L'humeur et le blog de Martius

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dimanche, juillet 4 2010

Le nouvel algorithme de l'ios 4 d'apple

Allez, c'est le weekend, je n'ai pas écris depuis longtemps ici alors j'ai décider de troller de nouveau sur Apple. La dernière fois, c'était plutôt rigolo. Je ferais juste plus court.

Vous avez certainement entendu parler des problèmes de réception qui touchent certains iPhone 4, selon la manière dont l'appareil est tenu en main.

Une class-action ayant été lancée contre Apple et At&t, ils ont décidé de réagir. Apple a publié une lettre. En gros ça dit :

"mais non, en fait, le téléphone est génial, on a ajouté une super antenne, on s'est rendu compte -et on a bien rigolé au bureau- qu'on s'était planté dans l'algo qui détermine le nombre de barres à afficher. LOL sûrement un stagiaire à battre. Bon du coup, on va lancer le nouvel algo, poke @ATandT (histoire de dire qu'on fait tout pour que vous arrêtiez cette class-action) qui sera nettement plus précis : quand ça affichait zéro, ça affichera plus, et quand c'était 5, ça affichera un peu moins, parce que c'était pas vrai non plus. Si t'es pas content, t'as 30 jours pour renvoyer ton iphone, on le filera à ceux qui on pas pu l'avoir pour cause de rupture. On aime l'iphone : on aime les objets jolis. Bisous"

donc, en exclusivité, voici le nouvel algo :

Iphone.signalBarsToDisplay = 3;

C'est pratique, ça contente tout le monde, et l'effet placébo devrait faire l'affaire. Bien, tout le monde est sauvé.

J'ai eu peur qu'ils accusent Flash de brouiller les ondes quand même.

jeudi, juin 24 2010

J'aime le libre et l'open-source

Je lis et j'entends depuis quelques jours que nos valeurs sont bafouées. Le catalyseur est naturellement la débâcle de l'équipe de France de Football pour les événements que je n'ai pas besoin de décrire. L'un des premiers à m'avoir envoyé ce pavé dans la figure était Jean Michel Apathie au Grand Journal, qui en partant de l'émiettement des valeurs du sport ("les joueurs n'ont aucuns repères moraux", je cite avec la faute de grammaire) s'est étendu au journalisme ("les journalistes qui cachent les caméras (...) volent les images") ou encore à la corruption politique ("un ministre ment (...)"). Ainsi, ces exemples nationaux sont des "hontes", la chronique de Stade 2 à ce sujet compare l'éclatement de l'équipe de France à l'éclatement de la bulle financière, les blogs se déchaînent et les réactionnaires n'ont même plus besoin de chercher en dehors du journal de TF1 pour trouver de quoi alimenter leurs conversations.

J'ai lu un article fort sympathique qui reprend cette thématique, et met en avant la disparition de des valeurs qui s'incruste de plus en plus vers les pratiques "en amateur", du sport, de la musique, et d'autres.

verbatim :

Cette suffisance omnibulatoire des valeurs matérielles corrompt un peu plus chaque jour les pratiques amateures. Analoguement (!) on retrouve cet effondrement général dans toutes les pratiques sportives et culturelles.

Je ne paraphraserais pas l'article, vous pouvez le lire, il vaut les quelques minutes que vous passerez sur Le Transistor. Je partage effectivement, tout du moins en partie, le sentiment que beaucoup visent les paillettes avant le simple plaisir de se concentrer sur leur passion - et c'est triste.

Je suis chanceux, en tout cas je le crois, car je suis passionné par l'informatique (et plus particulièrement le développement logiciel). C'est une passion qui a fort en commun avec de nombreuses autres : le plaisir de la pratiquer, d'en discuter, de voir d'autres passionnés la pratiquer,....

Ce que j'aime par dessus tout avec cette passion pour l'informatique, c'est que les valeurs y sont fortes et sont portées par l'esprit du de l'open source et du logiciel libre. Ces deux notions sont différentes : l'open-source est une pratique semblable au fait de donner la partition et les paroles avec une chanson enregistrée - on a alors en notre possession la production et de quoi l'analyser, étudier son fonctionnement, la manière dont elle a été exécutée et la possibilité de la modifier, de l'améliorer. Le logiciel libre renforce cette pratique et ses valeurs d'échange et de partage en garantissant à l'utilisateur que cette production le respecte, et respecte une éthique certaine.

Ces valeurs sont portées par des communautés humaines qui ont pour mot d'ordre la contribution : contribuer à la diffusion du savoir avec Wikipédia, à la réalisation d'outils pour l'éducation, la santé, le loisir. En fait, contribuer aux besoins et passions de chacun.

Ces communautés sont composés de nombreuses personnes qui s'investissent comme elles le souhaitent et le peuvent, ces communautés innovent et créent des outils pour diffuser leurs innovations : les barcamps, blogs, et autres plateformes sont autant de moyens que les passionnés d'informatique ont imaginés pour transmettre leurs compétences et leur passion.

Aujourd'hui, ces communautés se professionnalisent, se structurent (ou sont portées par des structures établies) et oui, elles tentent aussi de faire de l'argent. Mais comme l'artiste qui ne renoncera jamais à ses compositions pour signer sur un grand label, bon nombre de ces communautés visent bien leur pérennité avant leur rentabilité.

J'ai rencontré certains de mes meilleurs amis grâce à ces communautés, j'ai appris mon métier en analysant des du code ouvert, des documentations et des spécifications accessibles sans payer.

Pour toutes ces raisons et bien d'autres, j'aime l'open-source et j'aime le logiciel libre !

lundi, juin 21 2010

Nous allons mal

Mesdames, Messieurs, Chers lecteurs.

J'ose le dire : Nous allons mal. Et oui, Nous avec un N majuscule.

D'abord et avant tout, Nous subissons une terrible crise, non pas financière, non pas économique ni même écologique, mais une crise générale. D'abord une crise que personne n'explique, pas même nos hauts représentants politiques qui sont restés sans voix au grand journal, et on prétexté d'importantes réunions pour se défiler. Une crise qui sature l'internet mondial, et ralentit l'accès, pour des millions d'entre Vous au Graal du logiciel pour mobile fermé. Mais aussi, une crise face à laquelle les mots me manquent, à la vue de ceux qui ne peuvent retenir les leurs. Une crise qui nous humilie, nous touche tous et qui nous confronte à des jeux de mots vaseux rédigés par les journalistes de la presse quotidienne dans leur dernier souffle avant le week-end.

Cette crise nous coûte, et nous pousse vers une période d'austérité, de rigueur, de gel des dépenses. Dépenses probablement parties en Afrique du Sud, puisqu'ici c'est l'été et là bas l'hiver.

