L'humeur et le blog de Martius

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Second life

Second life, c'est la deuxième vie dans le monde parallèle infini de la toile HTTP, un peu comme Néo est l'avatar de Thomas A. Anderson (ou le contraire, qui sait) !

Quoi ? Une vie sociale virtuelle dans un espace en 3D ? Jamais entendu parlé

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dimanche, 14 novembre 2010

IMHO, The Social Network...

(FYI, IMHO : In my humble opinion -- ah et FYI : For Your Information)

Hier je suis allé voir The Social Network, comme un peu tout le monde en fait. J'ai vraiment hésité à aller voir ce film : cette espèce de mode qui consiste à montrer le Geek comme une sorte de nouvel héros sociétal me dérange pas mal, et c'est en partie parce que des amis m'ont assuré que ce n'était pas ce que faisait ce film que je m'y suis intéressé.

Alors avant tout, je ne parlerais pas de Facebook, de réseaux sociaux et de vie privée. Beaucoup ont parlé de ce film comme avant tout l'histoire de Facebook, et ça ne m'a pas vraiment intéressé. Par contre, c'est -il me semble- la première fois que je vois un geek au cinéma. Un geek qui n'est pas fantasmé, qui n'est pas devenu une bête de foire au tiques comportementaux amusants (il n'empêche que je m'amuse aussi devant Sheldon Cooper de The Big Bang Theory) ou plein de super-pouvoirs magiques obtenus grâce à une frappe frénétique au clavier. Et c'est pourquoi j'ai envie de parler de ce film.

Avant d'être l'histoire de Mark Zuckerberg, perçu comme un génie de l'informatique diabolique, c'est la simple histoire d'un geek, qui se passionne pour l'informatique, qui n'est pas synchronisé avec l'univers social qui l'entoure, mais plutôt avec les codes (je ne parle pas nécessairement de programmation) qui régissent l'informatique et le "social" sur le net. Un geek qui s'en prend plein la gueule parce qu'il est geek, qui cherche à se créer une identité contre les non-geeks, et qui donc, s'en prend toujours plus dans la gueule.

En somme, j'ai eu un peu trop l'impression de me reconnaître dans ce film. Non pas parce que j'ai envie de m'imaginer milliardaire dans cinq ans, ou parce que je serais une super-star du réseau, mais parce que ce personnage, si on lui enlève Facebook, il redevient comme un paquet de geeks comme nous. On est à peu près détesté par un gros paquet de gens parce qu'on parle de trucs qu'ils ne comprennent pas. La deuxième issue, c'est de devenir un "trop bon-trop con" : le geek cherche soit à s'opposer, soit est prêt à tout pour s'insérer (mais ça, on ne le voit pas dans le film). Les gens ne comprennent pas le geek, et lui, tout ce qu'il a une fois sorti de son PC, c'est le rêve d'avoir l'occasion, un jour, d'être comme eux. Aujourd'hui encore, au sein même de ma promo d'étudiants en informatique, il y a un fossé entre les geeks et les autres étudiants (qui étudient l'informatique comme n'importe quelle autre discipline) et c'est pas toujours beau à voir.

Au collège et au lycée, je me vengeais aussi de mon ex et de ceux qui me faisaient passer pour un con en balançant des saloperies dans un blog puéril, je leur envoyait un p'tit mail signé hotmail ou caramail qui leur demandait leur mot de passe, tout ça parce que là, je me sentais bien dans mon truc, et qu'en fin de compte, je gagnais la partie sur mon terrain.

La comparaison entre ce personnage et moi s'arrêtera probablement là : j'ai choisi de mettre de côté mon complexe d'infériorité, à arrêter de rêver de rentrer dans un final-club prestigieux, et j'ai surtout pas choisi de me morfondre dans ce délire immature. Alors non, je n'ai pas envie de hacker le concept des relations sociales et de les recréer virtuellement pour en être le maître absolu. J'ai décidé d'utiliser ma créativité et mon talent pour me faire plaisir et partager.

