que ceux-ci sont vraiment moyen d'un point de vue écologique. Je vais donc citer ces principes, mais au lieu de les contredire, je vais expliquer pourquoi ça me dérange qu'ils soient pointés comme ça du doigt.

Bon d'abord, il n'y a pas d'économie en bonne santé sans croissance, celle là, je veux bien y croire. Sans chercher bien loin, pour moi si la croissance suit à peu près l'accroissement démographique (genre : on augmente la production pour qu'elle couvre aussi les besoins des petits nouveaux), bah ça me va. Comme mes notions d'économie se limitent à une heure par semaine pendant un an en DUT, je suis presque sûr que toute personne un peu mieux documentée que moi me dira que c'est une connerie naïve et super mal dite. Soit.

Après on démonte une série de principes du genre : plus on réussit dans la vie, plus on claque de blé et on engraisse le capital, "si t'as pas de rolex a cinquante berges, t'es une merde". C'est vrai, avoir une grosse bagnole, vivre dans le luxe, tout ça, c'est pas bien pour des tas de raisons. Mais après tout, une voiture chère pollue-t-elle forcément plus qu'une pas chère ? Et pourquoi acheter des fringues de marque et suivre la mode ça serait mauvais d'un point de vue écologique ? Si les vieilles peaux tirées ne veulent pas porter deux fois la même robe, ça ne veut pas dire qu'en achetant un T-shirt Calvin Klein ou un costume de chez Boss je suis moins écolo, ou moins responsable qu'en l'achetant chez Kiabi : un vêtement ça s'use, je choisis de le remplacer de manière périodique au soldes, et je fais quelques achats "coup de cœur", pas forcement intelligents, à la limite, je plombe mon pouvoir d'achat et m'empêche d'acheter encore plus de conneries... Et puis de la à dire que ce sont des tabous...

Enfin, le meilleur pour la fin : le pour être écolo, faites moins d'enfants. Franchement, celui-là j'ai du mal, si ça répond à une certaine logique, c'est quand même un peu gonflé, et comme un commentaire l'a parfaitement souligné : en quoi la vie humaine doit être mise dans la balance écologique et non pas au dessus ? C'est un non-sens complet pour moi.

En fait, le raisonnement ressemble beaucoup à : vivons moins bien pour vivre plus écolo, et là, franchement... non, ça va plus.

On attaque donc la deuxième partie du billet.

Depuis un moment, je réfléchis au sens et à la responsabilité qu'il faut adopter dans le cadre d'une entreprise, en tant que décideur à un certain niveau, peut importe lequel.

Par exemple, l'objectif de l'entreprise, selon moi, n'est pas seulement de faire du chiffre : c'est effectivement une part importante, mais ça ne doit pas être fait à n'importe quelle condition. Les lois sont là pour cadrer, mais ne mettent pas nécessairement en avant la responsabilité sociale ou écologique que doit avoir l'entrepreneur ou le décideur.

Socialement, il s'agit, avant de causer licenciement et délocalisation, de prendre soin de ses collaborateurs, faire de son mieux pour qu'ils soient dans une ambiance confortable, agréable et propice au travail, c'est un double avantage, puisque le collaborateur content travaille mieux. Mais si en plus, on peut faire en sorte que le collaborateur puisse rentrer à l'heure pour ses enfants le plus souvent possible, ne passe pas sa vie à s'engueuler avec sa femme au sujet du boulot et avant tout, vive décemment, c'est l'idéal.

Pour l'écologie, c'est pareil, on peut mettre en veille prolongée les serveurs de stockage, choisir intelligemment son support de sauvegarde, arrêter d'imprimer tout et n'importe quoi,  À chaque niveau, et peut importe la taille de l'entreprise, on peut faire des choix responsables.

En gros, parce que je me perd un peu dans mes idées, je résume par : l'entreprise doit être consciente de l'environnement dans lequel elle est implantée, et s'adapter pour vivre et respecter ses objectifs tout en respectant cet environnement. Apporte-t-elle un véritable mieux-être ? Son action est-elle globalement positive ? Par exemple, faire de grosses barres d'immeubles là ou on a un joli paysage, on peut peut-être trouver un moyen de loger aussi bien les gens, mais sans tout casser.

Évidemment, comme je me projette dans le contexte d'une boite d'informatique d'une dizaine de personnes, ça parait assez simple de diriger les choses, les enjeux semblent limités. Mais à mon avis, c'est tout aussi valable quel que soit le poste qu'on occupe. Et c'est également valable à la maison.

Alors raisonner et se comporter intelligemment : oui, s'attacher à des principes qui me paraissent régressifs (si l'énergie c'est pas bien, coupons l'électricité), j'aime nettement moins : certaines petites actions coutent beaucoup plus à mon égo que ce qu'elles apportent, et je ne suis pas convaincu que cumulées, elles changent grand chose. Par contre, si d'une manière générale, je réfléchis raisonnablement à un ensemble de facteurs, et que je me permet quelques écarts qui me permettent de rester en forme (ouais, parce que me sentir coupable d'avoir détruit un nano-écosystème à chaque fois que je me gratte, je trouve ça vraiment difficile à vivre), je peux vivre content, sans me priver particulièrement, et ne pas me sentir coupable de vouloir trois ou quatre enfants !

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Merci d'avoir lu jusque là !