Une crise pendant laquelle Nos enfants subissent des productions animées de mauvaise qualité (et d'un humour moyen) qui œuvrent à la promotion d'une loi sans fond, même pas pour le gouffre dans lequel les dépenses encore au soleil se jettent.

Nous somme perdus : les bergers ont quitté le navire et nous nous mutinons. Nous sommes perdus. Même Michel Sardou, notre référence philosophe se détourne de ses idoles. Même notre leader, Patrick Sébastien, renonce à son mouvement à l'appellation fédératrice. Même la fête de la musique ne sait plus quand tomber, et prend sa place pendant les épreuves du Baccalauréat. Nos chères têtes blondes, qui formeront les rangs des élites de demain, un temps privées d'apéro Facebook, ne pourrons se divertir pendant le seul apéro géant financé par nos impôts.

Même au Carrefour, notre allié au quotidien pour avoir la garantie de prix bas ne parie plus sur nous, tandis que nous parions sur internet.

Alors que faire ? Faut-il s'inscrire sur Twitter et rejoindre la #FêteDuSlip ? Non ! Tournons nous vers des nouvelles plus légères et plus réjouissantes : le ciel offre piscines aux habitants du Var ou aux chinois, le pétrole est offert aux côtiers de Louisiane ou la démocratie qui prend forme au Kirghizistan.

samedi, mai 29 2010

Une histoire de sécu sociale étudiante

L'histoire qui suit est une histoire vraie.

Pour diverses raisons administratives, j'essaie depuis quelques jours d'obtenir mon "attestation de carte vitale" (ce truc). Comme je suis étudiant, que j'ai changé d'établissement et de région par la même occasion, j'ai également changé de caisse d'assurance maladie. Si je commence par ça, je dirais que c'est déjà très bien pensé, un étudiant qui bouge, c'est tellement rare. Et donc, chaque année, il faut refaire une déclaration de médecin traitant (qu'un étudiant n'a pas vraiment, parce qu'il n'est jamais tout à fait au même endroit - un coup malade chez papa & maman, un coup sur son lieu d'études, une autre pendant le week-end ski, ...). Bref, une plaie qu'on pourrait presque imaginer salutaire, puisque les bases de données centralisées qui contiennent plein d'infos personnelles, on sait que c'est le mal.

Bref, j'ai reçu au cours du mois de décembre un papier assez intéressant de ma caisse bidule, qui raconte -grosso modo- ceci :

Bonjour, nous sommes votre nouvelle caisse d'assurance maladie, et on veut faire un geste écologique altruiste en mettant un place un espace personnel en ligne sur lequel vous trouverez tous les papiers qu'on vous envoyait avant. (NDLR : pas du tout "vous laisser payer le papier et l'encre pour faire les 100aines de photocopies qu'on vous enverra plus").

(...)

Juste une petite coupure pour ne pas dire que j'ai toujours un peu de mal avec ces bricoles tout-en-ligne, parce que finalement, des étudiants qui n'ont pas un accès à internet correct (non bridé/suffisamment sécurisé) sont assez nombreux. Si je le disais, je me tirerais une balle dans le pied, puisque je gagne(rait) un peu ma vie en faisant ces super espaces personnels en ligne.

bref. La suite est plus amusante :

Voici votre identifiant et votre mot de passe pour vous connecter sur notre site : (...). Par sécurité, ces identifiants ne sont valables que pendant 30 jours.

Là je me dis : "zut, décembre 09 + 30 jours = au mieux fin janvier 2010", on est en mai, c'est foutu. J'envisage de tenter quand même, sait-on.

Je vais sur le site de caissebidule et je vois le lapin blanc passer en courant, je le suis, et bienvenue au pays des merveilles.

On commence par les bases : les pages sont ignobles, ça clignote (merci pour les épileptiques), c'est complétement inaccessible, avec du flash, des menus déroulants en javascript, un niveau d'utilisabilité proche de zéro. Alors oui, on peut pas toujours faire un site super accessible et dans le fond, tant que la page s'affiche, on se tamponne de la qualité du code. Le vrai problème, c'est que, d'une part, c'est un site internet important, pour des services administratifs essentiels, le second, c'est qu'ils s'occupent de santé, et que ceux qui ont le plus besoin de ces services en ligne sont probablement ceux qui souffrent le plus de problèmes d'accessibilité !

J'ai de la chance, un navigateur qui fonctionne, et je peux accéder à ce fameux espace personnel. Je clique et me retrouve sur une page dont le nom de domaine n'a rien à voir ! J'ai un doute et une petite crainte de phising mal fait, j'arrête tout et je me renseigne.

La page est dans un sous-dossier, je veux rejoindre la racine pour savoir où je suis tombé, et je tombe sur... une page, avec un logo et rien d'autre. Je googlise, et le premier résultat est génial : la racine du domaine (sans www) qui n'est autre que la page de login à PhpMyAdmin (en http non sécurisé) ! Je sais d'ailleurs que c'est le paquet debian de phpMyAdmin 2.9.1.1-debian3. Cool, dernière stable 2.11.10 ou 3.3.3 pour la nouvelle branche.

Sérieusement, WTF ! Je retourne sur l'espace personnel de la caisse, et je commence à inspecter le certificat de sécurité. Il semble en règle (vérifié par une boîte française à priori fiable), et je découvre que l'organisation qui détient le certificat est une entreprise qui produit des "sites Internet et applications web pour les collectivités et organismes publics". Ce n'est donc à priori pas du phishing.

Je me lance avec mes identifiants périmés depuis janvier. Et ça marche, je suis connecté, j'attends un mail de confirmation qui met une vingtaine de minutes à arriver. Je suis sur mon espace personnel, toutes mes infos sont là : remboursements, dates d'affiliation, d'émission de ma carte vitale, etc.

Tout ça pour dire que j'ai de grosses inquiétudes sur la sécurité de mes données, de leur structure, et de la qualité de cette caisse d'assurance. Si rien n'est "grave" en soi ici, c'est un modèle de ce qu'on ne devrait jamais voir : aucun respect de l'utilisateur d'un côté et de l'autre, une infrastructure technique qui dévoile ses moindres secrets et une sécurité qui inquiète vraiment. D'après ce que j'ai vu, de nombreux autres services publics en tout genre sont ou étaient hébergés sur le même serveur. J'hésite encore à envoyer un courrier à cette caisse d'assurance maladie pour leur exprimer mon inquiétude.

Par ailleurs, PhpMyAdmin 2.9 est sujet à plusieurs failles de sécurité par injection SQL connues. Voilà qui rassure.

jeudi, avril 29 2010

Toughts on Apple

Steve "le Messie" Jobs vient de répondre publiquement à Adobe au sujet de la non-intégration de Flash sur les iPhone/Pod/Pad. Il y a déjà beaucoup de bruit à ce sujet, je vais donc en faire un peu plus.