Je vous en prie, ne voyez pas ça comme un délire mégalo et/ou de la prétention mal placée, replacez ça dans son contexte.

J'espère que personne ne vénère ce personnage après avoir vu le film, et que personne ne le déteste bêtement. En tout cas, moi, je le plains parce que c'est avant tout un personnage incapable d'empathie et d'interaction avec les autres, et je l'admire parce qu'il a démontré que PHP et Javascript pouvaient permettre de faire des trucs impressionnants.

Ah et oui, naturellement, dans mon école aussi les fêtes d'étudiants se font avec champagne et filles en sous-vêtements, c'est pour ça que tout le monde veut rentrer dans une grande école.

Edit: je me permet de citer l'interview par Libération de Sorkin, le scénariste du film :

Pour le reste, on sera d’accord : c’est un type brillant. Pas brillant comme peut l’être un logiciel, mais un garçon d’une créativité effarante. En revanche, il est amer. Je ne sais toujours pas si son amertume précède son handicap social ou si elle est la conséquence de son incapacité à se faire aimer des autres. Il est animé d’un fort esprit de revanche. C’est la face noire du geek : une frustration sexuelle et sentimentale insurmontable. Il a un complexe d’infériorité qu’il a monté en complexe de supériorité.

dimanche, 4 juillet 2010

Le nouvel algorithme de l'ios 4 d'apple

Allez, c'est le weekend, je n'ai pas écris depuis longtemps ici alors j'ai décider de troller de nouveau sur Apple. La dernière fois, c'était plutôt rigolo. Je ferais juste plus court.

Vous avez certainement entendu parler des problèmes de réception qui touchent certains iPhone 4, selon la manière dont l'appareil est tenu en main.

Une class-action ayant été lancée contre Apple et At&t, ils ont décidé de réagir. Apple a publié une lettre. En gros ça dit :

"mais non, en fait, le téléphone est génial, on a ajouté une super antenne, on s'est rendu compte -et on a bien rigolé au bureau- qu'on s'était planté dans l'algo qui détermine le nombre de barres à afficher. LOL sûrement un stagiaire à battre. Bon du coup, on va lancer le nouvel algo, poke @ATandT (histoire de dire qu'on fait tout pour que vous arrêtiez cette class-action) qui sera nettement plus précis : quand ça affichait zéro, ça affichera plus, et quand c'était 5, ça affichera un peu moins, parce que c'était pas vrai non plus. Si t'es pas content, t'as 30 jours pour renvoyer ton iphone, on le filera à ceux qui on pas pu l'avoir pour cause de rupture. On aime l'iphone : on aime les objets jolis. Bisous"

donc, en exclusivité, voici le nouvel algo :

Iphone.signalBarsToDisplay = 3;

C'est pratique, ça contente tout le monde, et l'effet placébo devrait faire l'affaire. Bien, tout le monde est sauvé.

J'ai eu peur qu'ils accusent Flash de brouiller les ondes quand même.

jeudi, 24 juin 2010

J'aime le libre et l'open-source

Je lis et j'entends depuis quelques jours que nos valeurs sont bafouées. Le catalyseur est naturellement la débâcle de l'équipe de France de Football pour les événements que je n'ai pas besoin de décrire. L'un des premiers à m'avoir envoyé ce pavé dans la figure était Jean Michel Apathie au Grand Journal, qui en partant de l'émiettement des valeurs du sport ("les joueurs n'ont aucuns repères moraux", je cite avec la faute de grammaire) s'est étendu au journalisme ("les journalistes qui cachent les caméras (...) volent les images") ou encore à la corruption politique ("un ministre ment (...)"). Ainsi, ces exemples nationaux sont des "hontes", la chronique de Stade 2 à ce sujet compare l'éclatement de l'équipe de France à l'éclatement de la bulle financière, les blogs se déchaînent et les réactionnaires n'ont même plus besoin de chercher en dehors du journal de TF1 pour trouver de quoi alimenter leurs conversations.

