Ethan rempile, à pratiquement 50 balais (on a vérifié sur wikipedia dans le bus, il est plus si jeune Tom Cruise, d'ailleurs ça se voit, parfois). Je me suis demandé si ça valait le coup : il faut dire que sur certains points, ça donnait vraiment envie. Premièrement cette idée de Ghost Protocol, c'est pas mal : tous les agents sont désavoués et se retrouvent sans rien. En théorie, on devrait avoir droit à un(e) Mission Impossible qui se rapproche du(de la) premier(ère), avec un Ethan qui doit faire avec ce qu'il a sous la main, enquêter, espionner, et être -parfois- un minimum fin.

Attendez-vous à être déçus : plus d'agence ça veut dire "plus de base de données des gros méchants". On l'a remplacé par le Lead Analyst du ministre de la défense des USA qui est aussi efficace que Chuck Bartowski et son Intersect dans la tête. Ghost Protocol ? Aucun problème : pour le reste, ils ont tout le matériel nécessaire. Savez-vous par quoi on remplace les moyens de l'agence ? Par des du placement produit ! Ethan se paye des outils très efficaces, à base d'iPhones et d'iPad et de BMW (et un peu DELL aussi). Autant dire qu'il ne manquent de rien, et que dans leur bagages d'agents désavoués, ils avaient tous les gadgets nécessaire pour éviter systématiquement le moindre contact humain. Tu sais le truc que les espions font parfois : tricher, manipuler, s'infiltrer... bah là, c'est réduit au minimum : "il y a une application pour ça".

Voilà, c'est réglé, avec tout ce matériel et cette équipe, on va avoir droit à une série de tableaux (Moscou, Dubai, Mumbai) tous franchement sympathiques, visuellement méga-efficaces et très souvent vraiment amusants. Le concept de l'épisode : ils ont tout pour réussir, mais à chaque fois, y'a une mauvaise surprise, qu'ils contourneront essentiellement grâce à la chance. Tous les gadgets vont foirer au moins une fois, où faire tomber leur couverture bêtement. Ou alors, quand les machines marchent, c'est une mauvaise surprise (genre mauvais timing) qui vient compliquer la vie d'Ethan. Alors là dessus, si on accepte de pirater un satellite nucléaire russe avec un ipad, on peut tout accepter (et surtout que ça marche pas, hein).

Par contre, à côté de ça, j'ai oublié qu'il y avait une histoire : l'intrigue est pratiquement inexistante et globalement simple comme tout. Surtout, les gentils et les méchants sont identifiés très vite, et à partir de là, on sait qu'il manque l'ingrédient secret de tout bon film d’espionnage : le mystère. On ne se pose pas, à un seul moment, la moindre question : malgré la malchance permanente de nos personnages, tout est simple et tout est réglé.

Facile, on vous dit. Alors quand on sort de la salle de cinéma, on est content d'avoir vu des jolies photos de carte postale et des jolies cascades, mais c'est un peu léger. Heureusement que c'est rigolo et bien réalisé !