Je n'ai pas l'intention de tailler les appareils d'Apple ou la technologie Flash. Toutes ces plateformes, parce qu'elles sont propriétaires, ont des avantages, et parce qu'elles sont fermées, des grosses lacunes.

Mais la réponse de Jobs est tellement empreinte de mauvaise foi et de détournements à l'avantage de la pomme que ça en devient insultant pour bon nombre de projets, de développeurs et d'utilisateurs.

Avant de prêcher sa bonne parole comme celle du Divin, on va faire le tri.

Lire la suite...

vendredi, avril 23 2010

Le client pris pour un con, ça rapporte ?

Quand je prend le rôle du client [potentiel] vis à vis d'une entreprise - c'est à dire, la plupart du temps - j'ai le même comportement que de nombreux autres clients, en tout cas, je le pense. Je n'ai pas souvent l'autre rôle, celui de l'entreprise, puisque je n'ai pas beaucoup de clients et que ce n'est pas mon activité principale.

Ma rencontre avec une entreprise, en tant que client, s'effectue de plusieurs manières : je suis dans une surface de vente, et/ou je suis en contact à un conseiller/vendeur/commercial, je consulte le site internet institutionnel, je m'intéresse à un dépliant ou une publicité pour ses produits ou services... Bref, par ces différentes voies, c'est toujours l'entreprise qui s'exprime, et le message reste sensiblement le même.

Je ne suis pas toujours un client éclairé, et encore moins un "client intelligent" (j'achète parfois sans trop réfléchir, sur des produits et services que je ne maîtrise pas nécessairement et qui ne reflètent pas toujours mes besoins). Pourtant, le meilleur moyen de me louper comme client, c'est de me prendre pour un con, et j'en ai souvent l'impression. Comme mon père me le disait, une bonne vente, c'est celle où le client et le vendeur sont tout deux satisfaits, et pour me satisfaire, il suffit généralement de montrer une certaine honnêteté.

De nombreuses entreprises réussissent ça très bien, et voici quelques exemples :

  • free : tout le monde ne le pense pas, mais je n'ai presque jamais eu l'impression de me faire piéger par cette entreprise, à deux exceptions près (les frais de résiliation à la rupture du contrat et la remise à zéro de l'ancienneté à chaque changement de situation). Cette entreprise à toujours répondu correctement à mes besoins : les services sont innovants, plutôt complets et correspondent à ce que je suis, c'est à dire un geek qui n'a que rarement besoin de l'assistance technique (c'est peut-être pour ça que je n'ai pas à me plaindre de cette entreprise).
  • google : les services proposés par l'entreprise sont bons et la règle du jeu est connue - j'accepte de donner une part de moi-même à une base de données géantes pour faciliter les sollicitations d'autres entreprises. Je me suis d'ailleurs rendu compte que quand la côte de popularité de la firme a baissé (notamment à cause des propos de son CEO), j'ai commencé à me méfier et à envisager certaines alternatives, et je garde une certaine réserve vis à vis de certains de leurs services si les règles du jeu ne me paraissent pas très suffisamment équilibrées.
  • ikea : on sait très bien que, comme les autres dans cette catégorie, cette firme n'est pas philanthrope, pourtant, elle me permet d'acheter des meubles que j'estime correct à un prix que j'estime correct.
  • mon commerçant de proximité : c'est rarement un stratège commercial hors-pair, et ça lui coûte parfois car il peut lui-même dévaloriser son travail. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas l'impression de me faire enfler quand j'achète mon pain ou que je vais chez le coiffeur.
  • Macdo : je sais, leurs sandwichs sont mauvais pour la santé et en plus c'est très cher pour ce que c'est. En plus, beaucoup d'amis ayant travaillé dans l'une des franchise m'ont détaillé le calvaire qu'ils vivent. Pourtant, je sais qu'à chaque fois que j'irais dépenser une fortune chez eux, j'aurais le McDeluxe qui me fera plaisir sur le moment, le McFlurry qui va avec et ça me va.
  • Il y a plein d'autres exemples, et il suffit que je regarde autour de moi ou mon relevé de comptes pour les trouver : ces entreprises m'ont inspiré confiance, et j'ai ouvert mon porte-monnaie. Au hasard, Asus, Amazon, les transports en commun lyonnais, Le monde, les éditeurs de bédés, Nintendo, Panzani....

D'un autre côté, il y a toutes celles qui me posent un problème, et chez lesquelles je n'irais pas, ou moins souvent. Ces entreprises sont souvent celles qui bénéficient d'un avantage "naturel", d'un monopole établi ou sont simplement des vendeurs de nécessaires (alimentation, énergie, etc).

La grande distribution applique des promotions dans tous les sens, me vend le troisième exemplaire d'un produit acheté au prix fort à 0€, prétend que ses magasins sont les moins chers. Ça ne m'inspire que de la méfiance, et je passe/perd encore plus de temps à recalculer les prix, considérer que tel ou tel produit devrait être acheté ailleurs même si c'est plus cher. Ils me tiennent parce qu'ils sont un point de passage obligatoire, pourtant je déteste ces enseignes et j'ai toujours une certaine appréhension quand je passe en caisse.

On a aussi les opérateurs de téléphonie mobile, qui vendent de l'illimité limité (les exemples fleurissent - limitation de débit, etc), des téléphones modifiés et bridés plus chers que les originaux dans les même conditions, et font pencher la balance en leur faveur sur tellement de points que quand je souscris à un abonnement, je n'ai pas la moindre idée des conséquences que ça aura. Je ne parle même pas de l'opérateur télécom historique, qui vend ses abonnements à internet une fortune, pour des services de moins bonne qualité les trois autres (si si, clairement) -- ils ne sont pas là de me revoir comme client.

Que ce soit ma banque ou un magasin de vêtements bien connu, quand on me fait un devis à 100 pour descendre à 60 (en s'alignant sur le concurrent ou par le biais d'une promo magique) j'ai vraiment l'impression de me faire avoir, et j'ai tendance à aller vers celui qui fixe immédiatement le prix à 65 (je ne demanderais d'ailleurs pas 60). De nombreuses promos et ventes flashs sont l'application de règles de marketing bien courantes, pour faire connaître un produit, préparer le terrain de son remplaçant, etc. Mais je suis surpris de voir des magasins augmenter leurs prix de 20% (sur un gros catalogue qui vient d'être mis à jour, ça ne se voit pas), s'étonner de voir que les produits ne se vendent plus si bien et faire marche arrière sous la forme de promos sur des rayons pleins à craquer. Idem pour l'industrie du cinéma et de la musique, qui s'auto-détruit en criant à qui veut l'entendre qu'elle est mourante et qu'il faut l'aider (alors que les résultats sont toujours bons).