J'ai lu un article fort sympathique qui reprend cette thématique, et met en avant la disparition de des valeurs qui s'incruste de plus en plus vers les pratiques "en amateur", du sport, de la musique, et d'autres.

verbatim :

Cette suffisance omnibulatoire des valeurs matérielles corrompt un peu plus chaque jour les pratiques amateures. Analoguement (!) on retrouve cet effondrement général dans toutes les pratiques sportives et culturelles.

Je ne paraphraserais pas l'article, vous pouvez le lire, il vaut les quelques minutes que vous passerez sur Le Transistor. Je partage effectivement, tout du moins en partie, le sentiment que beaucoup visent les paillettes avant le simple plaisir de se concentrer sur leur passion - et c'est triste.

Je suis chanceux, en tout cas je le crois, car je suis passionné par l'informatique (et plus particulièrement le développement logiciel). C'est une passion qui a fort en commun avec de nombreuses autres : le plaisir de la pratiquer, d'en discuter, de voir d'autres passionnés la pratiquer,....

Ce que j'aime par dessus tout avec cette passion pour l'informatique, c'est que les valeurs y sont fortes et sont portées par l'esprit du de l'open source et du logiciel libre. Ces deux notions sont différentes : l'open-source est une pratique semblable au fait de donner la partition et les paroles avec une chanson enregistrée - on a alors en notre possession la production et de quoi l'analyser, étudier son fonctionnement, la manière dont elle a été exécutée et la possibilité de la modifier, de l'améliorer. Le logiciel libre renforce cette pratique et ses valeurs d'échange et de partage en garantissant à l'utilisateur que cette production le respecte, et respecte une éthique certaine.

Ces valeurs sont portées par des communautés humaines qui ont pour mot d'ordre la contribution : contribuer à la diffusion du savoir avec Wikipédia, à la réalisation d'outils pour l'éducation, la santé, le loisir. En fait, contribuer aux besoins et passions de chacun.

Ces communautés sont composés de nombreuses personnes qui s'investissent comme elles le souhaitent et le peuvent, ces communautés innovent et créent des outils pour diffuser leurs innovations : les barcamps, blogs, et autres plateformes sont autant de moyens que les passionnés d'informatique ont imaginés pour transmettre leurs compétences et leur passion.

Aujourd'hui, ces communautés se professionnalisent, se structurent (ou sont portées par des structures établies) et oui, elles tentent aussi de faire de l'argent. Mais comme l'artiste qui ne renoncera jamais à ses compositions pour signer sur un grand label, bon nombre de ces communautés visent bien leur pérennité avant leur rentabilité.

J'ai rencontré certains de mes meilleurs amis grâce à ces communautés, j'ai appris mon métier en analysant des du code ouvert, des documentations et des spécifications accessibles sans payer.

Pour toutes ces raisons et bien d'autres, j'aime l'open-source et j'aime le logiciel libre !

samedi, 29 mai 2010

Une histoire de sécu sociale étudiante

L'histoire qui suit est une histoire vraie.

Pour diverses raisons administratives, j'essaie depuis quelques jours d'obtenir mon "attestation de carte vitale" (ce truc). Comme je suis étudiant, que j'ai changé d'établissement et de région par la même occasion, j'ai également changé de caisse d'assurance maladie. Si je commence par ça, je dirais que c'est déjà très bien pensé, un étudiant qui bouge, c'est tellement rare. Et donc, chaque année, il faut refaire une déclaration de médecin traitant (qu'un étudiant n'a pas vraiment, parce qu'il n'est jamais tout à fait au même endroit - un coup malade chez papa & maman, un coup sur son lieu d'études, une autre pendant le week-end ski, ...). Bref, une plaie qu'on pourrait presque imaginer salutaire, puisque les bases de données centralisées qui contiennent plein d'infos personnelles, on sait que c'est le mal.

