Un professeur d'histoire est réuni avec ses collègues et amis une dernière fois avant de changer de vie. Ils se connaissent depuis dix ans, et il n'a pas pris une ride. Il va leur révéler que, pour une raison qu'il n'est pas certain de comprendre, il ne vieillit pas, et estime avoir 14 000 ans. L'information, qu'elle soit vraie ou fausse, va passionner son auditoire, composé de docteurs dans plusieurs spécialités.

The Man From Earth, c'est avant tout une conversation écrite avec beaucoup d'intelligence et, certainement, de rigueur. L'homme sera d'abord questionné sur ce qu'il a vécu, ce dont il se souvient, et comment il a vécu à travers les Ages.

En enrichissant son récit d'informations scientifiques, historiques et anthropologiques, l'auteur intègre à la son propos la rigueur qui va le rendre rapidement passionnant, sans vraiment se transformer en caricature élitiste.

On cherche essentiellement à poser les bonnes questions, et être aussi exhaustif que possible. Le film n'apporte pas vraiment de réponse, mais propose de nombreuses pistes de réflexion qui font souvent mouche. Le récit est ponctué par des situations secondaires, qui permettent de prendre régulièrement un certain recul et continuer de réfléchir au thèmes évoqués : l'amour, le savoir et la connaissance de l'espèce, le sens de la vie, de la mort, la notion de famille.

L'auteur a parfois réécrit l'histoire, là où j'aurai préféré que son personnage principal en soit spectateur. C'est peut-être dommage, mais ça n'abime pas vraiment l'intérêt qu'on a pour le film.

The Man From Earth pourrait certainement être lu plutôt que vu, puisque la photographie s'efface pour laisser place à la mise en scène et à l'écriture. Il n'empêche qu'au delà de son apparente simplicité, le film pourrait faire réfléchir longtemps.