J'ai définitivement du mal à comprendre comment une entreprise compte fonctionner en trichant et en étant malhonnête (en restant dans le cadre de la loi -- la plupart du temps). Les nouveaux entrants sur un marché qui fonctionnent sont présentés comme des concepts "révolutionnant le marché", en fait, bien souvent, ils sont plus honnêtes et transparents ou simplement, à contraintes équivalentes, offrent mieux, ce qui ré-équilibre la balance. Sérieusement, des gens peuvent m'expliquer comment les entreprises décident que nous prendre pour des cons ça rapporte plus que d'être correct ?

mardi, avril 6 2010

Ça m'énerve... !

À titre préliminaire, toute personne ayant la bonne idée de dire que le titre du présent billet n'a rien d'original car un chanteur populaire me l'a soufflé dernièrement mérite de recevoir une décision de la cours du bon goût ordonnant la castration chimique des glandes de la création artistique.

Passons maintenant aux choses sérieuses.

Depuis mercredi soir, et pour une raison actuellement toujours inconnue, j'ai mal aux dents. Mais mal au point de m'empêcher de dormir et d'arriver en cours aussi arraché qu'un scellé sur la boîte d'un iPad vendu vendredi à San Francisco.

J'ai donc appelé un dentiste jeudi, mais "désolé le Docteur [blabla] sera absent jusqu'à mardi, vous comprenez c'est le week-end de pâques". Ah oui, je comprend, ce cher [blabla] ne sera donc pas mon dentiste. J'appelle donc le cabinet de [bidule] - après avoir appris que [truc] et [machin] ne reçoivent pas comme ça, et qu'il faut une bonne semaine pour avoir un rendez-vous - qui a une secrétaire bien sympa mais qui ne peut rien faire pour moi. Elle me dirige donc vers les urgences dentaires de Lyon. J'y vais, il est un peu tard, mais bon, c'est pour une urgence non ?

En fait, les urgences dentaires sont ouvertes de 9h à 16h30, idéal pour les étudiants arrachés donc. Vendredi, laisse tomber t'as cours, tu souffres en silence et tu te dis que c'est bien, pour pâques, t'es aussi un peu en vacances parce que tu rentres chez papa et maman. Et là, ah ah, t'auras tout le temps de te faire charcuter par un étudiant bourré de la veille qui se charge des urgences (on est solidaires entre nous les étudiants).

Samedi matin, après une nuit aussi agréable qu'un marathon Twilight avec une dizaine de gamines de 7 à 12 ans, je suis tellement nerveux que ma mère se charge, pour moi, d'appeler qui il faut pour que je puisse accéder au cabinet du détenteur du Saint-Graal de la semaine (les compétences pour soigner mes dents). Dans la mesure où il faut appeler le commissariat pour avoir les coordonnées d'un professionnel de santé de garde, je pense que Maman avait un peu peur que le/la standardiste appelle la SPA de peur qu'un animal dangereux se soit égaré (il faut dire que je criais, et pas qu'un peu), c'est pour ça qu'elle s'en est chargée.

Donc, sachez-le, si vous habitez dans l'Aube, un dentiste de garde, ça n'existe pas madame (quelle idée).

Et c'est là où la rage (de dents) se diffuse en moi plus vite qu'un mème sur youtube (je devrais arrêter les comparaisons) : Bordel ! Il y a un vétérinaire de garde, en ville (donc me parlez pas des fermes et des exploitations laitières) mais pas de dentiste de garde.

J'ai bien pensé à dire à un vétérinaire que je souffrais d'une rage de dents, mais de peur qu'il n'entende que "rage" et décide d'abréger radicalement mes souffrances, je me suis abstenu.

En fait, c'est assez logique, puisque dans les restaurants de Luxe des hôtels de luxes on sert des plats de luxe aux chiens des vieilles tirées (les deux étant habillés en Burberry) et que ces saloperies sont mieux nourris que les étudiants, c'est bien normal qu'ils soient mieux soignés que les étudiants (j'ai la même avec le train : les vieilles achètent un billet pour leur bestiole, alors pourquoi le dégager du siège pour permettre à un étudiant sans réservation de s'assoir).

Conclusion : aboyez, vous serez peut-être soigné par la bonne volonté d'une vieille fortunée.

En attendant, merci de se soucier de moi, j'ai toujours mal et j'ai rendez-vous dans une heure et demi, à peu près, chez [bidule] d'ailleurs.

dimanche, mars 21 2010

La dernière sextape de juldes

Ah non, on me dit que c'est spring tape, ça alors, je suis drôle ce soir.

De la musique qu'elle est bonne à écouter se cache ici, compilée par notre maître à tous.

Musée des beaux arts de Lyon

Week-end du printemps, il faut moche, alors pour nous occuper et plutôt que bosser, avec Adée, on a décidé d'aller au musée. (Je n'aime pas la précédente phrase, qui contient bien trop de virgules).

Nous nous sommes donc rendu au musée des beaux arts de Lyon, place des Terreaux, et gratuit pour les moins de 26 ans et étudiants. Je ne ferais pas le guide, parce que déjà je suis un sérieux inculte et matière d'arts, et parce qu'en plus, vous n'avez qu'à y aller au musée (c'est pas super cher).

Par contre, je peux vous parler des spécimens que j'y ai rencontré, et si j'étais une œuvre d'art (...) exposée dans le musée, je me marrerais bien.

Le mec qui dessine

Lui il voit des trucs qu'on voit pas, il est physiquement présent, mais communique avec les œuvres comme si il était pote avec elles sur facebook. C'est assez intriguant : il se pose quelque part, regarde une sculpture et essaie de la mettre sur le papier avec autant de crayons différents qu'il y a de pokémons. En même temps, c'est un mec bien, parce qu'il te snobe pas, il ne réalise même pas que tu es là. En plus, il ne suit pas le sens de la visite !

On en repère deux type : le cas A porte une veste noire, des lunettes avec grosses branches et gros contours, à les cheveux souvent mi-longs et des converses. Le cas B est volontairement mal rasé, a quelques traces de gouache sur les doigts et la chemise coton naturel à moitié ouverte.

Quoi qu'il en soit, ils ont tous les deux des immenses blocs-notes canson, un gros sac plein de crayons et un trieur de dessins A3. Autant dire qu'on le loupe pas.

Existe aussi en modèle fille, reconnaissable aux même attributs, mais les cheveux longs et un T-shirt rayé.

Le papa et/ou la maman

On ne sait pas grand chose de ce spécimen, mais il nous rappelle pourtant quelque chose. En tout cas, il a toujours un gros sac et dit tout le temps "chuuuuut", "t'es sûr que t'as pas envie de faire pipi ?", "arrête de courir partout", "regarde là, il y a une momie", "tu sais ce que c'est ça ?".