Bref, j'ai reçu au cours du mois de décembre un papier assez intéressant de ma caisse bidule, qui raconte -grosso modo- ceci :

Bonjour, nous sommes votre nouvelle caisse d'assurance maladie, et on veut faire un geste écologique altruiste en mettant un place un espace personnel en ligne sur lequel vous trouverez tous les papiers qu'on vous envoyait avant. (NDLR : pas du tout "vous laisser payer le papier et l'encre pour faire les 100aines de photocopies qu'on vous enverra plus").

(...)

Juste une petite coupure pour ne pas dire que j'ai toujours un peu de mal avec ces bricoles tout-en-ligne, parce que finalement, des étudiants qui n'ont pas un accès à internet correct (non bridé/suffisamment sécurisé) sont assez nombreux. Si je le disais, je me tirerais une balle dans le pied, puisque je gagne(rait) un peu ma vie en faisant ces super espaces personnels en ligne.

bref. La suite est plus amusante :

Voici votre identifiant et votre mot de passe pour vous connecter sur notre site : (...). Par sécurité, ces identifiants ne sont valables que pendant 30 jours.

Là je me dis : "zut, décembre 09 + 30 jours = au mieux fin janvier 2010", on est en mai, c'est foutu. J'envisage de tenter quand même, sait-on.

Je vais sur le site de caissebidule et je vois le lapin blanc passer en courant, je le suis, et bienvenue au pays des merveilles.

On commence par les bases : les pages sont ignobles, ça clignote (merci pour les épileptiques), c'est complétement inaccessible, avec du flash, des menus déroulants en javascript, un niveau d'utilisabilité proche de zéro. Alors oui, on peut pas toujours faire un site super accessible et dans le fond, tant que la page s'affiche, on se tamponne de la qualité du code. Le vrai problème, c'est que, d'une part, c'est un site internet important, pour des services administratifs essentiels, le second, c'est qu'ils s'occupent de santé, et que ceux qui ont le plus besoin de ces services en ligne sont probablement ceux qui souffrent le plus de problèmes d'accessibilité !

J'ai de la chance, un navigateur qui fonctionne, et je peux accéder à ce fameux espace personnel. Je clique et me retrouve sur une page dont le nom de domaine n'a rien à voir ! J'ai un doute et une petite crainte de phising mal fait, j'arrête tout et je me renseigne.

La page est dans un sous-dossier, je veux rejoindre la racine pour savoir où je suis tombé, et je tombe sur... une page, avec un logo et rien d'autre. Je googlise, et le premier résultat est génial : la racine du domaine (sans www) qui n'est autre que la page de login à PhpMyAdmin (en http non sécurisé) ! Je sais d'ailleurs que c'est le paquet debian de phpMyAdmin 2.9.1.1-debian3. Cool, dernière stable 2.11.10 ou 3.3.3 pour la nouvelle branche.

Sérieusement, WTF ! Je retourne sur l'espace personnel de la caisse, et je commence à inspecter le certificat de sécurité. Il semble en règle (vérifié par une boîte française à priori fiable), et je découvre que l'organisation qui détient le certificat est une entreprise qui produit des "sites Internet et applications web pour les collectivités et organismes publics". Ce n'est donc à priori pas du phishing.

Je me lance avec mes identifiants périmés depuis janvier. Et ça marche, je suis connecté, j'attends un mail de confirmation qui met une vingtaine de minutes à arriver. Je suis sur mon espace personnel, toutes mes infos sont là : remboursements, dates d'affiliation, d'émission de ma carte vitale, etc.

