L'humeur et le blog de Martius

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - Disney

Fil des billets

jeudi, 15 septembre 2011

Wall-E

L'été 2008 a été complétement fou. Il y a eu The Dark Knight, et il y a eu Wall-E.

Je me suis toujours imaginé Andrew Staton, qui a eu l'idée de Wall-E en 1994, attendant le bon moment pour vendre son projet à la direction de Pixar. L'idée de Wall-E est arrivée assez tôt (en 1994), et pourtant, la production du film a débuté beaucoup plus tard. Il est possible qu'un tel projet n'aurait pas pu naître dans un autre studio que Pixar, car je me demande bien quelle aurait été la réaction normale d'un patron de studio d'animation qui a Disney pour principal client, qui vise généralement un public jeune quand on lui aurait parlé d'un tel projet.

Wall-E, c'est un robot, qui ne parle pas, et qui est seul sur Terre. Son rôle, c'est de nettoyer la planète, laissée dans un sale état par les humains qui ont préféré prendre la tangente. Wall-E est un film, pour tous les publics (ça veut dire, aussi pour les enfants) et pratiquement sans paroles. Sacré pari que celui de ne pas ennuyer le spectateur sans dire un mot.

C'est un pari intégralement réussi. Pratiquement pas un mot ne sera prononcé, pourtant, Wall-E n'est pas sans dialogues. L'essentiel passe par l'image et pas mal par le mixage sonore. On savait que les animateurs de Pixar savaient personnifier pratiquement n'importe quoi après avoir vu l'exploit réalisé avec Cars, mais les robots de Wall-E n'ont pas droit aux artifices de la parole pour communiquer leurs émotions. Les animateurs ont utilisé une incroyable palette d'artifices pour développer un ensemble d'émotions soignées dans les moindres détails. Le résultat : on s'attache à toutes ces petites créatures comme si elles étaient nos animaux de compagnie.

Wall-E passe son temps dans un montagne de déchets. Il est curieux de tout et s'émerveille d'un briquet, d'une fourchette ou d'un grille-pain. Nous, on s'émerveille à chacune de ses trouvailles, qui révèlent des trésors d'écriture et des gags simples et ne sont pas seulement amusants : ils sont si joliment naïf qu'ils touchent la corde sensible et font écho a des tonnes de petits éléments de la vie quotidienne, à chaque fois ça marche.

Le génie de Wall-E, c'est aussi d'avoir réussi à rendre pratiquement invisible la complexité du travail visuel : le travail est monstrueux, l'animation magnifique, et le rendu parfois plus vrai que nature. On ne se rend pratiquement pas compte que les animateurs ont pris le parti de reproduire le comportement d'une caméra : par exemple, certains mouvements imitent la caméra a l'épaule, la profondeur de champ est calculée. Wall-E est un vrai film de cinéma, et se gave de références en tous genres : de la science-fiction bien sûr, l'animation traditionnelle également, mais aussi à du Chaplin, au films romantiques, et j'en passe (parce qu'en plus, je ne suis pas bien placé pour en parler).

Je ne pourrais probablement pas trop vous parler de toutes ces références à la peinture que l'on peut voir pendant le générique (aussi travaillé que le film, c'est géant !). Par contre, les références un peu geek, plus ou moins discrètes, je n'en parle pas pour ne pas gâcher la surprise (au hasard, Pong, le son de démarrage d'un mac, Spoutnik, ...).

Avant même que l'on s'intéresse à l'histoire du film, le film a une identité super complète. C'est lyrique, c'est beau, c'est touchant, et c'est merveilleusement bien écrit. On pourrait s'arrêter au quarante premières minutes et déjà hurler que Wall-E est un chef d’œuvre.

Même si, une fois que Wall-E est parti dans l'espace, la narration redevient plus classique, il n'empêche que je suis resté émerveillé par un robot qui joue avec un extincteur, ou un autre incroyablement maniaque. Finalement, l'histoire est presque anecdotique, même si ce petit pamphlet contre la fainéantise et le gavage sans effort est loin d'être sans intérêt.

Wall-E, le petit robot laissera des traces sur son passage, et vous n'oublierez pas ce merveilleux film de si tôt. Côté cinéma d'animation en images de synthèse, la barre est placée sacrément haut, et pour l'instant, seul Pixar est en mesure de maintenir ce niveau d'inventivité et d'originalité.

mercredi, 31 août 2011

Pirates des Caraïbes 4

Encore un Pirates des Caraïbes, ah bon. Je n'ai pas été convaincu par la première trilogie (le troisième épisode était incroyablement mauvais), même si le concept semblait assez prometteur. Bon point pour le nouveau, le couple Knightley et Bloom disparait de l'écran au profit d'une nouvelle équipe, je n'aimais pas beaucoup ces personnages, à vrai dire.

Quatrième épisode, autant dire qu'on navigue en eaux connues, et plutôt calmes. Ne vous attendez pas à la moindre surprise côté scénario : le tout est plutôt téléphoné et linéaire. Dans l'épisode précédant, les auteurs avaient cru que pour éviter un scénario creux, il fallait en mettre partout, on y comprenait plus rien. Là, c'est bon. C'est simple : trois bateaux, trois équipes, une destination : la fontaine de jouvence, le premier arrivé a gagné.

Cette épisode gagne, en contrepartie, de la substance dans les situations, et on le voit surtout dans le premier quart du film, quand les pirates sont encore sur la terre ferme (Jack Sparrow qui rencontre le roi de Grande Bretagne, ça donne une scène vraiment géniale).  On perd un peu le fil après, et on se demande bien pourquoi, là, en plein milieu, Sparrow arrive avec un cochon, qui sort d'on ne sait où. À l'échelle du film, tout ceci se traduit par moins d'effets spéciaux numériques, un côté un poil plus authentique (si on peut parler d'authenticité), et surtout, Sparrow est nettement moins agité, et franchement, moi, ça ne me manque pas du tout.

Ah mais oui, le film était projeté en 3D, j'avais oublié - je l'ai vu en 2D, et il me semble que dans l'ensemble, c'est encore bien accessoire.

Il n'y a pas beaucoup plus à dire sur le film, qui ne m'inspire pas beaucoup tant il n'y avait rien de nouveau là dedans. Au moins, on est pas trop pris en défaut et on sait ce qu'on va voir, et on en a pour son argent. En tout cas, c'est bien meilleur que l'épisode 3.

"MartiusWeb.net" et "Humeur et blog de Martius" composent un site internet conçu par Martin Richard | © Martin Richard

Les articles et billets du blog sont sous licence Creative Commons BY-SA-NC France, la charte graphique est à la propriété de son auteur.

Merci d'avoir lu jusque là !