On ne sait pas trop ce qui lui a pris de venir là, d'autant plus qu'il savait déjà que Théo/Lucas/Zoé/Lucie passerait plus de temps à contempler le macdo d'en face que les représentations subliminales des principales scènes mythologiques. En même temps, papa a pas voulu qu'elle reste devant la statue avec un cygne et Léda.

Le couple Ikéa

Alors eux, ils ont pas compris le concept du musée. Enfin, c'est à dire qu'ils doivent confondre avec le célèbre bien-plus-qu-un marchand de meuble suédois. Ils se promènent avec le catalogue de prêt qu'ils ont eu à l'entrée, ne comprennent pas pourquoi les enfants n'ont pas été déposé au Småland (c'est l'espace de jeu pour les enfants dans le magasin dont je vous parle), et imaginent toutes les œuvres dans leur duplex.

Ils parlent d'ailleurs de remplacer leur vaisselle par les magnifiques assiettes artisanales de méditerranée parce qu'ils sont trop "oh mon dieu chéri t'as vuuuuu ce bleuuuuu ?! En plus il tiens à travers les âges" (probablement un signe de qualité et que c'est de la marchandise haut de gamme).

En tout cas, moi je ne veux pas d'un bronze de douze mètres cube dans les toilettes.

L'expert improvisé

Je vais en finir vite : il a lu Dan Brown et regarde arte quand il n'a pas sommeil, alors il devient le guide de sa femme (contre son gré) et devient particulièrement embarrassant quand il explique à une conservatrice que selon lui, il y a une erreur dans le dépliant, puisque ce cartouche évoque certainement un roi de Mésopotamie ayant vécu entre le VI et le IV siècle avant Jésus. Et là, Carole n'a rien d'autre à dire que "Bon Hugues, ça va là maintenant !".

Conclusion : allez au musée, c'est fascinant !

mardi, mars 2 2010

Ceci est un spam | Publicité : iPhone

Il y a toutes sortes de brevets sur l'iPhone !

Un brevet pour débloquer un appareil en réalisant des gestes sur une image de déblocage.

Un autre pour zoomer et retourner l'image sur un écran tactile.

Des brevets purement stupides, comme celui sur le système multi-tâches orienté objet.

L'iPhone a aussi un brevet sur l'utilisation de l'appareil photo intégré pour déterminer les meilleurs conditions d'économie d'énergie.

En fait, l'iPhone a un brevet pour à peu près tout... uniquement sur l'iPhone* !

Plus sérieusement. Ils se foutent de la gueule de qui ? Apple serre les fesses et s'inquiète pour les parts de marché de son téléphone ultra-verrouillé, dont les applications pour "à peu près tout" sont soigneusement sélectionnés par la firme, qui juge de l'intérêt de telle ou telle réalisation pour ses clients (un autre exemple sur numérama) et ne laisse pas l'utilisateur libre de choisir l'usage qu'il a de son téléphone (ni même la possibilité de changer lui-même la batterie, ce qui est pourtant interdit par la communauté européenne).

Alors quand on à peur, on fait des choses stupides, comme devenir agressif et tirer tout azimut sur tout ce qui bouge. Notamment htc (beaucoup plus facile à attaquer que Google, puisqu'en fait la majorité des brevets concernent des fonctionnalités disponibles dans le système d'exploitation Android de Google). Au passage, un brevet sur un système multi-tâche orienté objet, il fallait y penser. Demain, je brevette la notion de page web générée depuis une application orientée objet. Et Paf !

Bref, l'iPhone est bien fashion, mais bon, je n'ai plus aucun doute, l'appareil doit son succès à la firme qui limite ses capacités, comme si on faisait bosser son gosse sur ses devoirs tous les soirs comme un tyran pour l'obliger à arrêter sa scolarité à 16 ans.

Pour en savoir plus, et en anglais : Apple Sues HTC For Infringing On 20 iPhone Patents: The Complete Documents


samedi, février 27 2010

Les vacances qu'on veut pas

Il parait que je me plains souvent, alors ce soir j'y vais. Depuis vendredi soir dernier, je suis en vacances, enfin, dans le sens "j'ai pas cours". Mais je vais résumer les 7 derniers jours en quelques chiffres :

  • 8 heures de sncf (train, bus)
  • dont 1h40 de retard
  • PC en route : 8 à 14 heures par jour
  • logiciels les plus utilisés :
    • mozilla firefox : 97,8% du temps
    • eclipse : 84,2%
    • terminal : 77,6%
    • Ryhtm'box : 56,1%
  • 1 serveur migré
    • 3 serveurs virtuels configurés
    • 4,3Go de mails migrés
    • 7 sites internet migrés
    • 4 noms de domaines
  • j'ai avancé sur 2 TP
  • 0 jour sans travailler
  • 5 films et 3 épisodes inédits de séries
  • 7,4 heures de sommeil en moyenne
  • 3 apéro

Mais elles sont quand les vacances ?!?

Bon, elles seront ce week-end, parce que ça sera la grande soirée où on importe quelques dijonnais pour une fête endiablée ! Ouf !

lundi, février 15 2010

Chatroulette c'est so 2000+10

Vendredi, pendant qu'Adée squattait mon vrai PC pour jouer aux Sims (ça c'est pour justifier ce qui suit) je me suis rabattu sur mon portable. Ce dernier est équipé d'une webcam. Ceci entrainant cela, j'ai passé à peu près cinq heures sur chatroulette (pas besoin de lien, vous trouverez tout seul).

Pour ceux qui vivent dans une grotte ou qui se contre-tamponnent des non-services qui fleurissent sur le web, chatroulette est un site internet (obviously NSFW), embarquant une petite application qui vous met automatiquement en lien (webcam+audio+chat texte) avec un(e) inconnu(e), parmi les nombreux autres connectés sur le service. On est connecté avec quelqu'un, et si cette personne ne nous plait pas, il suffit de cliquer sur "next" (ou d'appuyer sur F9) pour passer au suivant. Toute ressemblance avec un show-télé de dating bidon serait fortuite. Tout est anonyme : pas de pseudo, pas d'adresse e-mail, pas de moyen de se retrouver après la magie du bouton next.