Tout ça pour dire que j'ai de grosses inquiétudes sur la sécurité de mes données, de leur structure, et de la qualité de cette caisse d'assurance. Si rien n'est "grave" en soi ici, c'est un modèle de ce qu'on ne devrait jamais voir : aucun respect de l'utilisateur d'un côté et de l'autre, une infrastructure technique qui dévoile ses moindres secrets et une sécurité qui inquiète vraiment. D'après ce que j'ai vu, de nombreux autres services publics en tout genre sont ou étaient hébergés sur le même serveur. J'hésite encore à envoyer un courrier à cette caisse d'assurance maladie pour leur exprimer mon inquiétude.

Par ailleurs, PhpMyAdmin 2.9 est sujet à plusieurs failles de sécurité par injection SQL connues. Voilà qui rassure.

jeudi, 29 avril 2010

Thoughts on Apple

Steve "le Messie" Jobs vient de répondre publiquement à Adobe au sujet de la non-intégration de Flash sur les iPhone/Pod/Pad. Il y a déjà beaucoup de bruit à ce sujet, je vais donc en faire un peu plus.

Je n'ai pas l'intention de tailler les appareils d'Apple ou la technologie Flash. Toutes ces plateformes, parce qu'elles sont propriétaires, ont des avantages, et parce qu'elles sont fermées, des grosses lacunes.

Mais la réponse de Jobs est tellement empreinte de mauvaise foi et de détournements à l'avantage de la pomme que ça en devient insultant pour bon nombre de projets, de développeurs et d'utilisateurs.

Avant de prêcher sa bonne parole comme celle du Divin, on va faire le tri.

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lundi, 15 février 2010

Chatroulette c'est so 2000+10

Vendredi, pendant qu'Adée squattait mon vrai PC pour jouer aux Sims (ça c'est pour justifier ce qui suit) je me suis rabattu sur mon portable. Ce dernier est équipé d'une webcam. Ceci entrainant cela, j'ai passé à peu près cinq heures sur chatroulette (pas besoin de lien, vous trouverez tout seul).

Pour ceux qui vivent dans une grotte ou qui se contre-tamponnent des non-services qui fleurissent sur le web, chatroulette est un site internet (obviously NSFW), embarquant une petite application qui vous met automatiquement en lien (webcam+audio+chat texte) avec un(e) inconnu(e), parmi les nombreux autres connectés sur le service. On est connecté avec quelqu'un, et si cette personne ne nous plait pas, il suffit de cliquer sur "next" (ou d'appuyer sur F9) pour passer au suivant. Toute ressemblance avec un show-télé de dating bidon serait fortuite. Tout est anonyme : pas de pseudo, pas d'adresse e-mail, pas de moyen de se retrouver après la magie du bouton next.

J'avais franchement pas prévu de passer autant de temps la dessus, surtout si on tient compte du fait qu'il est particulièrement difficile de dégager un quelconque intérêt à ce service. Mais comme un vrai warrior (et comme je ne pouvais ni coder comme un fou-furieux, ni faire chauffer ma carte graphique), je me suis débrouillé pour dresser un panel des utilisateurs, un vendredi entre 19h et minuit (heure locale). On peut le résumer en ceci (chiffres basés sur rien) :

  • Mecs : 80%
    • Qui cherchent à voir des nichons : 30%
    • Qui sont entre potes et bourrés (et qui cherchent aussi à voir des nichons, entre autre) : 50%
    • Qui montrent leur bite et cherchent à en voir une aussi : 10%
    • Qui sont seuls et ne savent pas ce qu'ils foutent là, mais voudraient bien voir une bite ou des nichons : 9%
    • Qui testent, veulent vraiment essayer de communiquer : 1%
  • Filles : 19%
    • Qui veulent parler, mais finissent par voir tous les mecs comme des des choses en manque de nichons : 30%
    • Qui sont entre copines et veulent loler devant une bite : 30%
    • Qui sont là pour tester la résistance de leur souris ou de leur touche F9 : 35%
    • Qui sont là comme ça, pour voir (?) : 4.9999%
    • Qui veulent effectivement montrer leurs nichons : <0.0001%
  • Autres, cherchant à prouver l'existence des extra-terrestres et à justifier la nécessité des structures de soins psychiatriques : 1%

Note : 90% des images à base de bites sont des vidéos qui tournent en boucle, et je n'ai pas eu besoin d'analyser les vidéos pour m'en rendre compte hein. Bon, les présentations sont faites (et bon, je n'ai rien raconté de bien original ici).

