Les Hunger Games sont des jeux annuels du cirque lors desquels un jeune garçon et une jeune fille de chacun des 12 districts du pays doivent s'affronter à mort jusqu'à ce qu'un seul survive. Nous suivons Katniss, jeune fille du district 12 (district minier très pauvre) qui va choisir de se présenter à la place de sa petite sœur.

Le film se divise en deux grandes parties : on présente d'abord l'univers dystopique dans lequel l'histoire se déroule, les règles du jeu, les principaux personnages. La deuxième partie, c'est le jeu, et la survie de l'héroïne.

Les premières minutes du film inquiètent un peu. L'univers se veut riche en détails, au prix de quelques raccourcis maladroits et petits defauts techniques qui deviennent très visibles : mixage sonore douteux, plans faibles, costumes étranges (Katniss a une jolie veste en cuir, pour une personne aussi pauvre). On se retrouve pratiquement aussi dérouté que Katniss par l'ambiance du Capitole (la capitale, riche, qui asservit les districts).

Katniss est ensuite préparée par les équipes du jeu, ce qui permet d'exposer les principes et les ficelles de la production d'une émission de télé-réalité, de montrer comme on gomme la personnalité des participants et les travestit pour qu'il ne reste qu'un trait singulier, permettant à la foule de spectateur de ne pas être trop bousculée. Si c'est rarement très subtile, c'est en tout cas efficace et plutôt prenant - comprendre : bien moins idiot que ce qu'on pouvait imaginer. Le film révèle petit à petit l'organisation des couches sociales du régime fasciste, et on s'intéresse de moins en moins à l'originalité du petit monde qu'on nous montre, mais de plus en plus au fond du propos.

Le jeu débute, et on change complètement d'univers. On découvre progressivement l'organisation des Hunger Games tandis qu'on voit Katniss luter pour sa survie. Certaines situations sont moins passionnantes, beaucoup portées sur l'émotionnel et on s'ennuie un peu. D'autres scènes donnent du relief au personnage de Katniss, qui devient peu à peu le symbole d'un message social pas si naïf. Au bout d'un moment, on oublie presque les faiblesses de la mise en scène qui disparaissent derrière ce message simple, politique et efficace. On sort de la salle agréablement surpris, et avec le sentiment qu'on a pas perdu son temps.

Hunger Games est l'adaptation du premier tome d'une saga, ce qui explique qu'on s'attarde sur certains aspects sans grand intérêt à l'échelle du film.