J'avais franchement pas prévu de passer autant de temps la dessus, surtout si on tient compte du fait qu'il est particulièrement difficile de dégager un quelconque intérêt à ce service. Mais comme un vrai warrior (et comme je ne pouvais ni coder comme un fou-furieux, ni faire chauffer ma carte graphique), je me suis débrouillé pour dresser un panel des utilisateurs, un vendredi entre 19h et minuit (heure locale). On peut le résumer en ceci (chiffres basés sur rien) :

  • Mecs : 80%
    • Qui cherchent à voir des nichons : 30%
    • Qui sont entre potes et bourrés (et qui cherchent aussi à voir des nichons, entre autre) : 50%
    • Qui montrent leur bite et cherchent à en voir une aussi : 10%
    • Qui sont seuls et ne savent pas ce qu'ils foutent là, mais voudraient bien voir une bite ou des nichons : 9%
    • Qui testent, veulent vraiment essayer de communiquer : 1%
  • Filles : 19%
    • Qui veulent parler, mais finissent par voir tous les mecs comme des des choses en manque de nichons : 30%
    • Qui sont entre copines et veulent loler devant une bite : 30%
    • Qui sont là pour tester la résistance de leur souris ou de leur touche F9 : 35%
    • Qui sont là comme ça, pour voir (?) : 4.9999%
    • Qui veulent effectivement montrer leurs nichons : <0.0001%
  • Autres, cherchant à prouver l'existence des extra-terrestres et à justifier la nécessité des structures de soins psychiatriques : 1%

Note : 90% des images à base de bites sont des vidéos qui tournent en boucle, et je n'ai pas eu besoin d'analyser les vidéos pour m'en rendre compte hein. Bon, les présentations sont faites (et bon, je n'ai rien raconté de bien original ici).

Mais en fait, ce qui me fait surtout rire avec chatroulette, c'est que c'est à peu de chose prêt ce qu'on vivait il y a 10 ans avec les chats irc, quand on trainait sur caramail (lol) et voilà.fr (re-lol) et si l'élite passe par là, epiKnet. Pour savoir qui trainait la dessus, cf la liste si dessus. Ce genre de trucs so 2000 ont été complétement expulsés par les nombreux softs d'instant messenger (msn, yahoo, aim aussi) avec lesquels il devient délicat voire impossible de rencontrer de parfaits inconnus. C'est devenu franchement moins drôle. C'était tellement lolant de se moquer ouvertement des "bogoss_17m53" : pseudos à la syntaxe méga simple (une-connerie_AgeSexeVille). Après on passait sur netmeeting pour avoir la cam. Trop bien.

Il manque juste les #channels et les discussions à plus de 2 personnes pour retrouver cette ambiance d'alors.

J'ai quand même réussi à m'amuser un moment sur chatroulette. J'ai nexté très rapidement la plupart du temps, mais je me suis certainement fait nexter encore plus souvent, avant même d'avoir pu faire/dire quelquechose. J'ai quand même réussi à parler avec quelques personnes : un québecois qui s'était travesti pour pouvoir parler avec des filles, un nordiste, et une étudiante américaine qui parlait français : on a donc pu s'amuser à parler dans les 2 langues, ça m'a vraiment rappelé mes jeunes années dans les cybercafés et quand je monopolisais ma connexion cable "AOL par Numéricable" (re-re-lol) un bon paquet d'heures sur irc, avec les scripts et /me !1

Résumons : un site sans usage et donc multi-usage : un "truc" qui dépoussière ce qui à fait qu'internet est internet en rajeunissant le tout de 10 ans, avec une appli embarquée dans le navigateur + l'audio et la vidéo. De quoi buzzer et loler pendant un bon moment.

1 : C'est bon, t'es @voicé sur les commentaires, tu peux te lacher.

mardi, février 9 2010

Le concept école d'ingé

Je vois régulièrement mon pote Thomas qui est entré cette année à Centrale Lyon, et on discute souvent de nos écoles, nos cours, nos camarades, etc. Globalement on retiendra que c'est assez loin de l'image qu'on en avait.

J'ai commencé à rédiger ce billet au début du mois dernier, j'avais prévu d'expliquer en quoi je suis parfois déçu par la qualité de certains cours qui sont parfois superficiels, ou parfois rendus aussi intéressants qu'un prime de la ferme célébrité. Mais ces dernières semaines ont été bien trop remplies pour que je puisse conclure ce billet et cette semaine ressemblent à des vacances, mais avec des cours. En plus, j'ai un nouvel écran qui claque pour mon PC, des nouveaux rideaux et une nouvelle literie complète : donc je suis content !

Comme je suis content, et que j'ai appris que certaines personnes lisent malgré tout ce blog (dont certains dans la promo, alors c'est motivant, et ça redonne envie d'écrire) je vais plutôt parler de l'aspect sympathique de tout ça.

finalement, ça ressemble à un mélange entre ce qu'on voit partout en cours et ce qu'on voit au boulot (je dirais bien en open-space, d'après ce qu'on en raconte, mais je n'ai jamais pratiqué ce sport).

Déjà, on peut dire que c'est un milieu quasi-exclusivement masculin, déjà parce que les filles sont fortement minoritaires, et parce que l'état d'esprit est franchement masculin. On a droit aux jeux et blagues de mecs, les rajouts machistes (un peu tempérés, pas très affirmés, un peu nerdz finalement) et accessoirement la guerre du café et du qui-à-la-plus-grosse. Finalement, on est plus près du mec-style que du geek-style.

On tempère quand même un peu tout ça. Il y a un lieu ou ce beau petit monde s'agite régulièrement : la salle détente. C'est un concept simple : quelques mètres carrés dans lesquels on pourrait sortir une saison de caméra-café en une journée. L'autre jour, on s'est tous agité quand Paul (c'est son vrai nom) est arrivé avec son nouveau pc portable, chaque buzz, actualité informatique ou non est décortiquée et trollée par les grandes-gueules en chef. Les trolls sont d'ailleurs encore plus virulents quand ils concernent les sujets classiques (open source, google, langages de haut niveau, iP[a|o]d, etc), les profs ou encore des entreprises (pour les stages, notamment).

Ah, et il y a aussi les jokes piquées sur 4chan, xkcd et autres comics-blogs, ou encore les photos de jeux vidéos et la pub géante pour de la lingeries qui surveillent les parties de tarot quasi-permanentes. J'ajoute pour finir la bonne blague pour les super-scientifiques qu'on forme : prenez une bouteille d'eau 1,5L, laissez juste un fond, fermez là (on doit à peine pouvoir laisser sortir l'air) tordez là au milieu : ça fait monter la pression, chauffer le fond d'eau. En la débouchant, vous pouvez faire de jolis impacts sur le mur ou faire partir le bouchon jusqu'au fond du couloir.

Comme il est tard, je finis par les quelques détails : on subit pas mal de fois par jour les quelques mêmes titres (à croire qu'une personne est la seule à avoir le droit de décider de la musique diffusée) et beaucoup de conneries sont filmées !

jeudi, décembre 17 2009

Oh, et j'aime ça !

Ce n'est pas tous les jours évident de savoir pourquoi je me lève le matin, surtout ces derniers jours. Le problème n'est pas directement lié au paramètre fainéantise, mais plutôt à celui qu'on appelle "intérêt". Pourtant, j'aime l'informatique. Faisons un petit récapitulatif et un état des lieux.