Mais en fait, ce qui me fait surtout rire avec chatroulette, c'est que c'est à peu de chose prêt ce qu'on vivait il y a 10 ans avec les chats irc, quand on trainait sur caramail (lol) et voilà.fr (re-lol) et si l'élite passe par là, epiKnet. Pour savoir qui trainait la dessus, cf la liste si dessus. Ce genre de trucs so 2000 ont été complétement expulsés par les nombreux softs d'instant messenger (msn, yahoo, aim aussi) avec lesquels il devient délicat voire impossible de rencontrer de parfaits inconnus. C'est devenu franchement moins drôle. C'était tellement lolant de se moquer ouvertement des "bogoss_17m53" : pseudos à la syntaxe méga simple (une-connerie_AgeSexeVille). Après on passait sur netmeeting pour avoir la cam. Trop bien.

Il manque juste les #channels et les discussions à plus de 2 personnes pour retrouver cette ambiance d'alors.

J'ai quand même réussi à m'amuser un moment sur chatroulette. J'ai nexté très rapidement la plupart du temps, mais je me suis certainement fait nexter encore plus souvent, avant même d'avoir pu faire/dire quelquechose. J'ai quand même réussi à parler avec quelques personnes : un québecois qui s'était travesti pour pouvoir parler avec des filles, un nordiste, et une étudiante américaine qui parlait français : on a donc pu s'amuser à parler dans les 2 langues, ça m'a vraiment rappelé mes jeunes années dans les cybercafés et quand je monopolisais ma connexion cable "AOL par Numéricable" (re-re-lol) un bon paquet d'heures sur irc, avec les scripts et /me !1

Résumons : un site sans usage et donc multi-usage : un "truc" qui dépoussière ce qui à fait qu'internet est internet en rajeunissant le tout de 10 ans, avec une appli embarquée dans le navigateur + l'audio et la vidéo. De quoi buzzer et loler pendant un bon moment.

1 : C'est bon, t'es @voicé sur les commentaires, tu peux te lacher.

jeudi, 17 décembre 2009

Oh, et j'aime ça !

Ce n'est pas tous les jours évident de savoir pourquoi je me lève le matin, surtout ces derniers jours. Le problème n'est pas directement lié au paramètre fainéantise, mais plutôt à celui qu'on appelle "intérêt". Pourtant, j'aime l'informatique. Faisons un petit récapitulatif et un état des lieux.

Loin des lieux communs, je ne dirais pas que je suis tombé dans la marmite informatique quand j'étais petit, mais plutôt que j'ai été implémenté nativement avec une entrée et une sortie standard. Très jeune, mes parents m'ont installé un wiki tout frais qu'ils ont pris le temps de remplir, de maintenir et de mettre à jour. Ensuite sont arrivés mes enseignants, c'est principalement au CE2 que tout s'est révélé : mon enseignant de l'époque a réussi a activer le module "curiosité insatiable" et a lancé un service qui m'a forcé a garder mes transistors gris en ébullition. Scolairement, c'est arrivé comme ça.

Mon système souffrait par contre d'un gros problème en terme de connexion : la communication avec les autres membres du réseau était particulièrement difficile ; question de protocole ou de compatibilité peut-être.

Papa aimait l'informatique. Ce n'était pas son métier, à l'origine, mais l'outil a fini par prendre une place centrale. Merci à tous, j'arrivais (et j'y parviens toujours hein) à communiquer avec mes parents, et reproduire tout ce que papa faisait sur le mac était l'un de mes passe-temps favoris. J'ai d'ailleurs acquis mes premières notions de social engineering en m'exerçant sur maman et mon frère : les droits d'administration sont tellement pratiques pour bidouiller un PC !

Même si je pouvais encore passer beaucoup de temps à ne rien faire dans le village avec mes petits camarades, quand ils ont déménagés et que je suis arrivé au collège, je suis devenu un véritable solitaire en mal de reconnaissance qui passait son temps à nourrir sa base de données grâce aux contributions gratuites qu'on trouvait un peu partout sur le net (les bonnes et les mauvaises). J'ai appris des langages comme HTML, PHP et les dérivés en cinquième. Quelle occupation exceptionnelle !

Au lycée, j'ai réussi a découvrir autre chose, je me suis même fait des amis, pas que des gens biens, mais des gens qui ont rendu mon sens critique à la limite du supportable : imitation était toujours la seule chose que je savais faire dans ce domaine.

Je suis arrivé en DUT où l'informatique est devenu un travail en plus d'une passion. C'est là bas que j'ai réalisé pour la première fois que l'informatique attirait plus pour sa générosité en matière d'emplois et de salaire plus que par passion : première grosse déception.

J'ai eu le vague espoir que mon atterrissage en école d'ingénieurs changerait la donne, que la motivation serait un critère fondamental dans notre succès dans le domaine. Pas mieux : l'informatique c'est un support pour passer à autre chose, si l'INSA me donne les moyens d'aller plus loin dans mes compétences informatique, la promo me scotche à mes acquis, en contraignant la machine à se limiter au bachotage et à l'application du Just-in-time dans les travaux pratiques. Le 12 suffira largement pour valider la matière.

Autant dire que la motivation en prend un coup, d'autant plus que je suis installé loin du campus et que la communication en dehors des heures de cours reste globalement très limitée. Je suis donc dans Lyon, avec Adée comme seule personne dépassant le stade de connaissance (bon, il y a aussi de la famille à Lyon, mais on a notre vie, ils ont la leur, etc).

En DUT, je pouvais continuer a aimer l'informatique en apprenant par moi même, aujourd'hui, le temps manque. Alors toutes ces matières informatiques deviennent comme des médicaments qu'il faut avaler sans broncher pour guérir plus vite. Pourtant, tout ça prend de plus en plus de place dans ma vie quotidienne : je passe un temps fou à faire de l'informatique, je parle informatique, mes réflexions sont essentiellement basées sur des heuristiques mal travaillées et je m'intéresse plus à la mise à jour d'un kernel qu'à la direction que prend tout ce beau monde qui m'entoure.

J'adore toujours l'informatique : mes capacités de raisonnement et mon niveau d'efficacité dans ce domaine évoluent sans cesse, en grande partie grâce à mes cours qui m'obligent à être plus rigoureux et à chercher plus loin : j'apprends donc en remplaçant ma distribution user-friendly pour une archlinux qui demande d'aller mettre les mains dans le moteur. Il me manque peut-être un vrai chalenge motivant, l'école d'ingénieurs n'étant pas celui que j'attendais...

jeudi, 12 novembre 2009

Cède compte twitter ?

Tiens, aujourd'hui, je suis tombé sur ça :

http://www.deuxpourleprixdun.com/wordpress/?p=279

trouvé via twitter évidemment. Il y a deux choses qui m'interpellent ici :

Va-t-on bientôt entendre parler de vente/échange/offre de comptes twitter bien suivis pour favoriser l'entrée sur le système des petits nouveaux en mal d'être connus ? C'est un business qui pourrait rapporter pas mal. Imaginez plutôt : pour quelques heures par jour, vous remplissez le compte d'un autre et augmentez sa visibilité contre quelques euros. En fait, ça se fait déjà nettement en politique !