Loin des lieux communs, je ne dirais pas que je suis tombé dans la marmite informatique quand j'étais petit, mais plutôt que j'ai été implémenté nativement avec une entrée et une sortie standard. Très jeune, mes parents m'ont installé un wiki tout frais qu'ils ont pris le temps de remplir, de maintenir et de mettre à jour. Ensuite sont arrivés mes enseignants, c'est principalement au CE2 que tout s'est révélé : mon enseignant de l'époque a réussi a activer le module "curiosité insatiable" et a lancé un service qui m'a forcé a garder mes transistors gris en ébullition. Scolairement, c'est arrivé comme ça.

Mon système souffrait par contre d'un gros problème en terme de connexion : la communication avec les autres membres du réseau était particulièrement difficile ; question de protocole ou de compatibilité peut-être.

Papa aimait l'informatique. Ce n'était pas son métier, à l'origine, mais l'outil a fini par prendre une place centrale. Merci à tous, j'arrivais (et j'y parviens toujours hein) à communiquer avec mes parents, et reproduire tout ce que papa faisait sur le mac était l'un de mes passe-temps favoris. J'ai d'ailleurs acquis mes premières notions de social engineering en m'exerçant sur maman et mon frère : les droits d'administration sont tellement pratiques pour bidouiller un PC !

Même si je pouvais encore passer beaucoup de temps à ne rien faire dans le village avec mes petits camarades, quand ils ont déménagés et que je suis arrivé au collège, je suis devenu un véritable solitaire en mal de reconnaissance qui passait son temps à nourrir sa base de données grâce aux contributions gratuites qu'on trouvait un peu partout sur le net (les bonnes et les mauvaises). J'ai appris des langages comme HTML, PHP et les dérivés en cinquième. Quelle occupation exceptionnelle !

Au lycée, j'ai réussi a découvrir autre chose, je me suis même fait des amis, pas que des gens biens, mais des gens qui ont rendu mon sens critique à la limite du supportable : imitation était toujours la seule chose que je savais faire dans ce domaine.

Je suis arrivé en DUT où l'informatique est devenu un travail en plus d'une passion. C'est là bas que j'ai réalisé pour la première fois que l'informatique attirait plus pour sa générosité en matière d'emplois et de salaire plus que par passion : première grosse déception.

J'ai eu le vague espoir que mon atterrissage en école d'ingénieurs changerait la donne, que la motivation serait un critère fondamental dans notre succès dans le domaine. Pas mieux : l'informatique c'est un support pour passer à autre chose, si l'INSA me donne les moyens d'aller plus loin dans mes compétences informatique, la promo me scotche à mes acquis, en contraignant la machine à se limiter au bachotage et à l'application du Just-in-time dans les travaux pratiques. Le 12 suffira largement pour valider la matière.

Autant dire que la motivation en prend un coup, d'autant plus que je suis installé loin du campus et que la communication en dehors des heures de cours reste globalement très limitée. Je suis donc dans Lyon, avec Adée comme seule personne dépassant le stade de connaissance (bon, il y a aussi de la famille à Lyon, mais on a notre vie, ils ont la leur, etc).

En DUT, je pouvais continuer a aimer l'informatique en apprenant par moi même, aujourd'hui, le temps manque. Alors toutes ces matières informatiques deviennent comme des médicaments qu'il faut avaler sans broncher pour guérir plus vite. Pourtant, tout ça prend de plus en plus de place dans ma vie quotidienne : je passe un temps fou à faire de l'informatique, je parle informatique, mes réflexions sont essentiellement basées sur des heuristiques mal travaillées et je m'intéresse plus à la mise à jour d'un kernel qu'à la direction que prend tout ce beau monde qui m'entoure.

J'adore toujours l'informatique : mes capacités de raisonnement et mon niveau d'efficacité dans ce domaine évoluent sans cesse, en grande partie grâce à mes cours qui m'obligent à être plus rigoureux et à chercher plus loin : j'apprends donc en remplaçant ma distribution user-friendly pour une archlinux qui demande d'aller mettre les mains dans le moteur. Il me manque peut-être un vrai chalenge motivant, l'école d'ingénieurs n'étant pas celui que j'attendais...

samedi, novembre 14 2009

Je n'devais pas les louper Semaine 3

Je poste tellement pas souvent qu'on va croire qu'il n'y a que ça sur le blog, mais bon, je vais essayer d'être fidèle au poste, même si je ne raconte rien d'autre entre temps !

À New York, un homme a été innocenté grâce à un alibi pour le moins surprenant : il a déclaré avoir mis à jour son statut facebook au moment où se serait produit l'agression pour laquelle il était accusé... D'après l'article de numérama, c'est en partie parce que l'IP vérifiée correspondait bien à l'IP de la connexion de chez son père que l'alibi a été retenu. Pas besoin de rentrer dans les détails, l'IP n'est pas fiable, la vérification de l'identité de l'utilisateur de ce compte facebook a ce moment est impossible à vérifier... Flippant quand même...

Sinon, cette semaine j'ai vu le film "Push", j'avais vu la bande annonce au ciné, ça m'avait pas franchement tenté, et pourtant, c'était loin d'être aussi mauvais que ce que la bande annonce promettait !

Accessoirement, depuis hier je me balade fièrement avec un bracelet Mozilla, obtenu à une conférence tenue à l'Insa dans le cadre du Mozilla Campus Reps. Tout étudiant qui voudrait évangéliser ses camarades à Firefox et aux technos de mozilla est invité à se faire connaître !

Enfin, on a des idées cadeau fun pour Noël, pour ça internet c'est vraiment cool. Adée parcours les sites de Tees, geek stuffs et autres objets originaux. Par contre, quand on cumule, puisqu'on a jamais deux fois la même source, les frais de port grimpent très vite... En attendant, pour moi Noël sera : Zelda Spirit Tracks, Modern Warfare 2 (si je parviens à résister à l'appel du p2p, zut !).

En parlant de P2P, le "directeur technologique" de Warner a donné un avis sur BitTorrent qui n'est probablement pas partagé par son employeur en soutenant que la technologie a été injustement diabolisée. De l'autre côté, les éditeurs de jeu sont aussi plutôt confiants, et n'ont pas trop peur du piratage de leurs produits. Décidément, j'ai trop lu numérama cette semaine...

jeudi, novembre 12 2009

Cède compte twitter ?

Tiens, aujourd'hui, je suis tombé sur ça :

http://www.deuxpourleprixdun.com/wordpress/?p=279

trouvé via twitter évidemment. Il y a deux choses qui m'interpellent ici :

Va-t-on bientôt entendre parler de vente/échange/offre de comptes twitter bien suivis pour favoriser l'entrée sur le système des petits nouveaux en mal d'être connus ? C'est un business qui pourrait rapporter pas mal. Imaginez plutôt : pour quelques heures par jour, vous remplissez le compte d'un autre et augmentez sa visibilité contre quelques euros. En fait, ça se fait déjà nettement en politique !

La deuxième, c'est : comment des gens réussissent à manipuler plusieurs comptes à la fois ? Je vois quelques amis qui twittent à longueur de journée, de puis leur PC, à la maison, au boulot, dans les transports avec leur trucPhone... et sur plusieurs comptes, pour ne pas mélanger les tweets "persos", des pros, ou ceux sur un sujet ou un autre. Comment font-ils (ou faites-vous) pour ne pas devenir bipolaire ?!

Ah, et j'en profite pour vous dire que Kriisiis, un blogueur du coin va bientôt lancer son "guide du débutant sur Twitter", avec un condensé de conseils (que je ne suis pas :/) pour bien commencer. On trouve d'ailleurs pas mal d'autres infos sur twitter et l'actu des réseaux sociaux sur son blog :) Comme ça le billet sert à quelque chose :)

vendredi, novembre 6 2009

Je n'devais pas les louper Semaine 2

Cette semaine, les je n'étais pas en vacances, j'ai donc probablement raté pas mal de choses. J'ai quand même retenu :

Mercredi, c'était la sortie DVD de X-men origins, Wolverine. Globalement, le film est décevant, peut-être aussi à cause du doublage. C'est marrant, à chaque fois que je suis allé voir X-men au cinéma, j'ai trouvé ça cool, et dès le premier visionnage en DVD, toutes les ficelles me sautaient aux yeux (et ça piquait). Là, comme j'ai loupé l'étape cinéma, j'ai juste vu les ficelles...

Sinon, je suis tombé sur un vieux rapport de bug relevé par le créateur de linux (linus Torvalds) sur la distribution utilisée par sa femme. La description vaut le coup d'oeil, surtout la fin ! (voir le rapport de bug) Une histoire de flash et de vidéos sur youtube...

Cette semaine, j'ai été bombardé de pubs pour DJ hero. C'est marrant, à l'étranger, il y en a plusieurs déclinaisions, en France, à la télé, je n'ai vu que celle des Daft Punk (cocorico) ! En tout cas, le jeu à l'air tentant, mais pas autant que des vrais platines (je disais ça aussi avant de devenir accro à Guitar Hero), et les images où les Daft Punk sont aux platines reprennent vraiment l'ambiance de Alive 2007 !

Lancement de Firefox 3.6 béta 1, du lourd pour les développeurs et quelques améliorations pour les utilisateurs. Si firefox semblait avoir pris un léger retard sur la concurrence, il semblerait que ça se rattrape vite !

Plus d'infos sur le blog de Tristan Nitot

Et à la semaine prochaine ! Moi j'vais en cours !

jeudi, novembre 5 2009

Interview par La Manu

La manu "fabrique le lien entre les étudiants et les entreprises", par le biais de plusieurs actions, dont la publication d'un magazine à destination des étudiants de la fac. Dans le cadre d'un article sur l'auto-entrepreneur, on trouve notamment une intervention de votre serviteur !

Lire l'article "300 000 auto-entrepreneurs et moi, et moi, et moi ?"

Lire la suite...

vendredi, octobre 30 2009

Je n'devais pas les louper Semaine 1

Je lance un nouveau truc sur ce blog qui atteint de records de non fréquentation depuis que google n'associe plus les anciens billets de mon blog à cette adresse (et zut !). Soit dit en passant, je me moque un peu de la visibilité de ce blog, celle de Martius web et ces super tutos sur le développement web m'intéresse beaucoup plus :)

En gros, je vais faire un petit bilan de ce que je retiens de la semaine, en sorties, découvertes, essais et autres bricoles. C'est plus en rapport avec mon actualité que celle de tout le monde (euh oui, je découvre souvent les choses bien en retard).

Twitter lance ses listes, tout le monde en parle, mais personne ne sait encore à quoi ça sert.

Le groupe Editors sort un nouvel album In the light and on this evening (ou In the light of this evening, ça dépend d'où vous l'achetez...). Sympathique, je ne l'ai écouté que deux fois rapidement, donc pas d'avis plus détaillé ! Une exception : l'interview que j'ai lue du leader du groupe incite plus à acheter une corde que leur album, mais l'écoute change la donne !

Chez nestlé, on innove : Prenez Chocapic, prenez les céréales Crunch, ça fait... Chocapic Pépites. Ce billet n'est pas sponsorisé, on m'a donné un échantillon en sortant de la grande surface, et bah, ça ne sert à rien, si ce n'est qu'acheter des chocapics et des Crunch en dans un même paquet. Cool non ?

La vidéo que je me repasse en boucle, c'est Cartman qui chante "Lady Gaga - Poker Face" sur Rock Band (pour la bande son), et la version avec les images (qui risque d'être rapidement retirée), et qui et encore meilleure !

J'ai découvert deux séries cette semaine : Braquo (qui se termine sur Canal +), très Canal, très Olivier Marchal, donc si vous aimez ses films, vous pouvez acheter le DVD qui sort bientôt les yeux fermés (les ouvrir pour regarder les épisodes). En second, il y a Flash Forward, nouvelle sensation aux États-Unis, p'tet même la nouvelle série de la rentrée : du budget, un scénario a tiroirs ; on croirait lost, d'autant plus que j'étais persuadé que le personnage principal était le même acteur que Richard dans lost, bon en fait non, dans Flash Forward c'est Joseph Fiennes, le frère de Ralph, et dans lost c'est Nestor Carbonell, mais on retrouve quand même certains acteurs de Lost dans la nouvelle série : Dominic Monaghan, Sonya Walger, et d'autres. Enfin bref, trop du suspense, trop de l'action, trop du rythme (enfin, pour les deux premiers épisodes, ça retombe pas mal dès le troisième).

La wii fait son retour dans le salon, surement l'occasion pour perdre 20 € dans wiifit plus (oui, j'ai déjà la première version).

Star Trek, version revue par J.J. Abrams est sorti, en plus, il est globalement bon.

J'édite un peu pour ajouter une info de dernière minute : notre avocat préféré Sylvain Champloix est passé sur FR3 Bourgogne pour parler de l'usage de l'outil informatique en entreprise par le salarié.

samedi, octobre 17 2009

Mon orientation professionnelle

Vendredi dernier, on a eu un cours animé par une assistante au recrutement, donc du monde réél. C'était peut-être la première fois que j'étais réellement confronté au discours d'un recruteur, ou à défaut, la première fois que ça me marquait autant.

L'objectif était de nous donner des pistes pour nous orienter et établir notre projet professionnel. Trois grands axes ont été dégagés :

  • Expert ou généraliste ?
  • En quoi suis-je le meilleur ?
  • Dans quel domaine me sentirais-je le plus à l'aise ?

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Merci d'avoir lu jusque là !