La deuxième, c'est : comment des gens réussissent à manipuler plusieurs comptes à la fois ? Je vois quelques amis qui twittent à longueur de journée, de puis leur PC, à la maison, au boulot, dans les transports avec leur trucPhone... et sur plusieurs comptes, pour ne pas mélanger les tweets "persos", des pros, ou ceux sur un sujet ou un autre. Comment font-ils (ou faites-vous) pour ne pas devenir bipolaire ?!

Ah, et j'en profite pour vous dire que Kriisiis, un blogueur du coin va bientôt lancer son "guide du débutant sur Twitter", avec un condensé de conseils (que je ne suis pas :/) pour bien commencer. On trouve d'ailleurs pas mal d'autres infos sur twitter et l'actu des réseaux sociaux sur son blog :) Comme ça le billet sert à quelque chose :)

vendredi, 14 août 2009

Sans e-réputation fixe

En faisant mon petit tour du web d'avant l'épisode de la série d'avant de dormir, je suis tombé sur un article parlant d'e-réputation. Il parait que ça se surveille. Alors, bon, aujourd'hui, même les plus neuneu naïfs sont a peu près tranquilles, parce que Facebook écrit partout qu'il faut surveiller son profil et ses données personnelles.

Mais quand même, cet article (rédigé par une boite qui surveillera le web pour que Google vous imagine comme le parfait gentleman que vous rêvez d'être) m'invite à fouiller le web en me googlant sur quelques pages et en cherchant sur des méta-moteurs comme 123people.fr. Même si je m'amuse régulièrement à taper Martius sur les moteurs de recherche du coin - pour combler mon humeur d'auto-satisfaction - , j'ai quand même été surpris ! C'est là que j'ai réalisé à quel point je n'avais aucune e-réputation une fois sorti de Martius Web, le(s) blogs et Facebook. Et on explique ça très simplement par le fait que :

  • Martin Richard est un patronyme hyper commun, d'autant plus que dans l'autre sens, Martin est le premier nom de famille en France,
  • Il existe plein de vieux Martius morts, contemporains des romains,
  • Mes sites et blogs ne sont pas ou peu agrégés sur d'autres sites.

C'est quand même un peu frustrant, d'autant plus qu'Adée est fichée comme si elle avait eu sa place sur la liste des ennemis publics numéros 1 du FBI, parce que son nom est nettement moins commun, et que des titefrog, on en trouve pas des masses.

Je devrais donc en profiter pour reprendre mes veilles casseroles et taper dessus avec une cuillère en bois, être un brun cynique, et reprendre la ligne éditoriale du skyblog que j'avais ouvert (et que j'ai laissé en ligne, parce qu'il m'amuse tellement le Martiuslol d'il y a trois ans) à savoir : taper sur tout et tout le monde, sans relire trois fois mes posts.

Je vais commencer sobrement par dire : mes vacances ne sont vraiment pas des vacances, vivement la rentrée, et tant pis pour les kikoolols qui font déjà des cauchemars en pensant à leur prof d'histoire-géo passant le quintal et demi et retirant un demi point pour chaque faute d'accord sur le participe passé d'un verbe du premier groupe trouvé, non mais !

Et donc, cher lecteur, je t'offre aujourd'hui l'occasion de me ridiculiser en public (enfin bon, façon de parler, c'est pas avec la fréquentation de ce blog que... enfin bref hein !) en retrouvant ces casseroles (ça devrait pas prendre plus de cinq minutes).

Pour en finir avec le suspense haletant qui dure depuis la première longue phrase de ce billet, la série de ce soir n'est pas encore choisie, ça sera peut-être true blood, parce que je connais pas et que plein de gens que j'aime bien et que j'aime pas la regardent (je confirmerais ou dirais toute la vérité si j'ai plein de commm's).

"MartiusWeb.net" et "Humeur et blog de Martius" composent un site internet conçu par Martin Richard | © Martin Richard

Les articles et billets du blog sont sous licence Creative Commons BY-SA-NC France, la charte graphique est à la propriété de son auteur.

Merci d'avoir lu jusque là !